Aidez moi à ne pas perdre tout ce que j’ai

Aidez moi à ne pas perdre tout ce que j’ai

Le problème

Je m’appelle Lola, j’ai 35 ans, je suis maman d’une petite fille de 5 ans, dont j’ai accepté de fixer la résidence principale chez son papa en raison de mes difficultés de santé et financières. Je n’ai jamais eu une vie très simple, et les épreuves que j’ai traversées toute ma vie ont eu de sévères conséquences sur moi. Et alors que j’étais en train de me reconstruire et de bâtir des projets stables et me soigner, voilà que je vais tout perdre.

En effet, c’est un terrain agricole, il doit être zone STECAL pour que j’ai le droit d’y vivre et la Mairie « nettoie » en préparation du nouveau PLU de 2025.

Je vais perdre tout ce que j’ai parce que l’administratif et le législatif priment sur l’humain…

Alors que je venais de rassurer ma petite princesse sur le fait que « maman n’allait aller nul part », j’ai reçu, à ma grande surprise, un avis d’expulsion, non pas du propriétaire du terrain, qui souhaite me voir rester, mais de la mairie, suite à une dénonciation. Alors pourtant qu’il y a quelques semaines j’étais reçue à la mairie pour ma domiciliation au CCAS et que personne ne trouvait rien à redire au sein de l’administration sur le fait que j’habite à cet endroit.

Il y a un an, j’ai dû fuir un compagnon violent et vivre un temps dans mon véhicule. Puis il y a 8 mois j’ai trouvé cet endroit. Je vis à présent sur mes 400 petits mètres carré de terrain, qui n’étaient qu’un buisson géant de ronces avant que j’arrive. J’ai bâti mon petit jardin à la sueur de mon front, en récupérant des choses à droite et à gauche. J’ai réparé une partie de ma vieille caravane, j’ai pu être diagnostiquée pour les pathologies dont je souffre et commencer un protocole de soin. J’ai pu commencer à travailler sur un projet d’entreprise, m’inscrire à des sessions de formation, faire une demande de RQTH, j’avais enfin la chance de reprendre ma vie en main, de m'ancrer et d'avancer dans mes projets. Sur ce terrain, il y a absolument tout ce que j’ai, et même si c’est très peu ça me suffit et me rend heureuse.

Je ne produit aucune nuisance, ni visuelle ni sonore. Je ne pollue pas. Je ne fais pas de fêtes, je m’occupe juste de mon petit jardin et travaille sur mes projets.

Pourtant au 30 septembre, je dois avoir « débarrassé les lieux et remis le terrain en état », c’est à dire détruire tout ce que j’ai bâti sans déranger qui que ce soit et laisser à nouveau ce coin à l’abandon. Si je ne le fais pas, Patrick prendra 500€/j d’amende et risque des poursuites pénales.

Je serai jetée à la rue (dans laquelle j’ai déjà vécu il y a des années), sans aucun autre endroit à deux mois de l’hiver, mes projets vont tomber à l’eau, je vais sans doute devoir interrompre mes soins mais surtout, je ne pourrais plus voir ma fille car je n’aurais plus d’endroit où la recevoir, elle qui adore tellement cet endroit. 

Je ne suis pas seule dans ce genre de situation ; en France, des milliers d'autres femmes sont également menacées d'instabilité résidentielle. Selon les chiffres de l'INSEE de 2019, environ 143 000 femmes sont sans-abris ou en situation de précarité extrême.

Là où je vis, j'ai trouvé une certaine stabilité. C'est pourquoi j'implore votre soutien. Permettez-moi de rester dans ma caravane sur ce terrain. J'en appelle à votre compassion et à votre compréhension. Mon histoire est personnelle, mais aussi partagée par tant d'autres qui vivent dans de la précarité. 

C'est une simple demande : que j'aie le droit de vivre dans la paix et la sécurité, et de ne pas être jetée à la rue alors que je ne dérange absolument personne.

Votre signature pourrait faire une énorme différence. Signez pour ne pas m'enlever mon refuge, signez pour que je puisse continuer à vivre en paix dans ma caravane.

Mise à jour 24 août 2024 : Je vous remercie énormément pour votre mobilisation, grâce à vous cette pétition a obtenu près de 18 000 signatures et je peine à réaliser! Je suis énormément touchée par votre soutien et la force que vous m'envoyez chaque jour. Merci de fond du cœur.

Je publie cette petite mise à jour pour vous annoncer que j'ai obtenu un rendez-vous avec Mme La Maire la semaine prochaine afin de discuter avec elle et essayer d'obtenir un délai pour pouvoir préparer la suite de mon histoire avec sérénité.

Je garde espoir, et c'est en grande partie grâce à vous.

Mise à jour 20 août 2024 : la pétition a dépassé les 500 signatures dans la nuit et je vous remercie de tout mon cœur pour votre mobilisation, ça me touche tellement ! Aujourd’hui j’ai décidé de proposer un compromis à la Mairie de mon village : me laisser un délai d’un an sur le terrain pour avoir le temps de me retourner et d’acquérir, ailleurs, un petit terrain de 500m2 pour y vivre dans une caravane en meilleur état. Je croise fort les doigts pour qu’ils acceptent ce compromis qui, je pense, pourrait satisfaire tout le monde. J’attends de leurs nouvelles. Je vous tiendrai au courant des suites et merci encore, vous êtes en or !

