Petition updateLes mutilations commencent au bureau de vote.Les manifestants sont traités en ennemis
SOS men bashing
Feb 8, 2020

François Sureau, avocat et écrivain, est l’auteur de romans, d’essais, de recueil de poésie et de nouvelles. Il a publié dernièrement un texte bref, intitulé « Sans la liberté » dans la collection « Tracts Gallimard ». Nous pouvons y lire ce passage dans lequel il parle des violences policières :

" Si l'on ne fait pas son ordinaire de la lecture du Journal officiel, on n'a pas nécessairement l'occasion de mesurer l'effritement de l'édifice légal des libertés. Mais il suffit de sortir de chez soi. Il y a quelques semaines, deux cent personnes à peu près manifestaient, immobiles, place de la république à Paris, pour dire leur réprobation de l'action de la police dans la répression d'une soirée à Nantes, à l'issue de laquelle un jeune homme s'était noyé dans la Loire. Les forces de l'ordre représentaient trois fois leur nombre. Elles étaient surtout armées en guerre, le fusil d'assaut barrant la poitrine. Ce fusil était le HK G36 allemands qui équipe la Bundeswehr depuis 1997 et qui, largement exporté, a servi aux forces déployées au Kosovo, en Afghanistan et en Irak. Il tire des munitions de 5,56 mm selon trois modes de tir, rafale, rafale à deux coups ou coup par coup, avec une portée pratique de 500 mètres, une cadence de 750 coups par minute, une vitesse initiale de 920 mètres par seconde. Il s'agissait à l'évidence moins d'encadrer que d'intimider, d'exercer une pression de type militaire, comme on le ferait non sur les citoyens de son pays, d'un pays soumis au droit, mais sur les ennemis occupés d'un corps étranger dont on craindrait la révolte, l'embrasement soudain. "

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