

Réouvrez le Parc de Saint Cloud dès aujourd'hui
Le problème
Après deux mois de fermeture du fait du confinement et alors que les forêts de Meudon et le bois de Boulogne alentours sont de nouveau accessibles, la décision du Centre des monuments nationaux de maintenir la fermeture du Domaine national de Saint-Cloud condamne au public 460 hectares d’espaces verts de manière abusive et inexplicable.
Il serait bon que l’administration du domaine nous explique en quoi la fermeture du Parc de Saint-Cloud est d’une quelconque utilité dans la lutte contre le coronavirus alors même que les écoles, les magasins et les lignes de métro fonctionnent de nouveau. Devons-nous expliquer à nos enfants qu’il est plus dangereux de se promener dans un parc que de fréquenter la cour bétonnée de leur école ? Après deux mois d’un confinement qui a éprouvé les Franciliens, en particulier ceux qui ne disposent pas de jardins ni de balcons, cette décision contraint les familles, les promeneurs et les sportifs à se regrouper dans les rues, sur les quais, voire à prendre leurs voitures pour se rendre dans les espaces verts voisins. Elle empêche les cyclistes qui souhaitent désencombrer les transports publics et le trafic automobile de rallier le pont de Sèvres au pont de Saint-Cloud en toute sécurité. La réouverture du parc, habituellement peu fréquenté ne mettrait nullement en péril les principes de distanciation sociale. Bien au contraire, elle les faciliterait.
À moins que les seuls droits que l’on reconnaisse désormais aux citoyens soient ceux de travailler et de consommer, cette décision prise de manière verticale sans se soucier de principes démocratiques élémentaires pose la question de la privatisation larvée d’un domaine dont la gestion semble depuis ces dernières années de moins en moins guidée par le souci de l’intérêt général. S’il est nécessaire que le domaine bénéficie de soutiens financiers de la part de mécènes pour assurer son entretien, il reste fondamental qu’il demeure accessible à tous. Or, cette accessibilité ne cesse d’être remise en question. De nombreux événements payants conduisent de plus en plus souvent à condamner l’accès de tout ou partie du parc. Depuis trois ans, le bas parc est fermé au public pendant tout le mois d’août pour l’organisation d’un festival payant alors qu’il ne l’était que quelques jours lors des premières éditions. Cette privatisation progressive est préjudiciable pour beaucoup. Désormais, la lutte contre la covid-19 fournit un nouveau prétexte pour en fermer son accès au public jusqu’à nouvel ordre alors même que la taille du domaine le prémunit contre les risques sanitaires invoqués. Nous ne sommes pas dupes de ces décisions qui privent le public d’un parc qui lui appartient.
Cette fermeture est en contradiction complète avec les principes élémentaires qui fondent notre démocratie, à savoir le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Les temps sont suffisamment difficiles pour épargner aux citoyens une nouvelle décision aussi arbitraire que paternaliste qui ne manquera pas de creuser davantage le fossé entre l'État et ses administrés. Nous méritons mieux que cette politique publique infantilisante qui néglige les impacts psycho-sociaux du confinement sur la santé de chacun. Aussi, nous demandons une réouverture du Parc de Saint-Cloud sans délai.
Le problème
Après deux mois de fermeture du fait du confinement et alors que les forêts de Meudon et le bois de Boulogne alentours sont de nouveau accessibles, la décision du Centre des monuments nationaux de maintenir la fermeture du Domaine national de Saint-Cloud condamne au public 460 hectares d’espaces verts de manière abusive et inexplicable.
Il serait bon que l’administration du domaine nous explique en quoi la fermeture du Parc de Saint-Cloud est d’une quelconque utilité dans la lutte contre le coronavirus alors même que les écoles, les magasins et les lignes de métro fonctionnent de nouveau. Devons-nous expliquer à nos enfants qu’il est plus dangereux de se promener dans un parc que de fréquenter la cour bétonnée de leur école ? Après deux mois d’un confinement qui a éprouvé les Franciliens, en particulier ceux qui ne disposent pas de jardins ni de balcons, cette décision contraint les familles, les promeneurs et les sportifs à se regrouper dans les rues, sur les quais, voire à prendre leurs voitures pour se rendre dans les espaces verts voisins. Elle empêche les cyclistes qui souhaitent désencombrer les transports publics et le trafic automobile de rallier le pont de Sèvres au pont de Saint-Cloud en toute sécurité. La réouverture du parc, habituellement peu fréquenté ne mettrait nullement en péril les principes de distanciation sociale. Bien au contraire, elle les faciliterait.
À moins que les seuls droits que l’on reconnaisse désormais aux citoyens soient ceux de travailler et de consommer, cette décision prise de manière verticale sans se soucier de principes démocratiques élémentaires pose la question de la privatisation larvée d’un domaine dont la gestion semble depuis ces dernières années de moins en moins guidée par le souci de l’intérêt général. S’il est nécessaire que le domaine bénéficie de soutiens financiers de la part de mécènes pour assurer son entretien, il reste fondamental qu’il demeure accessible à tous. Or, cette accessibilité ne cesse d’être remise en question. De nombreux événements payants conduisent de plus en plus souvent à condamner l’accès de tout ou partie du parc. Depuis trois ans, le bas parc est fermé au public pendant tout le mois d’août pour l’organisation d’un festival payant alors qu’il ne l’était que quelques jours lors des premières éditions. Cette privatisation progressive est préjudiciable pour beaucoup. Désormais, la lutte contre la covid-19 fournit un nouveau prétexte pour en fermer son accès au public jusqu’à nouvel ordre alors même que la taille du domaine le prémunit contre les risques sanitaires invoqués. Nous ne sommes pas dupes de ces décisions qui privent le public d’un parc qui lui appartient.
Cette fermeture est en contradiction complète avec les principes élémentaires qui fondent notre démocratie, à savoir le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Les temps sont suffisamment difficiles pour épargner aux citoyens une nouvelle décision aussi arbitraire que paternaliste qui ne manquera pas de creuser davantage le fossé entre l'État et ses administrés. Nous méritons mieux que cette politique publique infantilisante qui néglige les impacts psycho-sociaux du confinement sur la santé de chacun. Aussi, nous demandons une réouverture du Parc de Saint-Cloud sans délai.
Les décisionnaires
Message aux signataires
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Pétition lancée le 12 mai 2020