

Il y a un mois, le Conseil d'État a annulé la protection du mobilier du Musée de l'Armée à Bruxelles, estimant que les collections ne font pas partie intégrante du bâtiment, ce qui donne raison au gouvernement fédéral. Le Comité Tervueren-Montgomery exprime sa déception face à la décision.
Les tensions autour du mobilier du Musée de l'Armée remontent à 2017, lorsque le musée a été intégré au War Heritage Institute (WHI), suscitant toutes nos inquiétudes (basées sur des preuves) quant à un pillage au profit d'autres régions. La protection de deux salles par le gouvernement bruxellois fut à l’époque une réponse à l’une de nos pétitions de 2017 que vous avez d’ailleurs signée.
Aujourd’hui, nous sommes plus de 36 000 signataires et cette protection a été annulée par le Conseil d'État qui n’a pas suivi l’avis de l’auditeur général, fait assez rare pour être souligné. Car cet arrêt est clairement politique. Il offre au WHI les coudées franches pour faire ce qu'elle souhaite avec le musée de l’Armée, comme ouvrir la voie à un partenariat public-privé pour une mainmise commerciale sur la grande salle Bordiau du musée et la Section Air.
Car en toile de fond, il y a le projet de transformer le Parc du Cinquantenaire (et ses musées) en principal lieu de célébration du bicentenaire ans de la Belgique d'ici 2030. Une mission confiée à l’ASBL Horizon 50-200. Tapie dans l’ombre, nous retrouvons une entreprise commerciale active dans le secteur des expositions avec des vues prédatrices sur les murs du musée. L’entreprise s’est déjà faufilée dans le conseil d’administration de cette asbl. Nous vous en reparlerons. Comptez sur nous pour nous mobiliser à nouveau afin de forcer une nouvelle procédure de classement.
Depuis le début de cette affaire, nos craintes étaient à chaque fois fondées…
Charles