Appel aux chercheurs et enseignants concernant la formation des fonctionnaires publics
Appel aux chercheurs et enseignants concernant la formation des fonctionnaires publics
Le problème
Nous, chercheur·s·es, enseignant·e·s, ingénieur·e·s, technicien·ne·s et doctorant·e·s, en climat, biodiversité et ressources, nous réjouissons de l'annonce faite par le gouvernement de la volonté de former en ces disciplines l'ensemble de ses fonctionnaires.
Dans le contexte actuel, où chacun·e le constate, les changements s'accélèrent, c'est en effet une heureuse initiative doublée d'une belle ambition.
Nous partageons donc pleinement cette démarche, tant il serait essentiel que les fonctionnaires de l'Etat puissent bénéficier de façon différenciée selon la position et les fonctions qu'ils/elles occupent d'une formation dans ces domaines.
Cette initiative est donc une excellente réponse aux défis qui se profilent et qui nécessiteront, à tous les étages, des politiques d'adaptation et d'atténuation appropriées.
Néanmoins, étant par définition à la base de cette formation, nous attirons votre attention sur le fait que, pour atteindre ce bel objectif, un certain nombre de "prérequis" sont nécessaires :
- La toute première chose est que, cheville ouvrière d'une telle formation, nous souhaitons être impliqué·e·s dans son élaboration et sa mise en place.
- La seconde chose importante à nos yeux est le caractère de formation continue que doit revêtir ce projet. Compte-tenu des objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre, qui nous engagent déjà, il nous semble déterminant de comprendre que dans nos disciplines, les connaissances à mobiliser vont aussi évoluer sur du moyen et long terme. Ainsi, choisir des stratégies d'adaptation et d'atténuation à mettre en place nécessite une formation continue s'étalant sur toute la vie professionnelle.
Par ailleurs, nous insistons sur le fait qu'il s'agit bien d’une « formation », et non d’une « information ». Cela signifie que les cadres de la fonction publique - les premier·ère·s visé·e·s - doivent lors de cette formation acquérir des capacités identifiées, et spécifiques à leurs responsabilités : un·e sous-préfet·e n'a pas les mêmes actions à accomplir qu'un· directeur·rice d'hôpital, ou un·e recteur·rice d'Académie… Une véritable formation comprend par ailleurs un moyen de valider/évaluer les acquisitions, celles-ci devant permettre des changements dans l’exercice des responsabilités.
Un dernier élément essentiel est évidemment que la mise en chantier, de manière crédible, d'une telle formation ambitieuse et différenciée pour tou·te·s les fonctionnaires nécessite, pour être à la hauteur des défis auxquels nous sommes déjà et allons de manière bien plus prégnante être confronté·e·s, un engagement politique et financier fort, ce qui signifie des moyens pérennes, tant en matière de structures organisationnelle et matérielle qu'en matière de postes permanents de formateurs.
C'est dans un tel cadre que nous souhaitons bien volontiers nous associer à cet effort collectif pour permettre à tou·te·s les fonctionnaires de bénéficier d'une formation de qualité initiale et continue. Une telle formation permettra de mieux appréhender, maîtriser, et in fine de mieux orienter les décisions de l'Etat à tous les niveaux hiérarchiques.
Une telle ambition est motivante et, bien mise en place, sera certainement un atout face à la montée des périls.
Voici la liste des 30 premiers signataires :
Gilles Ramstein, Directeur de recherche au CEA, IPSL/LSCE
Valérie Masson-Delmotte, Directrice de recherche au CEA, IPSL/LSCE
Jean Jouzel, Académie des Sciences.
Marie-Alice Foujols, Ingénieure de recherche CNRS, IPSL.
Pierre Léna, Académie des Sciences.
Jean-Louis Dufresne, Directeur de recherche au CNRS, ISPL/LMD
Juliette Mignot, Directrice de recherche IRD, IPSL/LOCEAN
Olivier Aballain, Co-responsable du master-2 Climat & Médias, ESJ Lille
Claire Waelbrock, Directrice de recherche CNRS, IPSL/LOCEAN
Gilles Bergametti, Directeur de recherche CNRS, IPSL/LISA
Olivier Aumont, Directeur de recherche IRD, IPSL/LOCEAN
Olga Otero, Professeure à l’Université de Poitiers, Palevoprim
Jacques Verron, Directeur de recherche émérite à Grenoble
Nicolas Viovy, Directeur de recherche CEA, IPSL/LSCE
Doris Barboni, Directrice de recherche IRD, CEREGE
Francis Codron, Professeur Sorbonne Université
Elisabeth Michel, Chercheuse au CEA, IPSL/LSCE
Didier Swingedouw, Directeur de recherche CNRS, EPOC
Hélène Brogniez, Professeure à l’UVSQ
Yves Godderis, Directeur de recherche au CNRS, GET
Bruno Lansard, Maître de conférences à l’UVSQ.
Xavier Capet, Directeur de recherche au CNRS, IPSL/LOCEAN
Irène Lefèvre, Ingénieure de recherche IPSL/LSCE
Bruno BOMBLED Ingénieur de recherche CEA, IPSL/LSCE
Jean-Claude Dutay, Directeur de recherche CEA, IPSL/LSCE
Myriam Khodri, Directeur de recherche IRD, IPSL/LOCEAN
François Dulac, Directeur de recherche CEA, IPSL/LSCE
Fanny Lhardy, Maître de conférences ENS de Lyon
Eva Ferreira, Doctorante IPSL/LSCE
Corentin Gibert, Post-doctorant, Atlanta, Georgie, USA
Le problème
Nous, chercheur·s·es, enseignant·e·s, ingénieur·e·s, technicien·ne·s et doctorant·e·s, en climat, biodiversité et ressources, nous réjouissons de l'annonce faite par le gouvernement de la volonté de former en ces disciplines l'ensemble de ses fonctionnaires.
