Au Pdt de la Métropole de Rouen : rétablissez le service de ramassage des déchets verts !


Au Pdt de la Métropole de Rouen : rétablissez le service de ramassage des déchets verts !
Le problème
Les citoyens des 71 communes de la Métropole de Rouen Normandie exhortent la Métropole à rétablir un service de ramassage des déchets verts conforme aux besoins des habitants, en reprenant le calendrier de collecte de 2023, soient 38 semaines consécutives de ramassage de mi-mars à fin novembre inclus, au lieu de seulement 22 semaines réparties entre avril et fin octobre 2024 : ceci représente à l'heure actuelle une réduction de service de 42%.
Or, cette réduction du nombre de collectes compromet l'entretien des espaces verts, la gestion écologique des déchets, le respect des rythmes de la nature, la préservation de la biodiversité et la qualité de vie des habitants ; cette décision se révèle être en totale contradiction avec les engagements du PLUi en faveur de la végétalisation afin de pallier, entre autres, les effets du réchauffement climatique.
Cette restriction, que la Métropole justifie par la réduction des coûts dans le contexte de "crise inflationniste et de sobriété énergétique", nous apparaît arbitraire, incompréhensible, contre-productive et contraire au principe même de mutualisation des moyens que doit porter la Métropole.
L'article 5 du PLUi impose en effet aux résidents de maintenir une proportion importante de verdure sur leurs parcelles avec une composition paysagère soignée, comportant notamment un arbre par tranche de 100 m² et une surface perméable en pleine terre de 40%, voire jusqu'à 65 % dans certaines zones situées en UCO-1.
Les exigences de cette réglementation nous amènent à entretenir haies, arbres et pelouses, ce qui génère un volume de déchets verts considérable que nous ne pouvons pas traiter sur place. Un composteur domestique ne suffit pas à absorber des volumes importants de tontes, et il s'avère inadapté pour les déchets ligneux.
De plus, l'arrêt anticipé du service en pleine saison automnale, période clé de préparation des jardins pour l'hiver, nous met dans une position inconfortable et contraint les habitants à des travaux de taille en urgence, au mépris du rythme naturel de ladite végétation.
Nous redoutons que cette réduction des collectes ait d'autres conséquences néfastes. Bon nombre de riverains pourraient être tentés de réduire la végétation sur leur terrain, à privilégier des espèces à croissance lente disponibles pour notre région, ou même de se tourner vers des plantations persistantes en lieu et place de feuillus caducs. Ce serait une perte regrettable pour la biodiversité locale alors que les politiques publiques en matière environnementale sont orientées sur la préservation de celle-ci.
En outre, cette décision ne peut qu'entraîner un afflux massif de véhicules individuels vers les déchetteries, puisque les habitants n’auront d’autre choix que d’évacuer leurs déchets verts par leurs propres moyens. Une telle situation, avec des centaines voire des milliers de trajets en voiture, génèrerait davantage d’émissions polluantes en comparaison avec le ramassage collectif opéré par la Métropole. Quelle contradiction avec l’instauration des Zones à Faibles Emissions (ZFE) ! Ajoutons que l’accès aux déchetteries n’est pas dimensionné pour un tel afflux de véhicules.
Cette conséquence représente également une charge supplémentaire pour les citoyens âgés. Cette tâche physique est difficile, voire impossible pour eux sans assistance. Ce manque de service adapté risque d’isoler davantage nos aînés et de rendre leur quotidien encore plus pénible.
Au regard de l'ensemble de ces arguments, nous nous insurgeons contre la réduction des prestations de ramassage, essentielles au maintien des espaces verts privés qui contribuent à l’équilibre écologique dans une démarche de citoyenneté et de sérénité au bénéfice de la vie collective.
En conséquence, nous demandons instamment le rétablissement d’un calendrier de ramassage des déchets verts à la hauteur des besoins citoyens, soient 38 semaines de mars à fin novembre, et en cohérence avec les politiques environnementales prônées par les Pouvoirs publics tout autant que par la communauté scientifique qui nous alerte à ce sujet.
