Lettre ouverte à qui refuse le secours aux plus vulnérables

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Lettre ouverte à Monsieur le Préfet de Paris et d’Ile-de-France et Madame la Maire de Paris

Lettre ouverte à qui refuse le secours aux plus vulnérables

 

“En raison de la baisse des températures que la région d’Île-de-France va connaître la semaine prochaine (entre -6 et -7°C ressentis pendant au moins trois jours), les services de l'État se mobilisent pour amplifier leur action et offrir plus d'hébergement aux plus vulnérables.

Toutes les équipes de maraudes, pédestres, véhiculées, nocturnes (SamuSocial de Paris, Ville de Paris, associations etc.) seront renforcées pour aller à la rencontre de tous les publics et ce dans les zones les moins accessibles telles que le bois de Vincennes ou les quais de Seine.”

Plan grand froid déclenché le 5 février. Communiqué de la Préfecture de Paris et d’Ile-de-France, Paris le 2 février 2018.
 

Des migrants vivant à la rue, plusieurs centaines, adultes, jeunes et mineurs isolés, sont exclus du plan grand froid. De nombreux témoignages, photos à l’appui, articles et reportages (AFP, Libération, Le Point…) attestent de cette mise à l’écart. Le secours n'est plus conditionné par le devoir élémentaire de protection.

La loi, pourtant intangible sur ce point, précise:

“Toute personne sans-abri et en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence.”

Code de l’Action Sociale et des Familles, article L. 345-2-2

Les jeunes et mineurs, eux à qui l’Etat et la Mairie de Paris doivent une protection supérieure, ne sont pas mieux traités. La logique de tri ne connaît aucun répit, voire s’intensifie. Heureusement, les bénévoles et les associations suppléent à l’abandon radical auquel les jeunes sont exposés. Plan Grand froid ou pas, accrochés à leur tente ou sous un porche, les gens doivent vivre, vivent et ne renoncent pas.

L’Etat entend-il les faire céder aussi sur ce point ? Qu’ils abdiquent ? Que le Grand froid, Adjoint providentiel et fatal, les chasse ?

Quel est ce pays qui, ordonné par une règle si primitive séparant durement nationaux et étrangers, s’abaisse à refuser tout secours ? Ceux tenus, par lui, à la rue sont-ils ses ennemis héréditaires ? Faut-il appeler à la guerre contre eux puisqu’on les traite ainsi ?

Les autorités, devoir oblige, portent la responsabilité du sort fait à ces gens. Aussi est-ce à elles que nous adressons la demande expresse suivante :

Toute protection doit être apportée sans délai à qui vit à la rue, indistinctement français ou étranger, famille, jeune ou adulte.



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