Appel de la Seine-Saint-Denis pour la médiation en santé

Le problème

La médiation en santé… Allons-y ! 1000 postes par an dès 2023
En janvier 2016, la loi de modernisation du système de santé a reconnu officiellement la médiation en santé comme un élément nécessaire pour permettre aux personnes fragilisées par des vulnérabilités de « naviguer » dans la complexité de notre système de santé et d’être mieux pris en soins. Fin 2017, la HAS produisait un référentiel qui a posé les bases de ce nouveau métier. Depuis et malgré une prise de conscience réelle des autorités de santé et notamment de certaines ARS de l’importance du sujet, force est de constater que peu de postes pérennes ont été créés, en particulier au sein des structures de santé. Pourtant, les expériences accumulées et la crise sanitaire récente nous a cruellement montré combien nous en avions besoin y compris au-delà de ce contexte épidémique.
La médiation en santé est en effet un nouveau métier de santé qui s’inscrit dans les réductions des inégalités sociales de santé. Dans une vision holistique de la santé elle consiste à créer des interfaces et un trait d’union entre les différents acteurs du système de santé et les personnes en difficulté dans leurs parcours de soins et de prévention. Cet accompagnement qui prend en compte leur environnement de vie, leur littératie en santé et leur santé mentale s’organise dans une logique de « faire avec » avec pour objectif d’autonomiser ces personnes lorsque c’est possible. Elle intègre également la possibilité d’aller vers et d’accompagner vers. La médiation en santé favorise ainsi l’empowerment (augmentation de la capacité d’agir), et s’inscrit donc pleinement dans la démocratie en santé.
Elle a vocation à investir tous les champs de la santé, partout où des personnes vulnérables, quelle que soit la nature des obstacles générés par ces vulnérabilités, buttent sur ces obstacles. Elle a ainsi sa place de la gériatrie à la pédiatrie, de la diabétologie à la cancérologie, de la médecine générale à l’infectiologie, de la promotion de la santé aux soins hyperspécialisés.
Le constat quotidien de parcours de santé interrompus ou ralentis avec des conséquences directes sur les personnes concernées et la collectivité, nous incite à nous mobiliser tous pour demander à nos autorités de santé et donc à notre ministre d’accélérer le mouvement. L’économie des surcoûts générés par les retards de prise en soins permise par la médiation en santé est une source possible de son financement. Il est ainsi urgent de créer des postes pérennes dans notre système de santé bien au-delà de ce qui existe dans les associations qui ont été pionnières en la matière et ont compris avant tout le monde tout le bénéfice qu’on pouvait en tirer. Que cet appel « universel » émane d’un congrès dédié au VIH et à la santé sexuelle n’est pas anachronique … Historiquement la médiation en santé est née de la mise en place des adultes relais dans les années noires du VIH/sida. Elle représentait parfois la seule arme qu’on pouvait offrir aux patients. Cet appel n’en est que le prolongement …
Notre ministre de la santé, François Braun, semble convaincu de l’intérêt de la médiation en santé si l’on en croit son discours début octobre au Mans à l’occasion de l’ouverture du volet santé du Conseil National de la Refondation. Il faut juste maintenant passer à l’acte … et pas seulement dans les déserts médicaux. 1000 postes par an dès l’année prochaine est un objectif raisonnable (ça ne fait
qu’une cinquantaine de postes par ARS…) s’il y a une vraie volonté de lutter contre les inégalités de santé …
Soyez nombreux(ses) à nous rejoindre en signant cet appel …

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Hugues CORDELLanceur de pétition
Cette pétition avait 425 signataires

Le problème

La médiation en santé… Allons-y ! 1000 postes par an dès 2023
En janvier 2016, la loi de modernisation du système de santé a reconnu officiellement la médiation en santé comme un élément nécessaire pour permettre aux personnes fragilisées par des vulnérabilités de « naviguer » dans la complexité de notre système de santé et d’être mieux pris en soins. Fin 2017, la HAS produisait un référentiel qui a posé les bases de ce nouveau métier. Depuis et malgré une prise de conscience réelle des autorités de santé et notamment de certaines ARS de l’importance du sujet, force est de constater que peu de postes pérennes ont été créés, en particulier au sein des structures de santé. Pourtant, les expériences accumulées et la crise sanitaire récente nous a cruellement montré combien nous en avions besoin y compris au-delà de ce contexte épidémique.
La médiation en santé est en effet un nouveau métier de santé qui s’inscrit dans les réductions des inégalités sociales de santé. Dans une vision holistique de la santé elle consiste à créer des interfaces et un trait d’union entre les différents acteurs du système de santé et les personnes en difficulté dans leurs parcours de soins et de prévention. Cet accompagnement qui prend en compte leur environnement de vie, leur littératie en santé et leur santé mentale s’organise dans une logique de « faire avec » avec pour objectif d’autonomiser ces personnes lorsque c’est possible. Elle intègre également la possibilité d’aller vers et d’accompagner vers. La médiation en santé favorise ainsi l’empowerment (augmentation de la capacité d’agir), et s’inscrit donc pleinement dans la démocratie en santé.
Elle a vocation à investir tous les champs de la santé, partout où des personnes vulnérables, quelle que soit la nature des obstacles générés par ces vulnérabilités, buttent sur ces obstacles. Elle a ainsi sa place de la gériatrie à la pédiatrie, de la diabétologie à la cancérologie, de la médecine générale à l’infectiologie, de la promotion de la santé aux soins hyperspécialisés.
Le constat quotidien de parcours de santé interrompus ou ralentis avec des conséquences directes sur les personnes concernées et la collectivité, nous incite à nous mobiliser tous pour demander à nos autorités de santé et donc à notre ministre d’accélérer le mouvement. L’économie des surcoûts générés par les retards de prise en soins permise par la médiation en santé est une source possible de son financement. Il est ainsi urgent de créer des postes pérennes dans notre système de santé bien au-delà de ce qui existe dans les associations qui ont été pionnières en la matière et ont compris avant tout le monde tout le bénéfice qu’on pouvait en tirer. Que cet appel « universel » émane d’un congrès dédié au VIH et à la santé sexuelle n’est pas anachronique … Historiquement la médiation en santé est née de la mise en place des adultes relais dans les années noires du VIH/sida. Elle représentait parfois la seule arme qu’on pouvait offrir aux patients. Cet appel n’en est que le prolongement …
Notre ministre de la santé, François Braun, semble convaincu de l’intérêt de la médiation en santé si l’on en croit son discours début octobre au Mans à l’occasion de l’ouverture du volet santé du Conseil National de la Refondation. Il faut juste maintenant passer à l’acte … et pas seulement dans les déserts médicaux. 1000 postes par an dès l’année prochaine est un objectif raisonnable (ça ne fait
qu’une cinquantaine de postes par ARS…) s’il y a une vraie volonté de lutter contre les inégalités de santé …
Soyez nombreux(ses) à nous rejoindre en signant cet appel …

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Hugues CORDELLanceur de pétition

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Pétition lancée le 31 octobre 2022