Après les incendies en Gironde : une réflexion citoyenne pour l'avenir de notre territoire

69

Essayons d'atteindre les 100 signatures !
Les pétitions comptant plus de 1 000 signataires ont 5 fois plus de chances d'aboutir !

Le problème

Depuis mon enfance, j’ai parcouru les forêts de Gironde, du Porge au Grand-Crohot, un territoire auquel je suis profondément attaché.

Ce sont ces forêts que j’ai traversées pendant des années pour rejoindre les plages où j’allais avec ma famille et mes amis. Ces paysages font partie de mes souvenirs et, plus largement, de l’identité de toute une région.

Les incendies qui ont récemment frappé la Gironde ont profondément bouleversé ces paysages et détruit d’importantes surfaces de forêt.

Face à cette catastrophe, nous pouvons bien sûr reconstruire et replanter. Mais après un événement d’une telle ampleur, nous pouvons aussi prendre le temps de nous interroger collectivement sur ce que nous voulons reconstruire et transmettre aux générations futures.

C’est tout le sens de cette pétition : mettre une proposition concrète sur la table, mais aussi et surtout ouvrir une réflexion citoyenne beaucoup plus large sur l’avenir des territoires touchés et permettre aux habitants et aux citoyens girondins de prendre part aux choix qui seront faits.

Et si nous imaginions autrement une partie de ce territoire, entre forêt et eau ?

À l’image des paysages emblématiques que constituent les lacs de Lacanau ou de Carcans-Hourtin, pourquoi ne pas étudier la possibilité de faire émerger, sur une partie des zones touchées par les incendies, un grand espace naturel associant un étang, des zones humides, une forêt renouvelée et diversifiée et des espaces naturels protégés ?

Il ne s’agit évidemment pas de remplacer la forêt disparue par un immense plan d’eau, ni de prétendre reproduire artificiellement les grands lacs médocains.

L’idée est d’étudier sérieusement la possibilité d’une démarche de renaturation et de diversification des milieux, associant forêt, eau, zones humides et continuités écologiques, et de déterminer scientifiquement si un tel projet pourrait trouver sa place sur une partie de ce territoire.

Un espace naturel de cette nature pourrait favoriser la biodiversité, contribuer à restaurer ou développer des milieux humides, diversifier les paysages et participer à une réflexion plus large sur l’adaptation de notre territoire au changement climatique et aux grands incendies.

Il pourrait également devenir un lieu de promenade, de découverte et de sensibilisation à l’environnement, accessible aux habitants comme aux visiteurs, dans le respect de la préservation des milieux naturels.

Une catastrophe qui doit aussi nous conduire à nous interroger.

Après de tels incendies, notre responsabilité ne consiste peut-être pas seulement à reconstruire ce qui existait auparavant.

Certains affirment déjà que « la nature du massif ne changera pas ».

Peut-être, mais avant de l’affirmer, ne serait-il pas nécessaire d’étudier les différentes possibilités et de nous demander collectivement quel territoire nous voulons pour les prochaines décennies ?

Reboisement, diversification des essences et des milieux, gestion de l’eau, zones humides, prévention des incendies, biodiversité, activités économiques, agriculture, usages de la forêt, cadre de vie : aucune piste sérieuse ne devrait être écartée avant d’avoir été étudiée et débattue.

L’objectif n’est pas de prétendre avoir aujourd’hui toutes les réponses, il est précisément de poser les questions avant que les réponses ne soient arrêtées.

L’avenir de ce territoire nous concerne tous !

Les propriétaires forestiers, les sinistrés et les habitants des communes directement touchées sont évidemment en première ligne. Leur expérience, leurs droits et leur connaissance du territoire doivent pleinement être pris en compte.

Mais l’avenir de ces territoires ne concerne pas qu’eux.

Nos forêts, nos paysages, la gestion de l’eau, la biodiversité, la prévention des incendies et notre capacité collective à adapter la Gironde aux bouleversements climatiques constituent également un patrimoine commun et un enjeu collectif pour l’ensemble des Girondins.

Les décisions qui seront prises aujourd’hui façonneront une partie de notre département pour plusieurs générations.

