

Saluons l'accord de Cessez-le-feu, mais après ?
Le plan de Trump approuvé par Netanyahou constitue un cruel marchandage pour les gazaouis qui subissent le génocide.
En effet, si le Hamas ne l'acceptait pas, Netanyahou avait promis de « finir le job » , c'est-à-dire d'exterminer la population de Gaza, en la bombardant, en l'affamant, en la contraignant à l'exil.
Un accord de Cessez-le-feu vient d'être réalisé mercredi 8 octobre entre Israël et le Hamas.
Le plan Trump prévoit dans une première phase un cessez-le-feu, la libération des otages israéliens dès lundi 13 octobre, un premier repli partiel de l'armée israélienne, puis dans un second temps le désarmement du Hamas, un gouvernement de transition, sous la coupe d'un « comité de la paix » présidé par Trump lui-même, assisté par Tony Blair, « héritier » du protectorat britannique (1917-1948).
Très fragile accord, surtout quand, à peine l'accord signé, le lendemain, les bombardements sur Gaza ont repris de plus belle.
Mais surtout le Plan constitue une mise sous tutelle, une nouvelle forme de colonisation qui est instaurée sans aucune perspective d'autonomie tangible pour les gazaouis. Et rien n'est dit sur la Cisjordanie, en voie d'annexion...
Aussi nous exigeons
- une paix juste et durable
- une aide humanitaire fiable, à la hauteur des immenses besoins
- le retrait total de l'armée israélienne de la bande de Gaza
- un plan d'aide internationale à la reconstruction de la bande de Gaza
et continuons d'espérer une journée d'action internationale coordonnée de la société civile pour faire pression sur nos gouvernements hypocrites voire complices.