ALERTE! Comment des hôpitaux malades peuvent-ils accueillir des patients?

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NON aux hôpitaux gérés comme des entreprises avec des objectifs de rentabilité où les patients deviennent des marchandises négligeables et où les délais d’attente sont interminables.

NON à la non-assistance des patients en danger. Alertons ensemble les autorités publiques en matière de santé.

Cet état d’urgence qui concerne l’accès aux soins est bien sûr étendu géographiquement en métropole et dans les DOM-TOM à toutes les victimes des déserts médicaux qui doivent se manifester et se joindre aux Havrais pour donner force et crédibilité à cette pétition.

Le personnel soignant en sous-effectif est surmené et mis à rude épreuve. Il craque…A l’hôpital du Havre, pour rappel, une infirmière avait mis fin à ses jours en 2016, persuadée d’avoir commis une erreur médicale.  Les constats et témoignages alarmants continuent de s’accroitre dans la plus grande indifférence des décideurs… STOP !

Les réalités du terrain sont accablantes et mettent en danger la santé des Havrais :

Problème 1 :

Les personnes qui s’installent au Havre actuellement ne trouvent pas de médecin généraliste ou de médecin spécialiste.

De même, un patient suivi par un médecin qui prend sa retraite, ne sera pas assuré de retrouver un autre médecin.

Les soins sont répartis de façon très inégalitaire et chacun n’a pas les mêmes chances de guérir d’un accident cardiovasculaire, cérébral ou d’un cancer selon l’endroit où il réside.

Le patient doit aller dans des villes éloignées qui ne souffrent pas de carence en médecins s’il est en mesure de s’y rendre. L’inégalité géographique face au droit à la protection de la vie s’accroit davantage faisant prendre des risques évidents aux patients pour les pathologies graves.

Problème 2 :

L’effectif trop réduit de personnel des hôpitaux n’est pas en mesure de répondre à l’encadrement nécessaire pour la sécurité des patients en panique ou dans la gestion de leur détresse aux urgences. 

Les patients sont livrés à eux-mêmes sans la présence d’un médecin régulateur pour les informer. Des personnels soignants dévoués mais ne sont plus en mesure d’exercer leur métier dans de telles conditions :  services saturés, sous-effectifs, sans moyens financiers.

Problème 3 :

Délai d’attente minimum de 6 mois en moyenne pour un rendez-vous chez le spécialiste. Ce délai peut mettre la santé des patients en danger et aucune autre solution n’est proposée au patient dans les situations d’urgence. La seule solution est de se rendre aux urgences de l’hôpital, service déjà saturé.

Problème 4 :

Des erreurs médicales fréquentes de prescriptions de jeunes médecins qui arrivent sur le terrain et à qui sont confiées des responsabilités médicales trop pesantes font encourir des risques graves aux patients. Qu’en est-il de la vie du patient ?

(Après un appel au 15, une tendinite a été diagnostiquée récemment pour un patient havrais qui présentait une douleur dans le bras gauche, des troubles de l’équilibre et qui a fait en réalité un infarctus et souffre des séquelles à ce jour).

Pouvons-nous encore tolérer davantage les conséquences de ces dysfonctionnements médicaux, qui faute de médecins généralistes, de spécialistes ou de visites médicales à domicile, n’ont plus d’autre choix que de transférer les patients dans les services d’urgence, qui s’impatientent des heures sur des brancards ou en salle d’attente dans des conditions indignes et traumatisantes ?

Chacun de nous ou un de nos proches peut faire un jour partie de ces patients négligés.

RÉAGISSONS ENSEMBLE SI NOUS VOULONS TOUCHER L’OPINION PUBLIQUE ET FAIRE RÉAGIR LES DÉCIDEURS.

Cette pétition vise à faire réagir l’opinion publique et les autorités face :

- au DANGER encouru par les citoyens (dont les Havrais) pour leur santé à cause des sous-effectifs des médecins dans les villes et dans les hôpitaux.

- à un REFUS de voir cet état d’urgence comme une fatalité.

- à une VOLONTÉ de voir la situation évoluer pour que le droit à la santé soit une réalité pour tous et que l’accès aux soins soit égalitaire géographiquement.

- à l’ URGENTE NÉCESSITE de la prise en charge médicale rapide du patient pour éviter l’aggravation de la pathologie.

- au DROIT de mourir dans la dignité avec un encadrement de soignants.

 

Notre système de santé bascule assurément dans la non-assistance à personne en danger. La prise en charge ne peut plus se résumer au fait de prendre la carte vitale du patient à l’entrée de l’hôpital en le laissant seul dans l’attente interminable dans la gestion de son stress. 

Article 9 (article R.4127-9 du code de la santé publique)
Tout médecin qui se trouve en présence d'un malade ou d'un blessé en péril ou, informé qu'un malade ou un blessé est en péril, doit lui porter assistance ou s'assurer qu'il reçoit les soins nécessaires.

Est-il normal ou conforme à l’article 9 du code de la santé publique de confier aux infirmières ou aux aides-soignantes déjà si dévouées la lourde responsabilité médicale de gérer l’ingérable face aux patients dû aux conséquences des sous-effectifs et des manques de moyens humains et financiers ?

