Interdire Androcur (l'acétate de cyprotérone) en France !

Interdire Androcur (l'acétate de cyprotérone) en France !

0 a signé. Prochain objectif : 500 !
Quand elle atteindra 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Alopecie Androgénétique a lancé cette pétition adressée à Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

Ce médicament, notamment utilisé pour traiter la pilosité excessive et certaines formes d’endométriose ainsi que contre l'alopécie androgénétique, augmente le risque de méningiome quand il est pris longtemps et à forte dose de 7 à 20 fois.

Dès le 1er juillet, tout patient débutant un traitement avec Androcur ou ses génériques devra être informé du risque de tumeur lié à ces médicaments et bénéficier d’un examen d’imagerie cérébrale, selon l’Agence du médicament (ANSM). Ce n'est pas assez !!!

En août 2018 (soit il y a 12 ans déjà) une étude a montré qu’ils augmentaient le risque de développer un méningiome - forme de tumeur du cerveau le plus souvent bénigne - quand ils sont pris aux plus fortes doses.

«Cette information concerne principalement les femmes car l’acétate de cyprotérone, le principe actif de ces médicaments, est minoritairement prescrit aux hommes, notamment pour le cancer de prostate et les déviances sexuelles (castration chimique pour pédophilie et/ou viols à répétition)», explique le Dr Jean-Michel Race, médecin endocrinologue à l’ANSM.

Il y a 400.000 femmes traitées !

Entre 2006 et 2014, plus de 400.000 femmes ont été traitées avec de l’acétate de cyprotérone, une molécule capable de bloquer la sécrétion de testostérone, l’hormone sexuelle masculine impliquée dans les troubles de la pilosité et la croissance des cellules de la prostate. Un nombre qui confirme une «très large utilisation hors AMM», d’après l’Assurance maladie. Sa prescription «hors AMM» (hors indications officielles) comme contraception ou contre l’acné n’est pas justifiée, souligne la Dr Isabelle Yoldjian cheffe de pôle des médicaments en endocrinologie à l’ANSM. Mais pour l’endométriose sévère et résistante aux traitements habituels, cette molécule peut parfois se justifier.

Désormais, une fiche d’information sur le risque de méningiome de ces médicaments devra être remise par les médecins prescripteurs à leurs patients. Ces derniers ne pourront obtenir ces médicaments en pharmacie que sur la présentation obligatoire d’une attestation annuelle d’information qu’ils auront signée ainsi que le médecin prescripteur, à compter du 1er juillet pour les nouveaux traitements et du 1er janvier 2020 pour les renouvellements.

Le bien-fondé de la prescription devra être réévalué chaque année. Une IRM cérébrale devra être systématique pour ceux qui débutent un traitement et envisagée pour les patients déjà sous traitement. Tant que le traitement est maintenu, une IRM devra être réalisée au plus tard 5 ans après la première, puis tous les deux ans si l’IRM précédente est normale. Quant aux patients qui ont été traités par le passé et qui ne le sont plus, ils sont invités à consulter un médecin afin que celui-ci leur prescrive éventuellement une IRM.

500 cas de méningiomes imputables au médicament


L’Androcur (laboratoire Bayer) et ses génériques prescrits pour combattre une pilosité excessive sévère (hirsutisme) ou, hors de son indication officielle, pour l’endométriose ou l’acné ou l'alopécie androgénétique, peut multiplier jusqu’à 20 après 5 années de traitement le risque de développer un méningiome chez les femmes traitées longtemps et à hautes doses (5 ans de traitement à 50 mg par jour ou 10 ans de traitement à 25 mg par jour). Au total, au moins 500 cas de méningiomes déclarés ces dernières années en France sont attribuables à la prise prolongée d’acétate de cyprotérone à forte dose.

Ce risque était connu de longue date. En 2009, une équipe de médecins français avait tiré la sonnette d’alarme et depuis 2011, une mise en garde figure sur la notice d’utilisation du médicament. Mais ce n’est qu’en août 2018 que ce risque a été quantifié pour la première fois, suite à l’étude réalisée par l’ANSM et l’Assurance maladie. Risque qui augmente avec le temps de traitement et le cumul des doses: il peut ainsi être multiplié «par 30» après de nombreuses années.

Le 18 juin, les résultats d’une enquête de pharmacovigilance seront présentés et discutés avec des représentants de patients. Elle porte sur les méningiomes sous Androcur déclarés entre août et fin octobre 2018.

Un numéro vert 0.805.04.01.10 est accessible gratuitement du lundi au vendredi de 9h à 19h pour répondre aux questions, rappelle l’ANSM.

Il faut absolument aller plus loin et retirer ANDROCUR du marché comme c'est déjà le cas aux Etats Unis par exemple !

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