Action Urgente contre la crise d'hébergement des personnes sans-abri dans le Canton VD

Le problème

Contexte alarmant :
Malgré les signaux d’alertes, la crise que vit le dispositif des hébergements d’urgence du Canton de Vaud ne semble pas être saisie comme alarmante par les autorités. Chaque soir et faute de place, de nombreuses personnes sont refusées aux portes des hébergements d’urgence régionaux. Ce sont pourtant ces lieux qui constituent les derniers remparts contre la rue. Rien que sur la commune de Lausanne, ces centres ont été contraints de refuser l'accueil à 375 personnes uniquement entre le 20 et le 30 novembre dernier.
En moyenne, 34 personnes sont donc refusées chaque soir, avec des pics pouvant atteindre les 70 personnes refusées et contraintes de dormir à la rue.

 

 

Des solutions insuffisantes : 
L'abri PC de la Vallée de la Jeunesse ouvert le 20 novembre dernier ne couvre donc pas les besoins, chiffres à l’appui.
C’était de toute façon mathématique : le « bunker » (ainsi nommé par les usagers) offre actuellement 48 places pour pallier le manque du Répit - structure ayant définitivement fermé ses portes en avril - qui avait accueilli l’hiver dernier jusqu’à plus de 150 personnes certaines nuits.
Si nous saluons l’annonce de la Ville de Lausanne concernant l’ouverture d’une structure hors-sol de 42 places, la date d’ouverture n’est toujours pas connue… et les besoins actuels ne sont pas couverts.


Urgence sanitaire et humanitaire :
Dormir dehors est toujours une violation aux conventions relatives aux droits humains, mais lorsque les températures baissent, ces conditions inhumaines renforcent la crise humanitaire.
Laisser dormir à l'extérieur des personnes durant le mois de décembre, c'est jouer avec la vie humaine.
Ces dernières semaines sont marquées par le froid et la neige/pluie quasi incessante, rendant les conditions particulièrement inhumaines pour les personnes sans-abri.
Dans un des pays les plus riches de la planète, nous faillons à notre devoir moral et légal de protection des personnes les plus vulnérables et de considération pour la dignité humaine.
Cela ne peut plus durer.
De plus, ne pas garantir un abri pour toustes, c’est condamner les personnes sans-abri à la maladie. Nous côtoyons toujours plus de personnes en proies aux maladies hivernales (telles que les infections du système respiratoire ou des grippes), aggravant parfois d'autres maladies chroniques déjà existantes.
Si nous ne pensions qu’en termes de ressources financières, c’est donc parfaitement incohérent (et par ailleurs largement documenté par différentes études) : loger coûte bien moins cher que soigner. 

 

 

Incohérence et silence des autorités :
En novembre dernier, la Ville avait sommé le Sleep-In (hébergement d’urgence) d’enlever la tente de fortune qui avait été montée dans le jardin attenant à la structure. Une tente sur un terrain inutilisé, qui ne gênait personne mais qui contrevient à une loi « interdisant le camping sauvage ». Pourtant, le sommeil est un besoin physiologique et vital, il est impossible de l'interdire. Ainsi, la loi qui interdit le camping sauvage - soit de dormir ailleurs que dans un espace prévu à cet effet - ne fait que criminaliser un problème plutôt que de le résoudre.
Nous considérons que cacher un problème ne permet pas de le résoudre. Bien au contraire.
Il est impératif d'agir et d'œuvrer pour trouver des solutions répondant au bien commun plutôt que de criminaliser le "sommeil" des personnes vulnérables et sans-abri.

Par ailleurs, les travailleureuses sociaux du domaine se retrouvent encore et toujours sous pression et dans une situation connue dans le milieu social pour provoquer l’épuisement professionnel : celle de l’impossibilité matérielle de mener à bien la mission pour lesquels iels sont engagé.e.x.s.
Nous, professionnel.le.s du terrain, nous nous retrouvons chaque soir sans savoir que répondre aux personnes qui nous disent : « Mais je dors où alors ? Sous la pluie ? »

 

 

Une autre réponse est possible. En cas de force majeure, les autorités publiques disposent de la possibilité de déployer le Plan Grand Froid, ouvrant de nouvelles places à l’intérieur.


Nous rappelons aux autorités compétentes que le droit à un logement décent est un droit fondamental, pas une option.

Nous tenons à rappeler aux autorités leurs obligations légales, notamment de l’art.33 de la Constitution Vaudoise, qui énonce clairement que « toute personne dans le besoin a droit à un logement d’urgence approprié et aux moyens indispensables pour mener une existence conforme à la dignité humaine. »


Ainsi, notre demande d'une réponse rapide et concrète à cette crise sanitaire et humanitaire, s'adresse à :

- Madame Rebecca Ruiz, cheffe du Département de la santé et de l'action sociale, 

- Monsieur Gianni Saitta, Directeur général de la Direction générale de la santé,

- Dr. Karim Boubaker, Médecin cantonal 

- Au Chef de la Cellule de Crise ou de Planification d'urgence. 


Nous demandons la mise en place :

1.  D'autant de places d'urgence qu’il y a de besoin, et ce maintenant !
Avec le déploiement immédiat du Plan Grand Froid, et ce jusqu'à l'ouverture des structures adaptées.

2. De solutions durables, adéquates et respectueuses de la dignité humaine, dépassant les réponses provisoires et insuffisantes actuellement mises en place.  

Nous joignons notre demande aux différents membres des Conseil Communaux de toutes les communes vaudoises : il est de notre devoir collectif de prendre des mesures immédiates pour remédier à cette crise humanitaire. 


