Annulons ce scrutin législatif entaché : construisons le Gabon de la confiance

Le problème

Le peuple gabonais a fait le choix courageux de croire au coup de la libération et à l’espérance qu’il incarne. Nous avons choisi de tendre la main au pardon, sans exclusion, en proclamant que chaque concitoyen, quel que soit son bord politique, devait avoir sa place dans la reconstruction de notre nation.

Cependant, force est de constater que certains, coutumiers des pratiques qui ont terni notre histoire récente, cherchent à saper cette vision d’inclusion et de renouveau. Or, l’inclusion véritable ne saurait être confondue avec l’oubli ou l’indulgence aveugle : elle suppose le pardon éclairé par la mémoire, afin que les fautes d’hier ne se répètent pas demain.

C’est pourquoi nous affirmons que ceux qui ont porté ou cautionné les dérives passées ne doivent plus être les décideurs de notre avenir. Ils peuvent accompagner, suggérer, contribuer à titre consultatif — mais non imposer leurs choix ni se réinstaller aux commandes de l’État. L’expérience a démontré que, laissés aux leviers de décision, les mêmes causes produisent les mêmes effets, et notre peuple en subit une nouvelle fois les conséquences. Notre appel n’est donc pas un rejet, mais une exigence de clarté, de responsabilité et d’intégrité, pour que la vision de libération et de pardon qui fonde cette transition ne soit pas détournée. L’avenir du Gabon doit appartenir à des institutions légitimes, renouvelées et représentatives, au service de toutes et tous.

Le scrutin du 27 septembre 2025 a été marqué par des annulations locales, notamment à Ntoum, et à l’international, comme à Rennes, pour ne citer que ces cas. À cela se sont ajoutés des retards d’ouverture, une désorganisation et des tensions ayant conduit à des reprises partielles annoncées par les autorités. Des difficultés graves ont également touché la diaspora dans plusieurs pays, entravant l’accès au vote, avec des informations tardives et une faible participation constatée. Ces incidents portent atteinte au principe d’égalité de suffrage garanti par la Constitution et le code électoral.

Face à la gravité de ces faits, nous, citoyennes et citoyens gabonais au pays et à l’étranger, demandons l’annulation totale du scrutin, afin de restaurer la confiance et de garantir un processus véritablement transparent, inclusif et équitable.

Nous exigeons la publication bureau par bureau des résultats et procès-verbaux pour assurer la transparence, un audit logistique indépendant, une meilleure formation des agents électoraux et la sécurisation des bureaux, l’encadrement strict et la traçabilité des procurations douteuses, ainsi qu’une communication claire, anticipée et digne d’un État responsable, afin que chaque électeur soit informé à temps et de manière fiable.

Nous demandons également un plan correctif pour la diaspora : la publication en amont des adresses et horaires de tous les bureaux de vote, l’augmentation et la meilleure répartition des centres de vote, la facilitation de l’accréditation des délégués et l’accès garanti aux bureaux, ainsi que la publication des statistiques de participation et des procès-verbaux par pays. Nous appelons enfin à une présence accrue d’observateurs indépendants, à la protection des témoins et délégués, et à un traitement rapide et impartial des recours par les juridictions compétentes.

Nous croyons à un Gabon où le pardon ne signifie pas l’oubli, mais l’engagement à ne plus reproduire les erreurs du passé. Le respect de la parole donnée, la sincérité du scrutin et une communication digne de notre pays sont des conditions indispensables pour restaurer la confiance du peuple.

Aujourd’hui, nous lançons un appel solennel :

  • À nos concitoyens gabonais, de se mobiliser pacifiquement mais fermement pour défendre leur droit au vote, leur voix et leur avenir.
  • Aux autorités, de prendre leurs responsabilités devant l’Histoire et de répondre à cette demande légitime.

L’heure est venue de montrer que le Gabon nouveau que nous bâtissons n’est pas une promesse vaine, mais un engagement collectif.

