PMA : légalisation du dépistage d'anomalies chromosomiques avant transfert d'embryon

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Aujourd’hui en France, lors d'un traitement de fécondation in vitro (FIV), l’équipe médicale transfère dans l'utérus maternel des embryons dont elle ne peut dire s’ils sont aptes à se développer ou s’ils sont porteurs d’anomalies génétiques.

Une technique de pointe permet cependant de réduire les échecs d'implantation ou les IVG pour cause d'anomalie génétique : la « technique de criblage génétique préimplantatoire » (PGS).

Mais cette technique, autorisée dans tous les pays développés, est interdite en France.

Actuellement dans notre pays, une femme enceinte, naturellement ou grâce à un traitement médical, a légalement le droit, après 10 semaines de grossesse, de faire réaliser une analyse chromosomique du foetus afin de déceler d’éventuelles anomalies.

De même, il est légalement autorisé en France pour les couples qui risquent de transmettre à leur enfant une maladie génétique particulièrement grave de bénéficier d’un diagnostic préimplantatoire (DPI). Cette technique permet de réaliser un diagnostic génétique sur un embryon obtenu par fécondation in vitro avant qu’il ne soit transféré dans l’utérus maternel.

Mais il est interdit pour un couple qui suit un traitement de fécondation in vitro, et aurait connu de nombreux échecs implantatoires ou plusieurs fausse-couches, de faire appel à une méthode de dépistage d’anomalies au niveau des chromosomes de l’embryon, appelée « technique de criblage génétique préimplantatoire » (PGS).

Alors, lors d’une FIV, l’équipe médicale transfère des embryons "à l'aveugle", sans savoir s'ils sont potentiellement porteurs d’anomalies génétiques.

La solution existe : le criblage génétique préimplantatoire (PGS), qui permettrait :

- de réduire les coûts pour la Sécurité Sociale d’échecs répétés de traitements ;

- de réduire considérablement le risque de devoir recourir à une interruption volontaire de grossesse en cas d’anomalie grave sur le foetus détecté après les 10 semaines de gestation ;

- d’améliorer les chances de réussite d’une tentative de FIV ;

- de réduire le nombre de FIV réalisées ;

- d’épargner des souffrances et des tentatives inutiles aux femmes et aux couples qui doivent avoir recours à un traitement de FIV ;

- d'aider les couples qui n’ont pas les moyens de suivre un traitement de FIV à l’étranger où cette technique est légale (États-Unis, Italie, Royaume-Uni, Malte, Chypre, Roumanie, Slovaquie, Espagne, Luxembourg) à recourir à ce dépistage en France en ne supportant que ce coût supplémentaire et non la totalité du coût d’un traitement de FIV.

La France se trouve actuellement dans une situation paradoxale qui autorise le dépistage d’anomalies chromosomiques à la fin du 1er trimestre de grossesse mais l’interdit avant le démarrage même de la grossesse. Pourquoi ?

Quelle est la logique de cette interdiction alors que cette technique est utilisée dans tous les autres pays développés ?

Pourquoi contraindre les couples français en processus de PMA d’aller à l’étranger pour bénéficier de cette technique de pointe ?

Nous demandons par cette pétition au gouvernement de revoir en urgence sa position et de légaliser la technique de criblage génétique préimplantatoire.