

Chers amis pétitionnaires
Notre pétition :" Appel au boycott d'Israël" actuellement signée par plus de 1500 personnes, dont de nombreuses personnalités des mondes académiques, cuturels et associatifs, a été envoyée à plusieurs responsables politiques belges et européens dont
- Alexander de Croo, Premier Ministre,
- Hadja Lahbib Ministre des Affaires Etrangères,
- Caroline Gennez, Ministre de la Coopération,
- Ursula von der Leyen, Présidente de la commission Européenne,
- Charles michel, Président du Conseil Européen.
Seul deux d'entre-eux ont eu la politesse de nous répondre : Ursula von der Leyen (lette en annexe) et Charles Michel, les autres, les ministres belges, sont restés courageusement silencieux.
Suite à la réponse de le Présidente de la Commission qui précise "L'UE a toujours clairernent indiqué que l'engagernent politique et un dialogue franc et ouvert sont les moyens les plus efficaces de faire part de nos préoccupations, y compris à nos
partenaires israéliens. L'UE n'envisage pas d'adopter de mesures restrictives à l'égard d'Israël.", nous avons réagi par le courrier de désapprobation suivant:
Madame la présidente
La réponse du 3 mai à notre pétition, signée par M. Mann, nous est bien parvenue, et nous vous en remercions.
Permettez-nous toutefois de vous exprimer la honte qui est la nôtre d’être Européens, aujourd’hui.
Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, l’Union européenne s’est construite sur des valeurs humanistes, sur le respect des droits humains et du droit international. Nous voyons au contraire qu’aujourd’hui, l’Union européenne, prompte à dénoncer, à juste titre, les crimes de guerre commis par des pays comme la Russie, s’abstient de toute condamnation quand il s’agit d’un pays allié tel qu’Israël. Pire, la solidarité inconditionnelle avec Israël que vous avez exprimée dès les premiers jours qui ont suivi l’atroce pogrom perpétré par le Hamas n’a jamais été véritablement démentie, malgré les crimes de guerre attestés, les quelque 34.000 morts palestiniens, malgré les deux millions de Gazaouis retenus en otages, privés d’eau, de nourriture et de soins.
Ce double discours est désespérant !
Les conséquences sont épouvantables : remontée de l’antisémitisme, probabilité plus élevée d’actes terroristes, divisions profondes de l’opinion publique européennes, perte de crédibilité de l’Union européenne sur le plan international. Sans parler de la non-assistance à une population en danger de mort, menacée de génocide…
Les déclarations d’intention sont aujourd’hui dépassées, après septs mois de violence et de haine au mépris du droit international. : en tant qu'alliée d’Israël, l’UE devrait prendre des mesures efficaces envers le gouvernement israélien, interdire toute exportation d’armes vers les parties en conflit, et toute importation de produits en provenance des colonies israéliennes, jugées illégales par le justice internationale.
De même, suite à la décision du procureur de la Cour Pénale Internationale de demander des mandats d’arrêts contre le Premier ministre israélien, son ministre de la Défense ainsi que les dirigeants du Hamas, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis dans la bande de Gaza, il nous semble indispensable de prendre enfin, sans délais, des sanctions claires et radicales.
Malheureusement, nous sommes bien loin de cette fermeté. Le prix à payer sera absolument considérable, et le prestige international de l’Europe profondément détérioré au niveau mondial.
Notre demande sera largement relayée par les centaines de signataires de notre appel, ainsi que vers dizaines de milliers de citoyens européens et en particulier les jeunes, très mobilisés, concernés et révoltés par ces crimes.
Veuillez recevoir, Madame la Présidente, l’expression de notre profonde et respectueuse réprobation.
Thierry Michel, Cinéaste
Bernard Foccroulle, Directeur honoraire du Théâtre de la Monnaie