Déclarons l'état d'urgence climatique en Polynésie Française

Le problème

Le changement climatique va fortement toucher notre territoire et a déjà commencé à menacer nos confrères du Pacifique. Face à cette menace la volonté politique est certes présente mais insuffisante. Nous ne sommes pas prêts à affronter cette crise, notre autonomie alimentaire et notre résilience face à celle-ci sont faibles, notre dépendance aux énergies fossiles est encore beaucoup trop importante. Nous avons quelques années pour enclencher une transition forte afin de nous préparer à la crise, l'atténuer à notre échelle et montrer l'exemple. En réponse à cela, les citoyen.ne.s demandent que soit déclaré à l’échelle du pays l’état d’urgence climatique.

Face à l'épidémie de COVID-19, notre gouvernement a déclenché un plan de gestion de la crise sanitaire. Il doit en faire autant vis-à-vis de la crise climatique. Seul le gouvernement a les moyens de le faire à l'ampleur et à la vitesse nécessaires.

Les engagements pris jusqu’ici sont peu contraignants: cela ne suffit pas. 

L’état d’urgence se traduira par une loi de pays impliquant de:

De reconnaître la menace qui pèse sur le territoire et informer la population, s’engager dans un effort de transition visant la neutralité carbone au plus vite, accélérer les stratégies d’adaptation à la crise climatique, stopper les projets qui aggravent le changement climatique et donner priorité aux entreprises qui luttent contre ce changement, élaborer un plan d’urgence se basant sur le rapport du GIEC, mettre en place un conseil citoyen d’urgence afin de veiller à l’élaboration et au suivi du plan d’urgence, appeler tous les gouvernements et peuples du mondes à déclarer aussi cet état d’urgence climatique.

Déclarer l'état d'urgence climatique permettrait de poser les bases et le point de départ de cette grande transition dont nous avons besoin. Notre gouvernement doit reconnaître l’existence de cette crise et diriger toutes les ressources dont dispose notre Pays pour lancer cette ère de transition afin de guider et protéger son peuple. Face à l'ampleur du travail à faire nous devons fédérer toutes les forces disponibles. N'ayons pas peur d'être ambitieux, les générations futures et le monde naturel dépendent de nos décisions d'aujourd'hui. 

Quelques points soulevés par le rapport du GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'évolution du Climat) de 2018 :

Ce rapport détaille les différences d’impacts entre un réchauffement de 1,5 °C et de 2 °C. Nous avons déjà augmenté d’1 degré depuis 1850. D'après les chiffres de 2018, pour rester en-dessous de +1,5°C, les émissions doivent être réduites de 50% d’ici 2030, et être nulles à partir de 2050. 

Les résultats de ce rapport nous prouvent qu’au-delà de 1,5 degrés de réchauffement global, les conséquences seront désastreuses tant au niveau de l’aggravation des catastrophes naturelles (inondations, canicules, cyclones), que du déclin de la biodiversité, l’appauvrissement des sols et la montée des eaux. 

  • Sur la biodiversité : à plus 2 degrés les barrières de corail seront détruites à plus de 99%, entraînant avec elles la disparition d'espèces marines.
  • Sur la pêche et l’agriculture: Baisse de rendement avec l’acidification des océans et l’érosion des sols 
  • Le niveau des eaux pourrait croître jusqu'à 1m10, à la fin du siècle si rien n’est fait, alors que si on respecte l'accord de Paris, l'augmentation du niveau des eaux serait contenue entre 30 et 60 cm. Selon le pire des scénarios, le niveau des eaux pourrait augmenter jusqu'à 5 m en 2300 


En 2015 la DIREN (Direction de l'Environnement)  annonce dans son rapport “État de l'environnement en Polynésie Française” : La Polynésie Française fait partie des territoires qui sont les plus susceptibles de pâtir des effets négatifs de l'évolution climatique : remontée du niveau de la mer, plus forte occurrence des tempêtes et cyclones tropicaux, réchauffement de la mer et blanchissement corallien. Nous sommes vulnérables aux phénomènes climatologiques extrêmes.

Ce rapport souligne aussi les conséquences déjà apparues dans le Pacifique :

  • L'archipel de Tuvalu dans le Pacifique sud, 4m d'altitude, 11.000 habitants, augmentation des inondations, érosion et salinisation des sols rendant impossible toute agriculture. Un millier d’insulaires ont déjà émigré vers Fidji, NZ ou la PF
  • Les îles Torres au Vanuatu souffrent des même problèmes bien qu'elles soient montagneuses. Ll'un des villages a été déplacé de plusieurs centaines de mètres afin d'échapper à la montée des eaux 
  • Les îles Kiribati, 110.000 habitants, 3m d'altitude: l'érosion ronge les côtes et le président de cette république a acheté des terres aux Fidji afin de commencer à reloger les habitants.
    84 des 118 îles de la Polynésie française ont une altitude qui ne dépasse pas 3 mètres

L'urgence est bien réelle, l'objectif de neutralité carbone et d'autonomie alimentaire exigent des aménagements conséquents. Il faut donc se mobiliser immédiatement, construire notre plan d'action et commencer le chantier sans plus tarder. 

Ainsi nous vous demandons solennellement, Mr le Président de la Polynésie Française que vous déclariez à votre tour, l’état d’urgence climatique, et preniez les mesures nécessaires pour garantir aux habitant.e.s de votre pays les meilleures conditions de vie possibles pour un futur qui se construit maintenant.