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Morgane CHANGEUXLanceur de pétition

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Le problème

Je m’appelle Lola, j’ai 35 ans, je suis maman d’une petite fille de 5 ans, dont j’ai accepté de fixer la résidence principale chez son papa en raison de mes difficultés de santé et financières. Je n’ai jamais eu une vie très simple, et les épreuves que j’ai traversées toute ma vie ont eu de sévères conséquences sur moi. Et alors que j’étais en train de me reconstruire et de bâtir des projets stables et me soigner, voilà que je vais tout perdre.

En effet, c’est un terrain agricole, il doit être zone STECAL pour que j’ai le droit d’y vivre et la Mairie « nettoie » en préparation du nouveau PLU de 2025.

Je vais perdre tout ce que j’ai parce que l’administratif et le législatif priment sur l’humain…

Alors que je venais de rassurer ma petite princesse sur le fait que « maman n’allait aller nul part », j’ai reçu, à ma grande surprise, un avis d’expulsion, non pas du propriétaire du terrain, qui souhaite me voir rester, mais de la mairie, suite à une dénonciation. Alors pourtant qu’il y a quelques semaines j’étais reçue à la mairie pour ma domiciliation au CCAS et que personne ne trouvait rien à redire au sein de l’administration sur le fait que j’habite à cet endroit.

Il y a un an, j’ai dû fuir un compagnon violent et vivre un temps dans mon véhicule. Puis il y a 8 mois j’ai trouvé cet endroit. Je vis à présent sur mes 400 petits mètres carré de terrain, qui n’étaient qu’un buisson géant de ronces avant que j’arrive. J’ai bâti mon petit jardin à la sueur de mon front, en récupérant des choses à droite et à gauche. J’ai réparé une partie de ma vieille caravane, j’ai pu être diagnostiquée pour les pathologies dont je souffre et commencer un protocole de soin. J’ai pu commencer à travailler sur un projet d’entreprise, m’inscrire à des sessions de formation, faire une demande de RQTH, j’avais enfin la chance de reprendre ma vie en main, de m'ancrer et d'avancer dans mes projets. Sur ce terrain, il y a absolument tout ce que j’ai, et même si c’est très peu ça me suffit et me rend heureuse.

Je ne produit aucune nuisance, ni visuelle ni sonore. Je ne pollue pas. Je ne fais pas de fêtes, je m’occupe juste de mon petit jardin et travaille sur mes projets.

Pourtant au 30 septembre, je dois avoir « débarrassé les lieux et remis le terrain en état », c’est à dire détruire tout ce que j’ai bâti sans déranger qui que ce soit et laisser à nouveau ce coin à l’abandon. Si je ne le fais pas, Patrick prendra 500€/j d’amende et risque des poursuites pénales.

Je serai jetée à la rue (dans laquelle j’ai déjà vécu il y a des années), sans aucun autre endroit à deux mois de l’hiver, mes projets vont tomber à l’eau, je vais sans doute devoir interrompre mes soins mais surtout, je ne pourrais plus voir ma fille car je n’aurais plus d’endroit où la recevoir, elle qui adore tellement cet endroit. 

Je ne suis pas seule dans ce genre de situation ; en France, des milliers d'autres femmes sont également menacées d'instabilité résidentielle. Selon les chiffres de l'INSEE de 2019, environ 143 000 femmes sont sans-abris ou en situation de précarité extrême.

Là où je vis, j'ai trouvé une certaine stabilité. C'est pourquoi j'implore votre soutien. Permettez-moi de rester dans ma caravane sur ce terrain. J'en appelle à votre compassion et à votre compréhension. Mon histoire est personnelle, mais aussi partagée par tant d'autres qui vivent dans de la précarité. 

C'est une simple demande : que j'aie le droit de vivre dans la paix et la sécurité, et de ne pas être jetée à la rue alors que je ne dérange absolument personne.

Votre signature pourrait faire une énorme différence. Signez pour ne pas m'enlever mon refuge, signez pour que je puisse continuer à vivre en paix dans ma caravane.

Mise à jour 24 août 2024 : Je vous remercie énormément pour votre mobilisation, grâce à vous cette pétition a obtenu près de 18 000 signatures et je peine à réaliser! Je suis énormément touchée par votre soutien et la force que vous m'envoyez chaque jour. Merci de fond du cœur.

Je publie cette petite mise à jour pour vous annoncer que j'ai obtenu un rendez-vous avec Mme La Maire la semaine prochaine afin de discuter avec elle et essayer d'obtenir un délai pour pouvoir préparer la suite de mon histoire avec sérénité.

Je garde espoir, et c'est en grande partie grâce à vous.

Mise à jour 20 août 2024 : la pétition a dépassé les 500 signatures dans la nuit et je vous remercie de tout mon cœur pour votre mobilisation, ça me touche tellement ! Aujourd’hui j’ai décidé de proposer un compromis à la Mairie de mon village : me laisser un délai d’un an sur le terrain pour avoir le temps de me retourner et d’acquérir, ailleurs, un petit terrain de 500m2 pour y vivre dans une caravane en meilleur état. Je croise fort les doigts pour qu’ils acceptent ce compromis qui, je pense, pourrait satisfaire tout le monde. J’attends de leurs nouvelles. Je vous tiendrai au courant des suites et merci encore, vous êtes en or !

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Morgane CHANGEUXLanceur de pétition

Les décisionnaires

Françoise Chazal
Françoise Chazal
Mairie d'Etoile Sur Rhône

Mises à jour sur la pétition