Alzheimer & Cie : STOP à la souffrance et à la solitude dans les unités fermées des EHPAD

Le problème

Exigez 3 aides, au lieu de 2 actuellement, pour une unité fermée de 15 chambres.

Les malades (Alzheimer et apparentés) qui finissent en Ehpad, donc en milieu sécurisé (petite unité de 12 à 15 chambres), sont actuellement encadrés par 2 aides le jour, et une ronde toutes les 2 heures la nuit.

Certains malades déambulent dans les couloirs, mais la grande majorité sont assis sur chaises (mauvaise marche) ou en fauteuils (ne marchent plus) dans une pièce appelée "de vie", + ou - petite.

Ce que nous ne savons pas, c'est que ces 2 aides sont dans les chambres toute la matinée pour la toilette, l'habillage, faire le lit, et recommencent à l'être à 16h ou 16h30 pour le déshabillage jusqu'à 18h heure du dîner. Comptez aussi le temps du change des pants (protections urinaires) une ou plusieurs fois par jour, toujours dans les chambres.

Les déments sont donc livrés à eux-mêmes dans cette "pièce de vie",  et ailleurs, même dans les moments les + anxiogènes les + agités, c'est à dire en fin d'après-midi, propre à la maladie.

Les déments ne devraient jamais rester seuls entre eux, alors qu'ils le sont presque toujours. Une surveillance devrait toujours être en place, cette surveillante devrait aussi communiquer avec les déments qui sont dans une grande solitude malgré qu'ils soient entourés, étant donné qu'ils ne dialoguent pour ainsi dire pas entre eux et les 2 aides ont autre chose à faire.

Cette surveillante doit connaitre la maladie, savoir converser avec un dément, se mettre à leur niveau, être à l'écoute d'un discours complètement incohérent voire délirant, savoir les calmer, les rassurer, posséder un savoir-être très spécifique qui est nécessaire pour savoir gérer ces déments, savoir gérer les conflits entre eux et écarter ceux qui hurlent pour protéger les autres qui angoissent, certains sont même terrorisés ou n'en peuvent plus d'entendre ces hurlements.

Par ailleurs la souffrance physique est enfin considérée dans les "longues maladies", la morphine n'est plus taboue. Il serait grand temps de considérer la souffrance psychologique de nos déments, qui ont une maladie on ne peut plus longue, et de ne pas les abandonner à leur souffrance par peur des effets secondaires des neuroleptiques, comme cela l'était pour la morphine il y a 30 ans.

Merci pour ceux d'aujourd'hui, merci pour ceux de demain, et statistiquement parlant, merci pour vous-même...

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G. SIMONELanceur de pétition
Cette pétition avait 35 signataires

Le problème

Exigez 3 aides, au lieu de 2 actuellement, pour une unité fermée de 15 chambres.

Les malades (Alzheimer et apparentés) qui finissent en Ehpad, donc en milieu sécurisé (petite unité de 12 à 15 chambres), sont actuellement encadrés par 2 aides le jour, et une ronde toutes les 2 heures la nuit.

Certains malades déambulent dans les couloirs, mais la grande majorité sont assis sur chaises (mauvaise marche) ou en fauteuils (ne marchent plus) dans une pièce appelée "de vie", + ou - petite.

Ce que nous ne savons pas, c'est que ces 2 aides sont dans les chambres toute la matinée pour la toilette, l'habillage, faire le lit, et recommencent à l'être à 16h ou 16h30 pour le déshabillage jusqu'à 18h heure du dîner. Comptez aussi le temps du change des pants (protections urinaires) une ou plusieurs fois par jour, toujours dans les chambres.

Les déments sont donc livrés à eux-mêmes dans cette "pièce de vie",  et ailleurs, même dans les moments les + anxiogènes les + agités, c'est à dire en fin d'après-midi, propre à la maladie.

Les déments ne devraient jamais rester seuls entre eux, alors qu'ils le sont presque toujours. Une surveillance devrait toujours être en place, cette surveillante devrait aussi communiquer avec les déments qui sont dans une grande solitude malgré qu'ils soient entourés, étant donné qu'ils ne dialoguent pour ainsi dire pas entre eux et les 2 aides ont autre chose à faire.

Cette surveillante doit connaitre la maladie, savoir converser avec un dément, se mettre à leur niveau, être à l'écoute d'un discours complètement incohérent voire délirant, savoir les calmer, les rassurer, posséder un savoir-être très spécifique qui est nécessaire pour savoir gérer ces déments, savoir gérer les conflits entre eux et écarter ceux qui hurlent pour protéger les autres qui angoissent, certains sont même terrorisés ou n'en peuvent plus d'entendre ces hurlements.

Par ailleurs la souffrance physique est enfin considérée dans les "longues maladies", la morphine n'est plus taboue. Il serait grand temps de considérer la souffrance psychologique de nos déments, qui ont une maladie on ne peut plus longue, et de ne pas les abandonner à leur souffrance par peur des effets secondaires des neuroleptiques, comme cela l'était pour la morphine il y a 30 ans.

Merci pour ceux d'aujourd'hui, merci pour ceux de demain, et statistiquement parlant, merci pour vous-même...

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G. SIMONELanceur de pétition

Les décisionnaires

ministère des affaires sociales et de la santé
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