Petitioning MPOA and 30 others

Au gouvernement français: Interdire l'huile de palme et ses dérivés dans tout produit vendu en France

L'huile de palme industrielle n'a que des désavantages qui sont :
- Déforestation massive
- Extinction irréversible des espèces
- Gaz à effet de serre
- Cultures intensives (pesticides)
- Pollution
- Esclavagisme moderne
- Malbouffe (conditionnement alimentaire)
- Maladies cardio-vasculaire
- Mauvaise visibilité du consommateur (huile et graisses végétales)
- Publicité mensongère

 

L'association L'Huile de Palme : NON ! est la première association loi 1901 à voir le jour pour combattre l'huile de palme industrielle.
L'association L'Huile de Palme : NON ! est à suivre sur : 
- le blog http://lhuiledepalmenon.blogspot.fr
- la page Fb www.facebook.com/HuileDePalmeNon
- le groupe Fb www.facebook.com/groups/HuileDePalmeNON/
- Twitter @HuileDePalmeNon

Letter to
MPOA
Malaysian Palm Oil Council
INTERNATIONAL TRADE AND INDUSTRY MINISTRY
and 28 others
INTERNATIONAL TRADE AND INDUSTRY MINISTRY
FOREIGN AFFAIRS MINISTRY
FOREIGN AFFAIRS MINISTRY
Head MINISTRY OF NATURAL RESOURCES AND ENVIRONMENT
MINISTRY OF NATURAL RESOURCES AND ENVIRONMENT
MINISTRY OF NATURAL RESOURCES AND ENVIRONMENT
MINISTRY OF NATURAL RESOURCES AND ENVIRONMENT
MINISTRY OF NATURAL RESOURCES AND ENVIRONMENT
MINISTRY OF NATURAL RESOURCES AND ENVIRONMENT
MINISTRY OF NATURAL RESOURCES AND ENVIRONMENT
PRIME MINISTER DEPT
MALAYSIAN PLANTATIONS & COMMODITY MINISTRY
MALAYSIAN PLANTATIONS & COMMODITY MINISTRY
Head MALAYSIAN PLANTATIONS & COMMODITY MINISTRY
Ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius
Ministre de la Justice, Garde des Sceaux Christiane Taubira
Ministre de l’Ecologie, Développement durable et de l’Energie Philippe Martin
PRIME MINISTER DEPT
PRIME MINISTER DEPT
PRIME MINISTER DEPT
PRIME MINISTER DEPT
PRIME MINISTER DEPT
CEO Malaysian Palm Oil Council
Malaysian Palm Oil Council
MPOA
MPOB
MPOB
Malaysian Palm Oil Council
Mesdames, Messieurs les Ministres,

L’huile de palme est un des fléaux qui sévit actuellement au niveau mondial sous différentes formes : environnementale, sanitaire et humaine. Toutes trois sont liées et représentent les piliers de toute civilisation. Sans ces fondements, l’Homme ne peut se développer dans une société saine, où la nature est préservée, le bien-être sanitaire assuré et les valeurs humaines respectées.

La société Ferrero, qui commercialise la pâte à tartiner Nutella mais également des friandises chocolatées telles que Kinder, Ferrero rochers, etc., se targue de proposer un produit - la dite pâte à tartiner - avec de réelles qualités nutritionnelles composé en quasi-totalité d’ingrédients nobles : noisettes, cacao, lait, vanille. Les publicités télévisées et écrites promotionnant le Nutella citent ces ingrédients dans cet ordre, fait identique que l'on retrouve sur le site internet dédié. Cependant, lorsqu’on regarde de plus près, le sucre est le composant majeur suivi par l’huile végétale qui n’est autre que de l’huile de palme. Les proportions seraient de l’ordre de 55% de sucre suivi par 20% d’huile de palme, 12% de noisettes, 6,5% de cacao et 6,3% de lait, la vanille étant perdue au bas de la liste. Ce type de communication est trompeur et peut même être assimilé à de la publicité mensongère.

