A propos de l’application des 82 préconisations de la CIIVISE, la première des mesures est de repérer le visage des 160 000 enfants chaque année :
https://clementine-autain.fr/audition-de-judith-godreche-et-edouard-durand-a-lassemblee-nationale/
Edouard Durand : « La violence est un déterminant principal de la santé, un déterminant principal dans les apprentissages et le développement, un déterminant principal dans le rapport à la loi, un déterminant principal de tout ce qui conduit le système social à intervenir. »
« Mais il y a la question des principes parce dans ce qui fait que le visage de la société se transforme devant la femme victimes de violences conjugales, l’enfant victime de violences sexuelles il y a aussi la question des principes, il y a la peur de faire la mesure de protection, la peur de ce que ça renvoie à soi-même, il y aussi le rapport que je dirais esthétique au principe que nous interprétons mal. La présomption d’innocence, elle n’a pas du tout pour fonction que les pédocriminels se promènent libres dans la rue. Jamais ! C’est une distorsion. »
(…)
Maud Petit, secrétaire de la Délégation aux Droits des Enfants a conclu par un message d’espoir : « Je pense qu’un des sujets sur lesquels il faudrait que l’on travaille aussi c’est la protection du médecin qui va signaler les situations délicates parce qu’on en connaît malheureusement. Je pense que chacune, chacun d’entre nous en connaît, qui vont dire attention j’alerte sur telles situations et qui eux se font sanctionner. Et ça c’est inadmissible. Donc il faut travailler, je pense, à mieux les protéger. »
« Je suis tout à fait d’accord pour que bien évidemment on travaille ensemble car il y a des sujets qui méritent, qui nécessitent qu’on fasse fi de nos étiquettes politiques pour soutenir les enfants, les personnes qui en ont le plus besoin. il faut aller au-delà des étiquettes politiques pour soutenir les plus fragiles d’entre nous, je suis partisane d’un travail commun. »
Nous vous encourageons à faire signer cette pétition afin que soit introduite dans l’article 226-14 du code pénal :
• l’obligation pour tout médecin de signaler ses suspicions de violences physiques, psychologiques et sexuelles.
• la protection du signalant de bonne foi contre toute action en responsabilité disciplinaire, administrative, civile et pénale ainsi que de sa confidentialité.
De telles modifications permettraient, selon des études américaines et australiennes, de multiplier par 4 l’identification des enfants victimes :
N'hésitez pas à envoyer cette mise à jour à votre député. e pour les encourager à rejoindre celles et ceux qui ont échangé le 2 avril 2024 avec le Juge Edouard Durand, pour mieux protéger les enfants par ces modifications législatives, en protégeant les médecins qui effectuent des signalements.
Docteure Catherine Bonnet, psychiatre d’enfants et d’adolescents, chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur.
Docteur Jean-Louis Chabernaud, Pédiatre-réanimateur, ancien praticien hospitalier temps plein, AP-HP. Université Paris-Saclay. Bureau du CNP de pédiatrie, et Président de l’association Sparadrap.