Dans le contexte actuel, où chacun·e le constate, les changements s'accélèrent, c'est en effet une heureuse initiative doublée d'une belle ambition.
Nous partageons donc pleinement cette démarche, tant il serait essentiel que les fonctionnaires de l'Etat puissent bénéficier de façon différenciée selon la position et les fonctions qu'ils/elles occupent d'une formation dans ces domaines.
Cette initiative est donc une excellente réponse aux défis qui se profilent et qui nécessiteront, à tous les étages, des politiques d'adaptation et d'atténuation appropriées.
Néanmoins, étant par définition à la base de cette formation, nous attirons votre attention sur le fait que, pour atteindre ce bel objectif, un certain nombre de "prérequis" sont nécessaires :
- La toute première chose est que, cheville ouvrière d'une telle formation, nous souhaitons être impliqué·e·s dans son élaboration et sa mise en place.
- La seconde chose importante à nos yeux est le caractère de formation continue que doit revêtir ce projet. Compte-tenu des objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre, qui nous engagent déjà, il nous semble déterminant de comprendre que dans nos disciplines, les connaissances à mobiliser vont aussi évoluer sur du moyen et long terme. Ainsi, choisir des stratégies d'adaptation et d'atténuation à mettre en place nécessite une formation continue s'étalant sur toute la vie professionnelle.
Par ailleurs, nous insistons sur le fait qu'il s'agit bien d’une « formation », et non d’une « information ». Cela signifie que les cadres de la fonction publique - les premier·ère·s visé·e·s - doivent lors de cette formation acquérir des capacités identifiées, et spécifiques à leurs responsabilités : un·e sous-préfet·e n'a pas les mêmes actions à accomplir qu'un· directeur·rice d'hôpital, ou un·e recteur·rice d'Académie… Une véritable formation comprend par ailleurs un moyen de valider/évaluer les acquisitions, celles-ci devant permettre des changements dans l’exercice des responsabilités.
Un dernier élément essentiel est évidemment que la mise en chantier, de manière crédible, d'une telle formation ambitieuse et différenciée pour tou·te·s les fonctionnaires nécessite, pour être à la hauteur des défis auxquels nous sommes déjà et allons de manière bien plus prégnante être confronté·e·s, un engagement politique et financier fort, ce qui signifie des moyens pérennes, tant en matière de structures organisationnelle et matérielle qu'en matière de postes permanents de formateurs.
C'est dans un tel cadre que nous souhaitons bien volontiers nous associer à cet effort collectif pour permettre à tou·te·s les fonctionnaires de bénéficier d'une formation de qualité initiale et continue. Une telle formation permettra de mieux appréhender, maîtriser, et in fine de mieux orienter les décisions de l'Etat à tous les niveaux hiérarchiques.
Une telle ambition est motivante et, bien mise en place, sera certainement un atout face à la montée des périls.
Voici la liste des 30 premiers signataires :
Gilles Ramstein, Directeur de recherche au CEA, IPSL/LSCE
Valérie Masson-Delmotte, Directrice de recherche au CEA, IPSL/LSCE
Jean Jouzel, Académie des Sciences.
Marie-Alice Foujols, Ingénieure de recherche CNRS, IPSL.
Pierre Léna, Académie des Sciences.
Jean-Louis Dufresne, Directeur de recherche au CNRS, ISPL/LMD
Juliette Mignot, Directrice de recherche IRD, IPSL/LOCEAN
Olivier Aballain, Co-responsable du master-2 Climat & Médias, ESJ Lille
Claire Waelbrock, Directrice de recherche CNRS, IPSL/LOCEAN
Gilles Bergametti, Directeur de recherche CNRS, IPSL/LISA
Olivier Aumont, Directeur de recherche IRD, IPSL/LOCEAN
Olga Otero, Professeure à l’Université de Poitiers, Palevoprim
Jacques Verron, Directeur de recherche émérite à Grenoble
Nicolas Viovy, Directeur de recherche CEA, IPSL/LSCE
Doris Barboni, Directrice de recherche IRD, CEREGE
Francis Codron, Professeur Sorbonne Université
Elisabeth Michel, Chercheuse au CEA, IPSL/LSCE
Didier Swingedouw, Directeur de recherche CNRS, EPOC
Hélène Brogniez, Professeure à l’UVSQ
Yves Godderis, Directeur de recherche au CNRS, GET
Bruno Lansard, Maître de conférences à l’UVSQ.
Xavier Capet, Directeur de recherche au CNRS, IPSL/LOCEAN
Irène Lefèvre, Ingénieure de recherche IPSL/LSCE
Bruno BOMBLED Ingénieur de recherche CEA, IPSL/LSCE
Jean-Claude Dutay, Directeur de recherche CEA, IPSL/LSCE
Myriam Khodri, Directeur de recherche IRD, IPSL/LOCEAN
François Dulac, Directeur de recherche CEA, IPSL/LSCE
Fanny Lhardy, Maître de conférences ENS de Lyon
Eva Ferreira, Doctorante IPSL/LSCE
Corentin Gibert, Post-doctorant, Atlanta, Georgie, USA
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Pétition lancée le 7 août 2023