Il ne s’agit donc pas de décider à la place des propriétaires, des élus, des scientifiques ou des professionnels de la forêt, mais de faire en sorte que les citoyens puissent eux aussi participer aux réflexions et faire entendre leur voix.

Les réflexions sur l’avenir du territoire ont déjà commencé

Le 5 août, la préfète a installé un comité de pilotage consacré à la reconstruction des territoires touchés, réunissant notamment les maires des 23 communes concernées, le Département, la Région, différents partenaires et les services de l’État.

Des sujets aussi importants que la gestion des eaux du bassin versant ou l’avenir du massif commencent donc déjà à être abordés.

Pourtant, à ce jour aucune consultation citoyenne réellement représentative à l’échelle du territoire n’a été organisée.

Cela ne remet évidemment pas en cause la légitimité des institutions ou des acteurs déjà mobilisés, cependant cela pose une question simple :

Quelle place sera donnée aux habitants et aux citoyens girondins dans les réflexions et les décisions qui vont façonner l’avenir du département ?

C’est précisément pour cela qu’il sembleb essentiel que nous nous emparions dès maintenant collectivement du sujet.

Faire émerger une véritable force citoyenne

Cette pétition avait initialement pour objectif de mettre sur la table une proposition autour de la forêt, de l’eau et de la diversification des milieux.

Mais son ambition est désormais plus large :
elle souhaite aussi contribuer à faire émerger une véritable dynamique citoyenne, capable de rassembler des habitants des territoires concernés, des citoyens girondins, des associations et des personnes disposant d’expériences et de compétences diverses.

Si nous sommes suffisamment nombreux, cette mobilisation pourrait permettre de constituer un collectif citoyen représentatif, indépendant et constructif, capable de suivre les réflexions engagées, de formuler des propositions et de demander à prendre part aux instances de concertation consacrées à l’avenir des territoires touchés.

Il ne s’agit ni de créer une opposition de principe, ni de se substituer à ceux qui travaillent déjà sur ces sujets.

Il s’agit au contraire d’ajouter autour de la table une voix qui doit elle aussi pouvoir être entendue : celle des citoyens.

Ce que nous demandons

À travers cette pétition, nous demandons donc :

  • que différents scénarios d’avenir pour les territoires touchés soient réellement étudiés, sans décider par avance qu’il faudrait nécessairement reconstruire à l’identique ;
  • que soit étudiée la faisabilité environnementale, hydrologique, foncière et économique d’un nouvel espace naturel associant, sur une partie des zones concernées, forêt diversifiée, eau, zones humides et espaces protégés ;
  • qu’une véritable concertation citoyenne à l’échelle du territoire soit organisée autour de sa reconstruction et de son adaptation ;
  • que les habitants des communes concernées mais aussi, plus largement, les citoyens girondins puissent être représentés dans les réflexions qui détermineront son avenir ;
  • que puisse émerger un collectif citoyen indépendant et représentatif, capable de suivre ces travaux, de contribuer aux débats et de porter des propositions auprès des collectivités et des organismes compétents.

Imaginons ensemble ce que nous voulons transmettre aux futures générations

Les paysages du Porge, de Saumos, du Temple et plus largement des territoires frappés par les incendies ont été profondément meurtris.

Nous pouvons reconstruire, oui mais nous devons aussi profiter de cette épreuve pour nous demander collectivement comment diversifier nos paysages, renforcer leur résilience et préparer le territoire aux bouleversements des prochaines décennies.

Parce que l’avenir de ces espaces ne se joue pas seulement aujourd’hui. Les choix que nous ferons engageront plusieurs générations.

Alors, avant que ces choix ne soient définitivement arrêtés, faisons entendre une voix citoyenne.

Signez et partagez cette pétition pour que toutes les possibilités puissent être étudiées et pour que les citoyens prennent pleinement part à la réflexion sur l’avenir de leur territoire.

avatar of the starter
Sylvain DELORDLanceur de pétition

Les décisionnaires

Alain ROUSSET
Alain ROUSSET
président de la région Nouvelle Aquitaine
Sophie Brocas
Sophie Brocas
Préfète de la Gironde

Voix de signataires

Message aux signataires