Cessez l'atteinte à la liberté d'expression ! Arrêtez le procès des pesticides !

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Je m'appelle Alexander Schiebel. En 2017, j'ai écrit le livre et tourné le documentaire éponymes Le miracle de Malles, dans lesquels il est question de la commune de Malles dans le Sud-Tyrol. Cette commune voulait devenir la première commune sans pesticides en Europe. Les exploitations productrices de pommes et la province du Sud-Tyrol ont tout fait pour tenter de l'en empêcher, tandis que nous sommes poursuivis en justice, moi et d’autres personnes, par le gouvernement du Sud-Tyrol et les deux grandes sociétés productrices de pommes, pour avoir critiqué l'utilisation élevée de pesticides dans les monocultures de pommes de la Province.

Cependant, cette attaque contre la liberté d'expression n'est pas seulement dirigée contre moi, mais contre tous ceux et toutes celles qui critiquent les pesticides et les militant.e.s écologistes. Non seulement dans le Sud-Tyrol, mais partout en Europe. Pour la Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Dunja Mijatovic, les plaintes pour diffamation dans le Sud-Tyrol contre moi, mon éditeur allemand Jacob Radloff et Karl Bär de l'Institut environnemental de Munich sont un cas d’abus de justice. Dans un commentaire publié le 27 octobre 2020, elle cite les accusations portées par le conseiller de l'agriculture de la Province du Sud-Tyrol contre les critiques de la forte utilisation de pesticides dans la région comme étant un exemple de poursuites dites SLAPP (Strategic Lawsuits Against Public Participation).

Dans le Sud-Tyrol, les grandes entreprises du secteur de la pomme font un chiffre d'affaires annuel de 750 millions d'euros. Une pomme sur dix consommée en Allemagne et en Europe provient de la région. Les entreprises font des bénéfices tandis que nous en payons le prix : de nombreux pesticides utilisés sont cancérigènes, endommagent le patrimoine génétique ou le système nerveux et affectent notre équilibre hormonal. Les pesticides contribuent à l'extinction sans précédent des espèces, qui s’avère être également une menace majeure pour l'humanité dans le monde entier.

Mais la critique des pesticides est, à ce qu’il semblerait, un délit pénal dans le Sud-Tyrol. Je dois à présent comparaître devant un tribunal.

Le véritable objectif de la procédure judiciaire engagée contre moi est de m'intimider, de me faire perdre énormément de temps, de me soutirer chaque année une somme à cinq chiffres pour les frais de justice. Et pour finir, de me ruiner financièrement. Mes accusateurs, la province du Sud-Tyrol et les deux entreprises productrices de pommes, n’auront aucun problème à surmonter un procès qui durera des années. Quant à moi, tôt ou tard, je n'aurai ni la force ni les moyens financiers de le faire. Et si je devais ensuite, sans rechigner, accepter une condamnation, ce sont 1 600 producteurs de fruits, montés contre moi par les sociétés productrices de pommes, qui pourraient me poursuivre pour obtenir des dommages et intérêts. Le montant dû s’élèverait alors à des millions, ce qui finirait par me mettre sur la paille.

Si jamais les voix critiquant les problèmes environnementaux devaient maintenant se taire en période de crise climatique et d'extinction des espèces, parce que le prix à payer pour dire la vérité est trop élevé, nous serions alors effectivement perdus. Dans ce contexte, il n'est donc pas surprenant que plus de 100 ONG de 18 pays aient déclaré leur solidarité avec nous. Elles sont scandalisées par les attaques de l'industrie de la pomme du Sud-Tyrol contre leurs détracteurs. Des observateurs du Parlement européen et du Bundestag allemand ont également annoncé qu'ils suivront le procès de près.

Pour l'instant toutefois, les entreprises fruitières du Sud-Tyrol ne s'en soucient guère. Elles pérorent qu’il s'agit d'une conspiration de puissances étrangères. Avec des mensonges impudents, elles jettent de la poudre aux yeux de la presse internationale. En fait, le 14 septembre, la veille du début du procès à Bolzano, Arnold Schuler, le conseiller en agriculture de la Province, avait affirmé que le procès serait stoppé, qu'il était terminé, que les accusations seraient retirées — poursuivant comme si de rien n’était le procès des pesticides le jour suivant. Quinze jours plus tard, le même conseiller régional a finalement déclaré son « retrait du retrait » dans un récent communiqué de presse. Raisons : l'industrie productrice de pommes du Sud-Tyrol n'aime pas le ton que je prends dans les médias sociaux.


J'ai publié un documentaire. J'ai écrit un livre. Ce procès contre ma liberté d'expression doit être stoppé. Je ne me laisserai pas museler.
 
Merci de nous aider :
Nous exigeons du conseiller de la Province Schuler et des dirigeants des deux grandes coopératives fruitières, Thomas Oberhofer et Georg Kössler :

Mettez fin au procès sur les pesticides !
Arrêtez l'attaque contre la liberté d'opinion !

Nous appelons le gouvernement italien à prendre des mesures immédiates contre les poursuites SLAPP.

Alexander Schiebel
 
Tous les détails de la procédure se trouvent ici (en allemand) :
https://alexanderschiebel.com/prozess/