Au nom des signataires de cette pétition, nous sollicitons l’aide de nos plus hautes autorités politiques pour faire réagir et proposer :

-          une solution URGENTE face aux désertifications médicales et des départs en retraite non remplacés pour pallier cette inégalité géographique face à la santé des Français par une hausse des effectifs du personnel soignant et une prompte mise en place d’un réseau de centres de santé au Havre ainsi que pour l’ensemble du territoire national où l’offre de soins est insuffisante et défectueuse.

-          un service des urgences qui offre de vraies conditions de soins dans des conditions humainement  appropriées avec la présence de médecins et de personnel.

-          la mise en place d’un service 24H /24 des visites des médecins à domicile.

-          un tutorat sur le terrain des médecins chevronnés avec les jeunes médecins.

Message d’un havrais désespéré, âgé de 59 ans, atteint d’un cancer qui réclame pour sa mère le droit de mourir dans la dignité, écrit le 20/01/2018

« Bonjour J. et M, Avec quelques jours de retard, votre tante et moi-même vous souhaitons une bonne et heureuse année 2018 et surtout la santé. Je suis au chevet de votre tante à Monod, je crois malheureusement que ce sera son dernier voyage. Elle est dans une unité calamiteuse où elle est laissée dans son lit avec ses excréments, quelle honte ! Je viens de me disputer avec l’ensemble du personnel. Finir dans un tel état est inqualifiable. Je ne sais comment faire pour apaiser ses douleurs. Vivement que je décède aussi. Je vous embrasse tous les deux. L. »


 Une septuagénaire atteinte d’une maladie auto-immune, souffrant d’une bronchite sévère et d’arythmie inexpliquée, est déposée par l’ambulance à l’hôpital de l’Estuaire au Havre où un cardiologue dévoué mais débordé demande son transfert vers l’hôpital Monod pour passer des tests cardiaques et pneumologiques plus approfondis faute de lits disponibles en cardiologie.  Laissée sur un brancard à Monod vers 21H, elle passera la nuit à attendre, et passera un électrocardiogramme des heures plus tard. Elle verra seulement un interne vers 6H du matin, qui lui annoncera qu’à regret, aucun cardiologue n’est actuellement disponible à Monod et qu’elle devra attendre le retour de son médecin traitant afin qu’il lui prescrive un rendez-vous d’urgence avec un cardiologue de l’Hôpital de l’Estuaire. De retour chez elle, affaiblie, elle souffre toujours de tachycardie avec des passages de fièvre pouvant osciller à 41, 5 mais n’a d’autre solution que d’attendre son rendez-vous, pris de longue date, chez son médecin traitant pour obtenir un rendez-vous d’urgence avec un cardiologue.  Trois semaines plus tard, nouveau problème, elle doit attendre qu’un Holter ECG soit disponible pour faire les tests cardiaques.

Nombreux sont les témoignages de ceux qui ont été confrontés à des prises en charge médicales chaotiques au Havre parfois même aggravantes pour la santé du malade ou pouvant même aller jusqu’au décès du patient.

Défaillance confirmée par le corps médical :

Extrait d’un article du Figaro santé, Pauline Fréour, le 19/05/2017 :

Le système de santé français au 15e rang mondial sur 195 pays (Institute for Health Metrics and Evaluation).  Selon le Pr Alla, elle fait figure de mauvais élève quand on se penche sur les risques liés aux soins (maladies nosocomiales, effets secondaires des médicaments…).

« Des milliers de morts pourraient être évitées chaque année en s’attelant à améliorer l’organisation des soins, la formation des soignants, l’observance des patients, les prescriptions médicales, constate le spécialiste. Il y a là un vrai enjeu qui devrait devenir une priorité du ministère de la Santé. »

Pour VOUS, pour NOUS. Tous ensemble...Essayons de nous faire entendre ! Partagez notre pétition partout...La santé nous concerne TOUS !

Les membres du personnel soignant et du corps médical du Havre et d’ailleurs, des hôpitaux qui partagent ces revendications sont invités à signer cette pétition.

N’hésitez pas à témoigner de vos expériences si vous êtes victimes de ce dysfonctionnent dans les commentaires.

Conclusion par une citation de Socrate, existe-t-il pour l'homme un bien plus précieux que la Santé ?

                                                  Karine Prely, Citoyenne havraise

 

Cette pétition sera remise au :

 Président de la République

Emmanuel Macron

 

Premier ministre

Edouard Philippe

 

Ministre des solidarités et de la santé

Agnès Buzyn
 

Directeur général de la santé,

Professeur Boris Vallet

 

Président de La ligue des droits de l’Homme,

Malik Salemkour

 

Président du Département de la Seine-Maritime

Pascal Martin

 

Maire du havre

Luc Lemonnier

 

Députée de la 7ème circonscription de Seine-Maritime

Agnès Firmin Le Bodo

 

Député de la 8ème circonscription de Seine-Maritime

Jean-Paul Lecoq

 



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