Mensongère pour deux raisons : par la présentation totalement erronée des ingrédients composant le Nutella et par ses qualités nutritionnelles. Un aliment constitué de plus de la moitié de sucre et d'un tiers de la moitié restant d’huile de palme (ainsi que des noisettes qui sont tout de même un corps gras) n’est absolument pas un modèle de nutrition ! De plus, Ferrero suggère d’en consommer tous les matins au petit-déjeuner, au goûter également, dès le plus jeune âge… Je n’ose imaginer les conséquences irréversibles sur l’organisme après une telle ingestion ! Ferrero se garde bien de présenter son produit de cette façon et met en avant les substances nobles dans un ordre qui peut laisser penser que les noisettes et le cacao sont les denrées principales. Le sucre est savamment renommé en betteraves comme si cela enlevait les côtés négatifs du sucre à haute dose. L’huile de palme est, quant à elle, présentée comme un composant commun. Ce dernier point ne peut être passé sous silence.

Consommée sur une longue période, l’huile de palme entraine des accumulations de matières grasses dans les vaisseaux sanguins, principalement dans les artères. Elle crée ainsi des caillots qui empêchent la libre circulation du sang et ces caillots peuvent causer un infarctus et autres accidents cardiovasculaires, etc. De plus, les recherches et analyses en laboratoire ont montré qu’au cours de sa cuisson, il y a une augmentation d’acides gras saturés à près de 45 % et 60 %. Cette augmentation intervient alors que l’huile même était déjà riche en ces substances. Selon certains spécialistes, cette grande richesse suffirait pour qu’elle ne porte pas le nom d’« huile », mais plutôt de « graisse ». Et, tout le monde connait à quel point les conséquences d’une large consommation de graisse peuvent être dangereuses. Aussi, l’huile de palme est en mesure d’entrainer une élévation du taux de LDL-cholestérol présent dans l’organisme. Et l’excès de cholestérol dans le sang entrainera des maladies semblables à celles citées dans le paragraphe précédent. De plus, un autre facteur qui aggrave tout ceci est que cette huile est souvent hydrogénée lorsqu’elle doit entrer dans la fabrication d’autres produits. Sous cet aspect, elle est alors encore plus nuisible. Compte-tenu de tout ce qui précède, il serait préférable d’éviter ou au moins de limiter la consommation d’huile de palme et de ses produits dérivés ou aliments. Vous pourrez à sa place consommer l’huile de tournesol ou l’huile d’olive qui est moins grasse et plus saine. (source : site Vitalité Plus, privilégiant les denrées et remèdes naturels...)

Ferrero, comme tous les industriels qui utilisent de l'huile de palme dans leurs préparations alimentaires, justifie le choix de cette huile par l'onctuosité qu'elle apporte, un rendu craquant, une meilleure tenue en cuisson. Les deux questions principales que je me pose sont comment les industriels incriminés procédaient avant l’avènement du tout huile de palme pour proposer des produits dignes de l'être et surtout comment font actuellement les sociétés qui proposent des biscuits, soupes, pâtes à tartiner, brioches, biscottes mais également shampooings, savons, lessives,etc. sans huile de palme ? Ce sont des génies ? Il faut le croire lorsque l'on écoute les discours pro huile de palme où ôter cet oléagineux semblent être de la science fiction ! La raison est toute simple à ce discours : la rentabilité. Le litre d'huile de palme est cinq fois moins chère que celui de l'olive, deux fois du tournesol et quatre fois de celui du beurre. En vendant leurs marchandises au même prix mais avec un coût de fabrication très bas, la marge de profit est plus que profitable !
Une obligation par la loi de remplacer l'huile de palme par un oléagineux venant de France ou du beurre provenant de notre territoire serait une des solutions viables pour la relance de l'économie nationale. Les denrées alimentaires sont pour la majorité fabriquées en France et cette obligation serait bénéfique pour notre économie, l'emploi, la santé et l'environnement.

