Anorexie, TCA, on en parle quand sérieusement ?

Signataires récents:
Fleur BUECH et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Il y a aujourd'hui 4 ans, notre famille est tombée dans le chaos. Comme des milliers d'autres : 600 000 jeunes selon les associations.
L'anorexie mentale s'est incrustée et on ne l'avait pas du tout invitée.
Outre la maladie, il a fallu se repérer, trouver les bons relais médicaux et paramédicaux.
C'est difficile, compliqué et quelle solitude pour les malades et leurs proches... Le mental est attaqué et le physique aussi.
C'est une maladie violente face à laquelle on est très vite démunis.
Aucun lieu ressource unique, quelques associations qui font ce qu'elles peuvent, des médecins traitants peu ou pas formés, des soins coûteux et des prises en charge trop longues.
50 % des personnes atteintes de TCA n'ont pas de suivi.
Tous les jours, je rencontre et entends des parents à bout. Aucune place en structure.
Ces lieux sont rares et très souvent inadaptés car pas du tout individualisés pour nos enfants/adolescents.
On vous parle de liste d'attente pour des jeunes en survie.
On vous souhaite bon courage...
Il n'y a pas d'histoire de courage mais juste une réponse de la société à apporter. Ces jeunes n'ont pas désiré cette maladie.
Dans ma propre expérience, nous avons rencontré des professionnels de santé très souvent démunis, non formés.
Les médicaments sont donnés avec "trop" de générosité pour "calmer" nos enfants.
Si vous souhaitez accompagner en proposant des thérapies complémentaires, il faut être sacrément riche (malgré les séances de psy prises en charge non suffisantes).
Alors que faire ? 
Informer, former, ouvrir des lieux uniques qui permettent de proposer des parcours individualisés et respectueux.
Ne pas fermer les yeux sur cette maladie en pensant qu'ils "n'ont qu'à manger".
Nous avons besoin de visibilité, faire entendre la souffrance de nos enfants.
Besoin d'une prise de conscience sur cette maladie, d'une organisation de la prise en charge et d'une plus large communication.
Le nombre de malades augmente.
C'est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes après les accidents de la route.
Signer ne résoudra pas cette maladie mais peut-être parviendrons-nous à faire entendre nos voix, à éveiller les consciences de celles et ceux qui décident !



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Laurence DUCOSLanceur de pétitionSimple citoyenne et maman d'une jeune adulte ... Depuis la pose du diagnostic, je partage mon quotidien avec un réseau de parents et proches de malades de TCA via les réseaux sociaux.

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Il y a aujourd'hui 4 ans, notre famille est tombée dans le chaos. Comme des milliers d'autres : 600 000 jeunes selon les associations.
L'anorexie mentale s'est incrustée et on ne l'avait pas du tout invitée.
Outre la maladie, il a fallu se repérer, trouver les bons relais médicaux et paramédicaux.
C'est difficile, compliqué et quelle solitude pour les malades et leurs proches... Le mental est attaqué et le physique aussi.
C'est une maladie violente face à laquelle on est très vite démunis.
Aucun lieu ressource unique, quelques associations qui font ce qu'elles peuvent, des médecins traitants peu ou pas formés, des soins coûteux et des prises en charge trop longues.
50 % des personnes atteintes de TCA n'ont pas de suivi.
Tous les jours, je rencontre et entends des parents à bout. Aucune place en structure.
Ces lieux sont rares et très souvent inadaptés car pas du tout individualisés pour nos enfants/adolescents.
On vous parle de liste d'attente pour des jeunes en survie.
On vous souhaite bon courage...
Il n'y a pas d'histoire de courage mais juste une réponse de la société à apporter. Ces jeunes n'ont pas désiré cette maladie.
Dans ma propre expérience, nous avons rencontré des professionnels de santé très souvent démunis, non formés.
Les médicaments sont donnés avec "trop" de générosité pour "calmer" nos enfants.
Si vous souhaitez accompagner en proposant des thérapies complémentaires, il faut être sacrément riche (malgré les séances de psy prises en charge non suffisantes).
Alors que faire ? 
Informer, former, ouvrir des lieux uniques qui permettent de proposer des parcours individualisés et respectueux.
Ne pas fermer les yeux sur cette maladie en pensant qu'ils "n'ont qu'à manger".
Nous avons besoin de visibilité, faire entendre la souffrance de nos enfants.
Besoin d'une prise de conscience sur cette maladie, d'une organisation de la prise en charge et d'une plus large communication.
Le nombre de malades augmente.
C'est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes après les accidents de la route.
Signer ne résoudra pas cette maladie mais peut-être parviendrons-nous à faire entendre nos voix, à éveiller les consciences de celles et ceux qui décident !



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Pétition lancée le 1 juin 2022