

Non le cessez-le-feu n’est pas respecté, le génocide continue sous de nouvelles formes : la famine, le déplacement forcé des gazaouis vers des zones sous contrôle militaire, l’interdiction de 37 organisations humanitaires et l’annexion progressive et meurtrière de la Cisjordanie.
Ainsi, dans le sud de la bande de Gaza, un accord israélo-américain vise à construire une « ville verte » à Rafah, une zone sécurisée par l’armée israélienne, présentée comme une solution pour loger la population de Gaza déjà déplacée de force depuis plus de deux ans et vivant toujours sous des tentes dans le froid et sous la pluie. Alors que l’armée israélienne s’était engagée à quitter progressivement la bande de GAZA, elle renforce sa présence.
En Cisjordanie, Israël construit un mur de séparation dans la vallée du Jourdain avec la Jordanie et lance un appel d’offres pour la construction d'une colonie comportant 3 401 logements dans la zone E1, à l'est de Jérusalem, compromettant gravement la viabilité d’une solution politique, en coupant la Cisjordanie en deux. Ce qui renforce le régime d'aparteid dénoncé le 7 janvier par le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme.
Alors que la famine sévit, que les besoins médicaux sont immenses, trente-sept ONG internationales sont menacées d’interdiction d’opérer dans toute la Palestine. Israël exige qu’elles fournissent les noms de tous leurs employés palestiniens.
Les trente-sept ONG menacées, dont Médecins sans frontières (MSF), refusent jusqu’ici de se soumettre à ce diktat. Si elles maintiennent leur refus, le 1er mars elles seront interdites.
Et c’est au moment où toute la population de Gaza dépend de cette aide que les Israéliens sortent la carte du chantage : les noms, ou la porte!
L’expulsion programmée des trente-sept ONG vise aussi à supprimer les témoins du massacre.
En France la proposition de loi 575 déposée par Madame Yadan et signée par d’autres députés, sous couvert d’une lutte légitime contre l’antisémitisme, vise à élargir le délit d’apologie du terrorisme et veut établir aussi un nouveau délit spécifique sur la négation d’un Etat. La criminalisation orchestrée par les autorités françaises d’individus et d’organisations qui expriment une quelconque critique envers l’État d’Israël ou leur soutien au peuple palestinien se poursuit insidieusement.
Pour toutes ces raisons nous exprimons haut et fort notre soutien au peuple palestinien et appelons à une action internationale coordonnée auprès de nos gouvernements pour exiger des sanctions contre l’état d’Israël conduisant à une paix juste et durable.