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Le problème
Les citoyens des 71 communes de la Métropole de Rouen Normandie exhortent la Métropole à rétablir un service de ramassage des déchets verts conforme aux besoins des habitants, en reprenant le calendrier de collecte de 2023, soient 38 semaines consécutives de ramassage de mi-mars à fin novembre inclus, au lieu de seulement 22 semaines réparties entre avril et fin octobre 2024 : ceci représente à l'heure actuelle une réduction de service de 42%.
Or, cette réduction du nombre de collectes compromet l'entretien des espaces verts, la gestion écologique des déchets, le respect des rythmes de la nature, la préservation de la biodiversité et la qualité de vie des habitants ; cette décision se révèle être en totale contradiction avec les engagements du PLUi en faveur de la végétalisation afin de pallier, entre autres, les effets du réchauffement climatique.
Cette restriction, que la Métropole justifie par la réduction des coûts dans le contexte de "crise inflationniste et de sobriété énergétique", nous apparaît arbitraire, incompréhensible, contre-productive et contraire au principe même de mutualisation des moyens que doit porter la Métropole.
L'article 5 du PLUi impose en effet aux résidents de maintenir une proportion importante de verdure sur leurs parcelles avec une composition paysagère soignée, comportant notamment un arbre par tranche de 100 m² et une surface perméable en pleine terre de 40%, voire jusqu'à 65 % dans certaines zones situées en UCO-1.
Les exigences de cette réglementation nous amènent à entretenir haies, arbres et pelouses, ce qui génère un volume de déchets verts considérable que nous ne pouvons pas traiter sur place. Un composteur domestique ne suffit pas à absorber des volumes importants de tontes, et il s'avère inadapté pour les déchets ligneux.
De plus, l'arrêt anticipé du service en pleine saison automnale, période clé de préparation des jardins pour l'hiver, nous met dans une position inconfortable et contraint les habitants à des travaux de taille en urgence, au mépris du rythme naturel de ladite végétation.
Nous redoutons que cette réduction des collectes ait d'autres conséquences néfastes. Bon nombre de riverains pourraient être tentés de réduire la végétation sur leur terrain, à privilégier des espèces à croissance lente disponibles pour notre région, ou même de se tourner vers des plantations persistantes en lieu et place de feuillus caducs. Ce serait une perte regrettable pour la biodiversité locale alors que les politiques publiques en matière environnementale sont orientées sur la préservation de celle-ci.
En outre, cette décision ne peut qu'entraîner un afflux massif de véhicules individuels vers les déchetteries, puisque les habitants n’auront d’autre choix que d’évacuer leurs déchets verts par leurs propres moyens. Une telle situation, avec des centaines voire des milliers de trajets en voiture, génèrerait davantage d’émissions polluantes en comparaison avec le ramassage collectif opéré par la Métropole. Quelle contradiction avec l’instauration des Zones à Faibles Emissions (ZFE) ! Ajoutons que l’accès aux déchetteries n’est pas dimensionné pour un tel afflux de véhicules.
Cette conséquence représente également une charge supplémentaire pour les citoyens âgés. Cette tâche physique est difficile, voire impossible pour eux sans assistance. Ce manque de service adapté risque d’isoler davantage nos aînés et de rendre leur quotidien encore plus pénible.
Au regard de l'ensemble de ces arguments, nous nous insurgeons contre la réduction des prestations de ramassage, essentielles au maintien des espaces verts privés qui contribuent à l’équilibre écologique dans une démarche de citoyenneté et de sérénité au bénéfice de la vie collective.
En conséquence, nous demandons instamment le rétablissement d’un calendrier de ramassage des déchets verts à la hauteur des besoins citoyens, soient 38 semaines de mars à fin novembre, et en cohérence avec les politiques environnementales prônées par les Pouvoirs publics tout autant que par la communauté scientifique qui nous alerte à ce sujet.
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Pétition lancée le 17 novembre 2024