Appel à la solidarité contre l’arrestation des manifestants pacifiques en Algérie

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En brutalisant et incarcérant des manifestants(es) pacifiques, en menant une machination de type colonial, en aggravant la répression contre le peuple qui ne fait qu’exercer ses droits fondamentaux, les tenants du pouvoir ont une fois de plus montré leur mépris de l’opinion algérienne et internationale. En déployant un énorme dispositif de policiers et de gendarmes autour de la capitale pour empêcher les citoyens de manifester à Alger, en y dépêchant renforts sur renforts de police, en y menant une campagne de rumeurs et de terreur qui rappelle celle qui a précédé la répression tragique de mai 1945, les gouvernants prennent la responsabilité d’ouvrir une très grave crise politique.

Ils opposent la force brutale aux manifestations pacifiques d’une jeunesse dont le civisme, la civilité et la vitalité honorent l’Algérie.

La preuve est faite par la répression tous azimuts : des arrestations et détentions arbitraires, atteintes graves à l’honorable parcours des valeureux moudjahidines qui ont libéré ce pays, les règlements de comptes se substituent à la justice, médias bâillonnés, journalistes sanctionnés, débats publics empêchés, conférences interdites, violences contre tous ceux qui refusent la feuille de déroute du général Gaid Salah qui a transformé la crise du régime corrompu en crise politique du pays. La répression pour escamoter la crise de légitimité politique qui frappe l’État depuis l’indépendance de l’Algérie est le seul credo du pouvoir mafieux du commandement militaire qui s'oppose farouchement à l’émergence d’un pouvoir civil autonome. En définitive,  l'acharnement de la mafia du commandement militaire à maintenir le statu quo, mène droit vers la crise d’État et le bradage des ressources du pays, avec toutes les conséquences qui en découlent.

Aujourd’hui, nous demandons à la communauté internationale à se départir de son attitude de laisser faire et de prévenir le pouvoir réel que détient la hiérarchie militaire, contre toute utilisation de la répression par leurs troupes ou par les milices qu’ils ont déployés contre les citoyens pacifiques et civilisés à la conquête d’un État de droit qui passe inéluctablement par la séparation des pouvoirs, l’autonomie de la justice, la consécration des libertés publiques et la légitimité électorale.

Maintenant et plus que jamais, avant qu’il ne soit trop tard, la dénonciation claire des méthodes fascisantes s’impose. Les partisans de l’aventurisme sanglant doivent savoir que la violence est inacceptable et que seul le libre débat garantit le libre choix des citoyens. La population doit être assurée de votre soutien et de votre solidarité pour éviter l’effusion de sang.

Il est temps que soit mis fin à la politique de non-assistance à peuple en danger qui n’a que trop duré, car l’impunité ne fait qu’encourager la spirale de la violence et risque de plonger l’Algérie dans le chaos.