En promotionnant l'huile de palme, Ferrero ne favorise en rien la sensibilisation des consommateurs aux conséquences catastrophiques qu'engendre la culture des palmiers à huile. Dire que l'huile est certifiée RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil) n'est pas une excuse pour proposer une telle marchandise. Les 3/4 des consommateurs ne savent pas ce qu'est la RSPO. Pour eux, le Nutella est une denrée contenant de l'huile de palme comme peuvent l'être les shampooings l'Oréal, les soupes Knorr, les biscuits Delacre, etc. De plus, l’huile utilisée par Ferrero n’est certifiée durable qu'à hauteur de 20% (source Ferrero).
Proposer un produit comme l'est le Nutella n'est qu'une incitation à une production toujours plus importante d'huile de palme, phénomène d'autant plus inquiétant que cette demande ne fait que croitre et pour répondre à une telle sollicitation, le nombre de terres cultivées se doit être exponentiel. Comment faire ensuite comprendre au consommateur lambda de consommer le moins possible d'huile de palme afin de préserver le peu de forêts qu'il reste. L’argument « miracle » de Ferrero est l'huile certifiée durable (qui je le rappelle n’est que de 20% à l’heure actuelle) et ses conditions de cultures. Point que j'aborde ci-après.

La RSPO est une institution très largement controversée par les associations écologiques par son manque de fermeté et de contrôle mais aussi par les acteurs qui la composent. Les grands noms de groupes agroalimentaires et pétrochimiques en font partie dont le but premier est de faire toujours plus de bénéfices. La santé de notre planète passe très largement au second plan ou même pour être plus précis, au dernier plan. Ne me dîtes pas que Mosanto, Cargill, Sinar Mas se soucient des animaux, des peuples vivant depuis toujours les forêts primaires ? Si elles le font, c'est à grand renfort de communication pour se redorer un blason très largement sali... actions que j'appellerais tout bonnement "greenwashing". 
Ces plantations sont traitées avec des pesticides nocifs (paraquat par exemple, pesticide neurotoxique fabriqué par Syngenta membre de la RSPO) pour l'environnement et qui seront acheminés via l'huile au consommateur final. Chose que Ferrero dément sur son site « www.Nutellaparlonsen.fr » où il est stipulé que les plantations de palmiers à huile ne nécessitent aucun recours aux pesticides chimiques du fait de leur très grande résistance aux parasites. Ce fait est dénué de toute vérité et largement vérifiable.
Les produits proposés à la vente ne mentionnent que très rarement si l'huile contenue est certifiée durable ou non et à quelle hauteur. Même certifiée, il y a trois niveaux de certification dont vous n'êtes pas censés ignorer. Et rien n’empêche un exploitant d’avoir des parcelles non certifiées au milieu de celles certifiées. Comment vérifier par la suite si toute l’huile proposée par cet exploitant est réellement 100% durable ? 
De plus, l'huile certifiée RSPO n'est pas un gage de totale confiance puisque en janvier 2013 la société Indofood, membre de la RSPO, a rasé un pan entier de forêt primaire pour faire place à la culture de palmiers à huile (source Centre for Orangutan Protection). Combien restera-t-il d'orangs-outans, gibbons, tigres, etc. à l'état sauvage et non derrière des barreaux de zoos ? Combien seront encore battus, massacrés car considérés comme nuisibles sur les plantations de palmiers à huile ? Combien encore de mères abattues sous les yeux de leurs bébés pour raser leur habitat pour faire place à de énièmes plantations ? Combien encore d'orphelins, de vies brisées pour satisfaire l'égoïsme des consommateurs ?
 Dernière précision, pour que l'huile de palme soit certifiée durable, il faut qu'elles proviennent de plantations faites sur des terres déjà exploitées. Ces millions d'hectares de terres étaient quoi pour vous avant ? Je vous laisse deviner... des forêts primaires voir secondaires qui ne le seront plus jamais après une exploitation sans limite des ressources de ces terres autrefois fertiles de vie.

