
Bonjour,
Depuis le lancement de notre action, il y a à peine deux jours et demi, nous avons déjà dépassé les 1 000 signatures. Bravo à toutes et tous — et surtout, ne relâchons pas la pression.
Trois articles de presse ont relayé notre pétition, et j’ai également pu la faire connaître dans le journal de 18h de France Culture (revue de presse ci-dessous).
Plusieurs journalistes ont tenté de contacter le parquet national antiterroriste en mentionnant notre mobilisation. Comme vous pouvez l’entendre dans l’émission France Culture : « Contacté, le PNAT n’a pas répondu à nos sollicitations ».
Mais le silence du parquet national antiterroriste n’est pas un refus. Et c’est précisément pour cela que nous devons continuer à nous mobiliser afin que le PNAT se prononce.
Dans le meilleur des cas, le PNAT accède à notre demande de saisine. Cela permettrait de reconnaître la pluralité des milieux masculinistes radicaux, d’enquêter notamment sur le milieu des pères séparés qui a produit ces crimes, de mieux protéger d’éventuelles victimes, et d’ouvrir des droits liés au statut de victimes d’attentat pour les familles des deux mères.
Dans le pire des cas, un refus confirmerait que le ministère public réduit la question de la radicalisation masculiniste à la seule mouvance lookiste « incel », un milieu composé majoritairement d'hommes jeunes. Cela invisibiliserait d’autres milieux extrémistes et violents, composés d’hommes plus âgés. Par exemple, et outre celui des pères enragés, le milieu MGTOW, qui a pourtant déjà produit au moins un attentat sur notre territoire : le féminicide de Mélanie Ghione en 2020. Une telle lecture réductrice laisserait les femmes, les enfants et les personnes minorisées de genre exposé·es à ces violences.
Ne lâchons rien. Notre action constitue un test décisif : les intentions affichées par le gouvernement en matière de lutte contre la radicalisation masculiniste seront-elles suivies d’effets ?
Je compte sur vous.
Stephanie Lamy
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-vendredi-27-mars-2026-2834667 (en bas de page).