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Le problème

Le peuple gabonais a fait le choix courageux de croire au coup de la libération et à l’espérance qu’il incarne. Nous avons choisi de tendre la main au pardon, sans exclusion, en proclamant que chaque concitoyen, quel que soit son bord politique, devait avoir sa place dans la reconstruction de notre nation.

Cependant, force est de constater que certains, coutumiers des pratiques qui ont terni notre histoire récente, cherchent à saper cette vision d’inclusion et de renouveau. Or, l’inclusion véritable ne saurait être confondue avec l’oubli ou l’indulgence aveugle : elle suppose le pardon éclairé par la mémoire, afin que les fautes d’hier ne se répètent pas demain.

C’est pourquoi nous affirmons que ceux qui ont porté ou cautionné les dérives passées ne doivent plus être les décideurs de notre avenir. Ils peuvent accompagner, suggérer, contribuer à titre consultatif — mais non imposer leurs choix ni se réinstaller aux commandes de l’État. L’expérience a démontré que, laissés aux leviers de décision, les mêmes causes produisent les mêmes effets, et notre peuple en subit une nouvelle fois les conséquences. Notre appel n’est donc pas un rejet, mais une exigence de clarté, de responsabilité et d’intégrité, pour que la vision de libération et de pardon qui fonde cette transition ne soit pas détournée. L’avenir du Gabon doit appartenir à des institutions légitimes, renouvelées et représentatives, au service de toutes et tous.

Le scrutin du 27 septembre 2025 a été marqué par des annulations locales, notamment à Ntoum, et à l’international, comme à Rennes, pour ne citer que ces cas. À cela se sont ajoutés des retards d’ouverture, une désorganisation et des tensions ayant conduit à des reprises partielles annoncées par les autorités. Des difficultés graves ont également touché la diaspora dans plusieurs pays, entravant l’accès au vote, avec des informations tardives et une faible participation constatée. Ces incidents portent atteinte au principe d’égalité de suffrage garanti par la Constitution et le code électoral.

Face à la gravité de ces faits, nous, citoyennes et citoyens gabonais au pays et à l’étranger, demandons l’annulation totale du scrutin, afin de restaurer la confiance et de garantir un processus véritablement transparent, inclusif et équitable.

Nous exigeons la publication bureau par bureau des résultats et procès-verbaux pour assurer la transparence, un audit logistique indépendant, une meilleure formation des agents électoraux et la sécurisation des bureaux, l’encadrement strict et la traçabilité des procurations douteuses, ainsi qu’une communication claire, anticipée et digne d’un État responsable, afin que chaque électeur soit informé à temps et de manière fiable.

Nous demandons également un plan correctif pour la diaspora : la publication en amont des adresses et horaires de tous les bureaux de vote, l’augmentation et la meilleure répartition des centres de vote, la facilitation de l’accréditation des délégués et l’accès garanti aux bureaux, ainsi que la publication des statistiques de participation et des procès-verbaux par pays. Nous appelons enfin à une présence accrue d’observateurs indépendants, à la protection des témoins et délégués, et à un traitement rapide et impartial des recours par les juridictions compétentes.

Nous croyons à un Gabon où le pardon ne signifie pas l’oubli, mais l’engagement à ne plus reproduire les erreurs du passé. Le respect de la parole donnée, la sincérité du scrutin et une communication digne de notre pays sont des conditions indispensables pour restaurer la confiance du peuple.

Aujourd’hui, nous lançons un appel solennel :

  • À nos concitoyens gabonais, de se mobiliser pacifiquement mais fermement pour défendre leur droit au vote, leur voix et leur avenir.
  • Aux autorités, de prendre leurs responsabilités devant l’Histoire et de répondre à cette demande légitime.

L’heure est venue de montrer que le Gabon nouveau que nous bâtissons n’est pas une promesse vaine, mais un engagement collectif.

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