Certains prétendent que ces cultures sont une source de revenus pour les habitants. Ce qu'il faut savoir c'est que les terres cultivées appartenaient à de petits paysans et qu'ils ont été chassés de leurs terres sans leurs consentements et sans contrepartie. Ils se retrouvent, ainsi que de milliers d'habitants, esclaves des temps modernes de ces compagnies d'exploitation. Depuis plus de vingt ans, la culture des palmiers à huile se fait à un rythme effréné et ce n’est pas pour cela que le niveau de vie de ces populations s’est significativement élevé. L’Indonésie et la Malaisie restent des pays pauvres et les seules personnes qui se sont enrichies de cette agriculture sont les directeurs des palmeraies et certaines personnalités des gouvernements respectifs, ces derniers étant largement corrompus. Si la culture du palmier à huile était LA solution miracle, le PIB par habitant (en Indonésie et Malaisie) ne devrait-il pas concurrencer celui des Emirats Arabes Unis ? ou au moins être égal à celui de la France ? Nous en sommes encore très loin et pour longtemps.
Après avoir ravagé les îles de Sumatra et de Bornéo (partie Malaisienne et celle Indonésienne Kalimantan), ces compagnies pour la plupart indonésienne et malaisienne mais également américaine, sont en train de reproduire le même schéma en Papouasie Nouvelle-Guinée, Libéria, Cameroun, Bassin du Congo et Côte d'Ivoire. Ferrero clame que son huile de palme provient d’exploitations situées en Malaisie et Papouasie-Nouvelle Guinée… Compte-tenu des faits précédemment cités, nous pouvons une nouvelle fois constater que le plan de communication et marketing de Ferrero est basé sur le mensonge, la vanité, l'arrogance, le mépris le plus total des consommateurs, des populations autochtones, de la faune, de la flore. Tout simplement de la vie.
Bornéo a perdu près de 80% de sa forêt primaire, des milliers d'espèces végétales et animales ont et sont détruites chaque jour les rendant pour la plupart en danger d'extinction voir danger critique d'extinction. Le plus charismatique de cet emblème est l'orang-outan. Ce dernier, à l'état sauvage, ne compte plus que 50 000 individus contre environ 200 000 en 1960. Ce chiffre s'est accéléré durant ces deux dernières décennies par la demande de plus en plus croissante d'huile de palme. On estime entre six et douze le nombre d’orangs-outans tués chaque jour - je dis bien chaque jour ! - dû à la production d’huile de palme. Cette même menace est plus qu’actuelle pour la Malaisie qui est au coude à coude avec l’Indonésie. La Papouasie-Nouvelle Guinée suit de peu...

Les industriels ont très bien compris l'avantage qu'ils ont à incorporer l'huile de palme (et ses dérivés) dans leurs marchandises. Cet avantage se nomme rentabilité et profit et il est le même que celui des industries palmières dont l'argent est le seul but au détriment des droits humains, de la faune, de la flore, de la santé. Du respect de la vie. Elle n'a pas de prix et ces espèces d'une rare beauté la laisseront avec leur forêt, leur habitat détruit à jamais...

Le constat est alarmant et le temps est compté. Au nom des générations futures, vous ne pouvez pas laisser sous silence et sans impunité l'huile de palme s'immiscer au cœur de notre quotidien et ainsi provoquer la chute des trois piliers de toute civilisation : santé, environnement et humanité.

Pour résumer, l'huile de palme industrielle n'a que des désavantages qui sont :
- Déforestation massive
- Extinction irréversible des espèces
- Gaz à effet de serre
- Cultures intensives (pesticides)
- Pollution
- Esclavagisme moderne
- Malbouffe (conditionnement alimentaire)
- Maladies cardio-vasculaire
- Mauvaise visibilité du consommateur (huile et graisses végétales)
- Publicité mensongère

Je vous demande de ce fait de vous situer face à vos responsabilités. Celles de revendiquer un monde meilleur en développant les moyens qui se doivent d'être. Il est donc bien plus qu'une urgence, mais une priorité, d'interdire l'huile de palme et ses dérivés dans tout produit commercialisé sur le territoire français. La France par une telle prise de position figurerait comme pionnière et fer de lance dans cette lutte primordiale.

Je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs les Ministres, en l’expression de mes sincères salutations.