 

 

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Jason MANLanceur de pétition
Cette pétition avait 1 296 signataires

Le problème

Le changement climatique va fortement toucher notre territoire et a déjà commencé à menacer nos confrères du Pacifique. Face à cette menace la volonté politique est certes présente mais insuffisante. Nous ne sommes pas prêts à affronter cette crise, notre autonomie alimentaire et notre résilience face à celle-ci sont faibles, notre dépendance aux énergies fossiles est encore beaucoup trop importante. Nous avons quelques années pour enclencher une transition forte afin de nous préparer à la crise, l'atténuer à notre échelle et montrer l'exemple. En réponse à cela, les citoyen.ne.s demandent que soit déclaré à l’échelle du pays l’état d’urgence climatique.

Face à l'épidémie de COVID-19, notre gouvernement a déclenché un plan de gestion de la crise sanitaire. Il doit en faire autant vis-à-vis de la crise climatique. Seul le gouvernement a les moyens de le faire à l'ampleur et à la vitesse nécessaires.

Les engagements pris jusqu’ici sont peu contraignants: cela ne suffit pas. 

L’état d’urgence se traduira par une loi de pays impliquant de:

De reconnaître la menace qui pèse sur le territoire et informer la population, s’engager dans un effort de transition visant la neutralité carbone au plus vite, accélérer les stratégies d’adaptation à la crise climatique, stopper les projets qui aggravent le changement climatique et donner priorité aux entreprises qui luttent contre ce changement, élaborer un plan d’urgence se basant sur le rapport du GIEC, mettre en place un conseil citoyen d’urgence afin de veiller à l’élaboration et au suivi du plan d’urgence, appeler tous les gouvernements et peuples du mondes à déclarer aussi cet état d’urgence climatique.

Déclarer l'état d'urgence climatique permettrait de poser les bases et le point de départ de cette grande transition dont nous avons besoin. Notre gouvernement doit reconnaître l’existence de cette crise et diriger toutes les ressources dont dispose notre Pays pour lancer cette ère de transition afin de guider et protéger son peuple. Face à l'ampleur du travail à faire nous devons fédérer toutes les forces disponibles. N'ayons pas peur d'être ambitieux, les générations futures et le monde naturel dépendent de nos décisions d'aujourd'hui. 

Quelques points soulevés par le rapport du GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'évolution du Climat) de 2018 :

Ce rapport détaille les différences d’impacts entre un réchauffement de 1,5 °C et de 2 °C. Nous avons déjà augmenté d’1 degré depuis 1850. D'après les chiffres de 2018, pour rester en-dessous de +1,5°C, les émissions doivent être réduites de 50% d’ici 2030, et être nulles à partir de 2050. 

Les résultats de ce rapport nous prouvent qu’au-delà de 1,5 degrés de réchauffement global, les conséquences seront désastreuses tant au niveau de l’aggravation des catastrophes naturelles (inondations, canicules, cyclones), que du déclin de la biodiversité, l’appauvrissement des sols et la montée des eaux. 

  • Sur la biodiversité : à plus 2 degrés les barrières de corail seront détruites à plus de 99%, entraînant avec elles la disparition d'espèces marines.
  • Sur la pêche et l’agriculture: Baisse de rendement avec l’acidification des océans et l’érosion des sols 
  • Le niveau des eaux pourrait croître jusqu'à 1m10, à la fin du siècle si rien n’est fait, alors que si on respecte l'accord de Paris, l'augmentation du niveau des eaux serait contenue entre 30 et 60 cm. Selon le pire des scénarios, le niveau des eaux pourrait augmenter jusqu'à 5 m en 2300 


En 2015 la DIREN (Direction de l'Environnement)  annonce dans son rapport “État de l'environnement en Polynésie Française” : La Polynésie Française fait partie des territoires qui sont les plus susceptibles de pâtir des effets négatifs de l'évolution climatique : remontée du niveau de la mer, plus forte occurrence des tempêtes et cyclones tropicaux, réchauffement de la mer et blanchissement corallien. Nous sommes vulnérables aux phénomènes climatologiques extrêmes.

Ce rapport souligne aussi les conséquences déjà apparues dans le Pacifique :

  • L'archipel de Tuvalu dans le Pacifique sud, 4m d'altitude, 11.000 habitants, augmentation des inondations, érosion et salinisation des sols rendant impossible toute agriculture. Un millier d’insulaires ont déjà émigré vers Fidji, NZ ou la PF
  • Les îles Torres au Vanuatu souffrent des même problèmes bien qu'elles soient montagneuses. Ll'un des villages a été déplacé de plusieurs centaines de mètres afin d'échapper à la montée des eaux 
  • Les îles Kiribati, 110.000 habitants, 3m d'altitude: l'érosion ronge les côtes et le président de cette république a acheté des terres aux Fidji afin de commencer à reloger les habitants.
    84 des 118 îles de la Polynésie française ont une altitude qui ne dépasse pas 3 mètres

L'urgence est bien réelle, l'objectif de neutralité carbone et d'autonomie alimentaire exigent des aménagements conséquents. Il faut donc se mobiliser immédiatement, construire notre plan d'action et commencer le chantier sans plus tarder. 

Ainsi nous vous demandons solennellement, Mr le Président de la Polynésie Française que vous déclariez à votre tour, l’état d’urgence climatique, et preniez les mesures nécessaires pour garantir aux habitant.e.s de votre pays les meilleures conditions de vie possibles pour un futur qui se construit maintenant.

 

 

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Jason MANLanceur de pétition

Les décisionnaires

Assemblée de Polynésie Française
Assemblée de Polynésie Française
Mr Edouard FRITCH Président de la Polynésie française
Mr Edouard FRITCH Président de la Polynésie française
Mises à jour sur la pétition