#MeTooInceste : les enfants parlent, protégeons-les !

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Depuis des années, je suis engagée pour faire reconnaître la réalité des violences sexuelles que subissent les enfants dans notre pays. Samedi dernier, pour la première fois, j’ai eu l’impression que nous avions percé le mur du son. 

Nous avons assisté à une vague inédite de témoignages de personnes ayant subi l'inceste et des violences sexuelles. #MetooInceste.

A l’origine, une petite poignée d’activistes #NousToutes ayant décidé de témoigner en même temps des violences subies avec le même hashtag sur Twitter pour que l’on reconnaisse enfin le caractère massif de ces violences et que cela provoque un électrochoc.

Ce que disent tous ces courageux témoignages, dans leur diversité, les professionnel·le·s de la protection de l'enfance le répètent depuis des années : 

  • Les personnes qui commettent le crime d'inceste viennent de tous les milieux, ils sont majoritairement des pères, des grands-pères, des cousins, des frères. Dans 96% des cas, l'inceste est commis par un homme comme le rappelait Le Monde en novembre dernier.
  • Les adultes de la famille, de l’école ou des activités extra-scolaire réagissent peu ou mal. Parfois très mal. 
  • Les enfants victimes, comme leurs frères et sœurs, parlent ou envoient des signaux de plein de manières différentes. Les enfants ne posent pas tous des mots sur ce qu'ils vivent mais toutes et tous montrent des symptômes de souffrance, qu'ils soient physiques ou psychologiques. Ces signaux d'alerte ne sont pas entendus. 

J’en suis convaincue : nous aurions la possibilité de détecter ces violences très vite et de les faire cesser. 

Un·e enfant victime de violences sexuelles dans sa famille va déclencher des signaux d’alerte multiples, parfois physiques, parfois psychologiques, parfois les deux. Des professionnel·e·s formé·e·s apprennent à reconnaître ces signaux, à dialoguer avec l’enfant de manière adaptée à son âge, à l’orienter et à signaler les faits.

Le problème : personne (ou presque) n’est aujourd’hui outillé pour détecter ces violences, à comprendre les signaux d'alerte, à orienter les victimes et à signaler les faits aux personnes nécessaires.

Former l'ensemble des professionnel·le·s en contact avec des enfants reviendrait à sauver des milliers d'enfants. D’abord en faisant cesser les violences, ensuite en prenant en charge très rapidement les conséquences psychologiques et physiques de ces dernières, enfin en permettant à la justice de sanctionner les agresseurs. 

Professionnel·le·s de l’éducation nationale, intervenant·e·s sur le temps scolaire, agent·e·s des services périscolaires, professionnel·le·s de santé et de la petite enfance, du travail social, responsables d’associations, notamment culturelles et sportives, professionnel·le·s de la justice.  

#NousToutes exige que le gouvernement mette en place dès 2021 une formation obligatoire et systématique de l'ensemble de ces professionnel·le·s. 

C'est le seul moyen de faire cesser ces violences et de protéger les enfants.

Signez la pétition.