Contre la destruction de la chapelle Saint-Joseph au Mans

Signataires récents:
Remy MAURE et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

La Gazette du Patrimoine a publié notre article racontant l'histoire de la chapelle et expliquant pourquoi il est urgent de la sauver.

Un nouvel article publié par Sites & Monuments retrace également l'histoire de la chapelle et s'étonne également de la volonté de détruire la chapelle pourtant en bon état.

Au Mans, les propriétaires de l'école Saint-Joseph ont décidé de détruire l'actuelle chapelle Saint-Joseph pour édifier « un nouveau lieu de culte ouvert sur le quartier et l’établissement ​qui sera reconstruit en lieu et place de la chapelle vouée à une démolition inéluctable »​​. Une communication pétrie d'éléments de langage qui a de quoi inquiéter. Au vu du projet imaginé par le cabinet DELAROUX, architecte manceau, il semble particulièrement flagrant qu'il s'agit d'une énième erreur gravissime tant en matière d'urbanisme et d'esthétique qu’en termes de dimension spirituelle. Un article du Ouest France permet de se faire une idée du triste sort réservé à la chapelle Saint-Joseph au Mans.

D'urbanisme d'abord, car l'aseptisation et l'uniformisation grandissantes des grands centres urbains nuit profondément à l'attractivité de quartiers entiers qui finissent tous inéluctablement par être délaissés au profit d'un hypercentre toujours plus gentrifié, là où se trouvent les « belles pierres » à forte plus-value immobilière que la majorité des citoyens aiment. En outre, la faible identification des lieux conduira nécessairement à une absence d'appropriation par les citoyens de leur lieu de vie puis sa désertification, renforçant la fracture sociale vécue par les habitants d'un quartier sans centre de gravité ni intérêt patrimonial.

Esthétique ensuite, car un tel projet soulève de fortes interrogations en matière de respect de l'identité propre du quartier au sein duquel se côtoient d'anciennes maisons bourgeoises, des hôtels particuliers du XVIIIème siècle, l'hôtel Concordia et le square Léon Bollée, traduisant des styles s'harmonisant largement dans un bel ensemble immobilier. Le projet présenté par le cabinet DELAROUX, loin de l'objectif de moderniser l'ensemble, le dénature en profondeur car ne s'inscrivant pas en cohérence avec celui-ci, à plus forte raison que l'imagerie 3D nous présente un bâtiment vu et revu ne tirant pas son épingle du jeu de la création contemporaine. Une réfection de la chapelle, qui en a bien besoin car délaissée par le diocèse, marquerait le signe d'une volonté de faire coexister durablement dans la cité différentes époques dialoguant entre elles, plutôt que parcelliser et diviser toujours plus le patrimoine manceau.

Spirituelle enfin, car le projet ne permet pas de marquer pertinemment le rayonnement de la présence catholique au sein du quartier de la gare que la chapelle Saint-Joseph, par son architecture néo-romane du XIXème siècle, opère depuis de si nombreuses années. La destruction de la chapelle, en plus de traduire une aversion pour le patrimoine commun des Manceaux, marquerait aussi une hostilité envers le besoin de l'Eglise d'habiter la société en se faisant reconnaître « au premier coup d'œil » par les citoyens dont la plupart conserve un sens aigu de l'iconographie chrétienne.

Ainsi, une pétition est lancée pour alerter le diocèse et faire connaître au plus grand nombre, particulièrement aux familles qui souhaiteraient scolariser leurs enfants à l'école Saint-Joseph, les projets de l'établissement. Il est demandé de suspendre a minima la destruction de la chapelle pour lui donner une nouvelle jeunesse méritée respectueuse du patrimoine commun des Manceaux tant historique que spirituel.

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Remy MAURE et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

La Gazette du Patrimoine a publié notre article racontant l'histoire de la chapelle et expliquant pourquoi il est urgent de la sauver.

Un nouvel article publié par Sites & Monuments retrace également l'histoire de la chapelle et s'étonne également de la volonté de détruire la chapelle pourtant en bon état.

Au Mans, les propriétaires de l'école Saint-Joseph ont décidé de détruire l'actuelle chapelle Saint-Joseph pour édifier « un nouveau lieu de culte ouvert sur le quartier et l’établissement ​qui sera reconstruit en lieu et place de la chapelle vouée à une démolition inéluctable »​​. Une communication pétrie d'éléments de langage qui a de quoi inquiéter. Au vu du projet imaginé par le cabinet DELAROUX, architecte manceau, il semble particulièrement flagrant qu'il s'agit d'une énième erreur gravissime tant en matière d'urbanisme et d'esthétique qu’en termes de dimension spirituelle. Un article du Ouest France permet de se faire une idée du triste sort réservé à la chapelle Saint-Joseph au Mans.

D'urbanisme d'abord, car l'aseptisation et l'uniformisation grandissantes des grands centres urbains nuit profondément à l'attractivité de quartiers entiers qui finissent tous inéluctablement par être délaissés au profit d'un hypercentre toujours plus gentrifié, là où se trouvent les « belles pierres » à forte plus-value immobilière que la majorité des citoyens aiment. En outre, la faible identification des lieux conduira nécessairement à une absence d'appropriation par les citoyens de leur lieu de vie puis sa désertification, renforçant la fracture sociale vécue par les habitants d'un quartier sans centre de gravité ni intérêt patrimonial.

Esthétique ensuite, car un tel projet soulève de fortes interrogations en matière de respect de l'identité propre du quartier au sein duquel se côtoient d'anciennes maisons bourgeoises, des hôtels particuliers du XVIIIème siècle, l'hôtel Concordia et le square Léon Bollée, traduisant des styles s'harmonisant largement dans un bel ensemble immobilier. Le projet présenté par le cabinet DELAROUX, loin de l'objectif de moderniser l'ensemble, le dénature en profondeur car ne s'inscrivant pas en cohérence avec celui-ci, à plus forte raison que l'imagerie 3D nous présente un bâtiment vu et revu ne tirant pas son épingle du jeu de la création contemporaine. Une réfection de la chapelle, qui en a bien besoin car délaissée par le diocèse, marquerait le signe d'une volonté de faire coexister durablement dans la cité différentes époques dialoguant entre elles, plutôt que parcelliser et diviser toujours plus le patrimoine manceau.

Spirituelle enfin, car le projet ne permet pas de marquer pertinemment le rayonnement de la présence catholique au sein du quartier de la gare que la chapelle Saint-Joseph, par son architecture néo-romane du XIXème siècle, opère depuis de si nombreuses années. La destruction de la chapelle, en plus de traduire une aversion pour le patrimoine commun des Manceaux, marquerait aussi une hostilité envers le besoin de l'Eglise d'habiter la société en se faisant reconnaître « au premier coup d'œil » par les citoyens dont la plupart conserve un sens aigu de l'iconographie chrétienne.

Ainsi, une pétition est lancée pour alerter le diocèse et faire connaître au plus grand nombre, particulièrement aux familles qui souhaiteraient scolariser leurs enfants à l'école Saint-Joseph, les projets de l'établissement. Il est demandé de suspendre a minima la destruction de la chapelle pour lui donner une nouvelle jeunesse méritée respectueuse du patrimoine commun des Manceaux tant historique que spirituel.

Les décisionnaires

Ecole-Collège Saint-Joseph du Mans
Ecole-Collège Saint-Joseph du Mans
Sœurs de la Providence de Ruillé sur Loir
Sœurs de la Providence de Ruillé sur Loir
Diocèse du Mans
Diocèse du Mans

Mises à jour sur la pétition