La population soutient les infirmier.es !

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Absentes du plan santé présenté par le Président Macron, les infirmières libérales sont encore les grandes oubliées du système de soins. Elles sont écœurées du mépris qui leur est fait, alors qu’elles vont bientôt être les seules à se déplacer à domicile, pour un coût plus que modique. 

Nous assumons des prises en charge complexes et maintenons les personnes âgées à leur domicile en faisant faire des économies à la Sécurité Sociale : au cours d’une même séance de soins, le premier acte est facturé à taux plein, le second à moitié prix et les suivants sont gratuits ! Au cours des séances comprenant les soins d’hygiène et de prise en charge globale, les actes techniques ne sont pas facturables (injections, prises de sang, pose d’une sonde urinaire…), et font partie d’un forfait au rabais. Et nous sommes l’objet de contrôles de plus en plus fréquents et de plus en plus violents. Alors même que les hôpitaux renvoient les patients chez eux de plus en plus vite. 

Savez-vous par exemple, combien coûte une prise de sang à la Sécurité Sociale ? 6,08 € brut, soit 3 € pour l’infirmière après déduction des charges…. Le vaccin anti grippe, que nous pratiquons à domicile et dans nos cabinets depuis longtemps et pour lequel on vous envoie chez les pharmaciens à grands renforts de médias, ne coûte que 6,30€ (soit 3,15 € net).

La liste des actes remboursables par les caisses d’assurance maladie est devenue obsolète et certains actes doivent donc être payés par les assurés eux-mêmes ! 

Pour désengorger les cabinets médicaux, nous avons déjà toutes les compétences pour évaluer et traiter ce qui relève entre autres de la « bobologie ». Nous pouvons éduquer, faire de la prévention, surveiller des malades chroniques et renouveler certains traitements comme c’est le cas dans d’autres pays. Mais en France, nous devons malheureusement  compter avec la détermination des organisations professionnelles de médecins pour défendre leur pré carré et ne pas vouloir déléguer. 

Les assistants médicaux, grande annonce du Président, seront des emplois sous qualifiés payés avec de l’argent public, or nous pourrions déjà effectuer tous les soins qui leur seront dévolus si une consultation infirmière était créée. Notre rôle de coordination serait alors reconnu.

Les généralistes sont surmenés et on continue à les solliciter et les placer au centre du parcours de soins.

Nous représentons un réseau indispensable sur tout le territoire et sommes disponibles de par la Loi 24h/24, 7j/7.

Pourquoi les choses n’avancent-elles pas plus ? Pourquoi nos compétences ne sont-elles pas valorisées et utilisées par les pouvoirs publics ?

Notre profession est ignorée et malmenée : dans les hôpitaux, les EHPAD, nos collègues sont soumises à des cadences infernales qui remettent en question la sécurité des patients. 

Notre diplôme d’État est morcelé et certaines de nos compétences sont distribuées aux pharmaciens, aides à domicile et… aux facteurs. 

Je sollicite votre soutien pour demander à Madame Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé, de recevoir toutes les organisations d’infirmières libérales constituées, et exiger de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie l'examen des propositions des syndicats que celle-ci bloque depuis plusieurs mois, pour un vrai projet de Santé publique auquel nous serions enfin sérieusement associés. Au service de la population.

 

 



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