Accompagnons autrement nos jeunes handicapés et phobiques scolaires !

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Madame la Secrétaire d’État,

Nous savons, que de par votre engagement passé et celui à venir, cette pétition ne sera pas vaine. Mais nous avions besoin de vous faire part de nos difficultés et de vous soumettre quelques idées pour aller plus  loin dans l'accompagnement des jeunes dits "différents" et de leur famille.

Au nom de tous ceux qui se reconnaitront au travers de cette pétition, qui souffrent, qui sont parfois sans solution, qui sont épuisés, je me permets de vous adresser cette lettre.

Nous vous remercions vivement, Madame la Secrétaire d’État, pour l'attention portée à nos demandes.

Recevez, Madame la Secrétaire d’État, nos plus respectueuses salutations.

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Après avoir attendu des mois, voire des années pour accéder à un diagnostic, nous voilà à nouveau seuls face aux difficultés.

Nous sommes des milliers de parents à nous battre tous les jours pour aider, soutenir, accompagner nos jeunes dans leur quotidien et notamment dans leur scolarité. Force est de constater que notre quotidien est difficile et douloureux et que nous, tout comme nos enfants, sommes souvent peu soutenus et aidés pour ne pas dire maltraités. Au lieu de nous aider, les établissements scolaires pour la plupart, nous enfoncent, ne nous écoutent pas, et pire encore nous font croire que nous sommes de mauvais parents, que nous sommes seuls responsables de ce que nous vivons. Ils nous font culpabiliser là où ils devraient nous soutenir. Il n'y a bien souvent aucune bienveillance, par ignorance, par manque de temps aussi mais tout de même, professionnels de l'éducation, de l'orientation, ils ne peuvent ignorer ce qu'est un jeune différent ou qui souffre de phobie scolaire en 2017 !

Lorsqu'un jeune est harcelé, la plupart des enseignants soit étouffe l'affaire, soit s'en prend au jeune harcelé plutôt qu'à l'harceleur. Lorsqu'un parent évoque les difficultés de son jeune parce qu'il est à haut potentiel, on lui renvoie l'idée qu'il voudrait faire croire que son enfant est un génie. Idem lorsqu'il est asperger. Les médecins pédopsychiatres n'ont eux pas le droit de faire, soi disant, de certificats médicaux pour prouver notre bonne foi et permettre ainsi à l 'élève de faire ou d'essayer de faire sa scolarité dans de bonnes conditions. Les médecins généralistes bienveillants font le nécessaire avec leurs armes,et parfois ils refusent de cautionner par manque de connaissance souvent, par peur des hautes instances aussi ! Alors tous les matins, il faut appeler le bureau de la vie scolaire, encore et encore. Parfois, cela se passe bien, parfois tous les matins on entend la même rengaine "encore absent, vous avez l'intention de le faire revenir quand" "vous vous rendez compte, que va t'il faire plus tard" "mais que va t'il devenir" "Madame, vous n'avez aucune autorité" "Madame, si vous étiez une bonne mère, votre enfant serait à l 'école"...et j'en passe et des meilleures !

Et je ne vous parle de remarques blessantes, vexantes, irrespectueuses de certains enseignants, professionnels et des organismes publics qui sont censés nous accompagner.

Ceci est une réalité que vivent de plus en plus de jeunes, qui explosent au sein des familles et par extension au sein de la société ! Mais que serait cette réalité si à la base de tout, les fondations même de l'éducation reposaient réellement sur les valeurs de solidarité et de bienveillance et si on considérait les enfants non pas dans la globalité mais dans leur individualité au contraire ? Ceci implique une approche radicalement différente de l'enseignement et une profonde restructuration des moyens humains et matériels. Cela doit constituer un ensemble de demandes phares telles que :
- la formation et la sensibilisation des enseignants et des métiers de l'enfance ;
- la création de classes en petits groupes de 15 élèves maximum ;
- la volonté de débanaliser la violence verbale et physique et de remettre en avant le plaisir d'apprendre et de découvrir

L'année de l'autisme et des professionnels (je pense notamment à Monsieur Olivier Revol pour son formidable travail et son enthousiasme) mais aussi des bénévoles d'assocations ont permis de faire mieux connaitre toutes ces formes d'handicap mais il faut aller plus loin :

  • Accompagner les jeunes et leur famille après le diagnostic
  • Améliorer la visibilité des parcours de soin
  • Reconnaitre la phobie scolaire comme un véritable handicap et accepter le fait qu'il faille du temps, beaucoup de temps
  • Ouvrir des structures d'accueils de jour pour ces jeunes avec des équipes de suivi pluridisciplinaires
  • Rattacher un médecin scolaire dans toutes les structures (les lycées relevant du Ministère de l'Agriculture en sont dépourvus)
  • Permettre l'établissement d'un climat de confiance et de bienveillance dans les établissements entre les équipes éducatives, administratives, médicales et le jeune et sa famille.
  • Former les auxiliaires de vie scolaire et leur donner accès à un vrai projet professionnel sur du long terme (rémunération correcte, formation, titularisation...)
  • Intégrer dans le cursus de formation des futurs professionnels de l'Education et de l'orientation (de l'enseignant jusqu'au chef d'établissement), des modules sur toutes les formes de handicap.

 Si vous vivez la même chose ou l'avez vécu, si vous vous sentez concerné et avez envie de faire avancer les choses...

SIGNEZ LA PÉTITION et PARTAGEZ LA !

 

 

 



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