

Chers amis, chères amies
Chers et chères signataires
Nous venons d’envoyer officiellement la pétition, d’appel au boycott, aux personnalités suivantes susceptibles de prendre la décision de boycott pour laquelle nous nous mobilisons
Lettre officielle de présentation de la pétition
Monsieur le Premier Ministre
Madame la Ministre des Affaires Etrangères
Monsieur le Président du Conseil européen
Ce qui se passe à Gaza dépasse l’entendement. Nous vous sommes reconnaissants de ce que l’Union européenne a déjà engagé comme efforts en vue d’apporter une aide humanitaire à la population gazaouie.
Nous pensons néanmoins qu’il faut aller beaucoup plus loin et faire le maximum pour obtenir un cessez-le-feu permanent. Nous souhaitons que l’Union européenne accentue son plaidoyer pour le respect du droit international, pour que l’aide humanitaire puisse passer par voie terrestre, pour obtenir la libération des otages israéliens et parer au plus urgent.
Tel est le sens de l’appel au boycott d’Israël qui vient d’être signé par quelque cinq cents personnalités belges, dont la plupart s’y étaient refusées jusqu’à présent : mais le gouvernement Netanyahu étant sourd à tous les appels, il faut augmenter la pression par tous les moyens possibles. Il faudra aussi veiller ensuite au respect des droits humains et à la justice sans laquelle on ne pourra jamais arrêter le cycle de la violence.
Ce conflit impacte en profondeur non seulement le Moyen Orient mais aussi la Belgique et les pays européens. Il renforce l’antisémitisme, crée des fractures inquiétantes dans nos populations, suscite de très grandes inquiétudes quant à une internationalisation du conflit.
L’Europe porte une triple responsabilité dans ce conflit : en raison de l’antisémitisme multiséculaire qui s’est développé sur son sol et qui a culminé avec la Shoah, en raison du soutien européen à la création de l’Etat d’Israël et aussi par les liens multiples qui relient les pays européens et Israël. En appelant au boycott aujourd’hui, pour stopper la folie meurtrière, nous n’agissons pas en « ennemis d’Israël » ! Nous pensons au contraire que les belligérants ne pourront pas sortir seuls de cette spirale de la violence.
Au lendemain de la dernière guerre mondiale, l’Europe a réussi à surmonter ses divisions et ses blessures, et à se construire sur base d’une réconciliation qui paraissait a priori impossible. Nous sommes nombreux à penser que le destin de l’Europe ne pourra s’accomplir pleinement tant que le conflit israélo-palestinien durera. Il y va donc de notre destin commun.
L’urgence est maximale. C’est maintenant qu’il faut agir et semer les graines pour entamer une reconstruction qui tourne le dos à la violence et l’injustice.
Dans l’espoir que vous parviendrez à faire progresser les choses dans la bonne direction, nous prions de recevoir, Monsieur le Président, l’assurance de notre très haute considération.
Thierry Michel, Cinéaste
et
Bernard Foccroulle, Directeur honoraire du Théâtre de la Monnaie