Agissez maintenant :
Agissez pour une solution digne et humaine. Les personnes actuellement sans-abri ont besoin de toits, pas de promesses. La responsabilité est entre vos mains !

Nous tenons par ailleurs à rappeler que notre mobilisation n'est pas dirigée contre qui que ce soit, mais pour la défense des droits des personnes vulnérables avec qui nous travaillons quotidiennement.
Nous nous devons de travailler ensemble pour assurer la dignité et la vie pour toustes de manière inconditionnelle. Ceci est notre mandat de travailleur.euse, notre obligation professionnelle et notre devoir moral.
Nous nous dressons contre la politique de la pénurie qui nous empêche toustes d'avancer conjointement.


 

 

2 100

Le problème

Contexte alarmant :
Malgré les signaux d’alertes, la crise que vit le dispositif des hébergements d’urgence du Canton de Vaud ne semble pas être saisie comme alarmante par les autorités. Chaque soir et faute de place, de nombreuses personnes sont refusées aux portes des hébergements d’urgence régionaux. Ce sont pourtant ces lieux qui constituent les derniers remparts contre la rue. Rien que sur la commune de Lausanne, ces centres ont été contraints de refuser l'accueil à 375 personnes uniquement entre le 20 et le 30 novembre dernier.
En moyenne, 34 personnes sont donc refusées chaque soir, avec des pics pouvant atteindre les 70 personnes refusées et contraintes de dormir à la rue.

 

 

Des solutions insuffisantes : 
L'abri PC de la Vallée de la Jeunesse ouvert le 20 novembre dernier ne couvre donc pas les besoins, chiffres à l’appui.
C’était de toute façon mathématique : le « bunker » (ainsi nommé par les usagers) offre actuellement 48 places pour pallier le manque du Répit - structure ayant définitivement fermé ses portes en avril - qui avait accueilli l’hiver dernier jusqu’à plus de 150 personnes certaines nuits.
Si nous saluons l’annonce de la Ville de Lausanne concernant l’ouverture d’une structure hors-sol de 42 places, la date d’ouverture n’est toujours pas connue… et les besoins actuels ne sont pas couverts.


Urgence sanitaire et humanitaire :
Dormir dehors est toujours une violation aux conventions relatives aux droits humains, mais lorsque les températures baissent, ces conditions inhumaines renforcent la crise humanitaire.
Laisser dormir à l'extérieur des personnes durant le mois de décembre, c'est jouer avec la vie humaine.
Ces dernières semaines sont marquées par le froid et la neige/pluie quasi incessante, rendant les conditions particulièrement inhumaines pour les personnes sans-abri.
Dans un des pays les plus riches de la planète, nous faillons à notre devoir moral et légal de protection des personnes les plus vulnérables et de considération pour la dignité humaine.
Cela ne peut plus durer.
De plus, ne pas garantir un abri pour toustes, c’est condamner les personnes sans-abri à la maladie. Nous côtoyons toujours plus de personnes en proies aux maladies hivernales (telles que les infections du système respiratoire ou des grippes), aggravant parfois d'autres maladies chroniques déjà existantes.
Si nous ne pensions qu’en termes de ressources financières, c’est donc parfaitement incohérent (et par ailleurs largement documenté par différentes études) : loger coûte bien moins cher que soigner. 

 

 

Incohérence et silence des autorités :
En novembre dernier, la Ville avait sommé le Sleep-In (hébergement d’urgence) d’enlever la tente de fortune qui avait été montée dans le jardin attenant à la structure. Une tente sur un terrain inutilisé, qui ne gênait personne mais qui contrevient à une loi « interdisant le camping sauvage ». Pourtant, le sommeil est un besoin physiologique et vital, il est impossible de l'interdire. Ainsi, la loi qui interdit le camping sauvage - soit de dormir ailleurs que dans un espace prévu à cet effet - ne fait que criminaliser un problème plutôt que de le résoudre.
Nous considérons que cacher un problème ne permet pas de le résoudre. Bien au contraire.
Il est impératif d'agir et d'œuvrer pour trouver des solutions répondant au bien commun plutôt que de criminaliser le "sommeil" des personnes vulnérables et sans-abri.

Par ailleurs, les travailleureuses sociaux du domaine se retrouvent encore et toujours sous pression et dans une situation connue dans le milieu social pour provoquer l’épuisement professionnel : celle de l’impossibilité matérielle de mener à bien la mission pour lesquels iels sont engagé.e.x.s.
Nous, professionnel.le.s du terrain, nous nous retrouvons chaque soir sans savoir que répondre aux personnes qui nous disent : « Mais je dors où alors ? Sous la pluie ? »

 

 

Une autre réponse est possible. En cas de force majeure, les autorités publiques disposent de la possibilité de déployer le Plan Grand Froid, ouvrant de nouvelles places à l’intérieur.


Nous rappelons aux autorités compétentes que le droit à un logement décent est un droit fondamental, pas une option.

Nous tenons à rappeler aux autorités leurs obligations légales, notamment de l’art.33 de la Constitution Vaudoise, qui énonce clairement que « toute personne dans le besoin a droit à un logement d’urgence approprié et aux moyens indispensables pour mener une existence conforme à la dignité humaine. »


Ainsi, notre demande d'une réponse rapide et concrète à cette crise sanitaire et humanitaire, s'adresse à :

- Madame Rebecca Ruiz, cheffe du Département de la santé et de l'action sociale, 

- Monsieur Gianni Saitta, Directeur général de la Direction générale de la santé,

- Dr. Karim Boubaker, Médecin cantonal 

- Au Chef de la Cellule de Crise ou de Planification d'urgence. 


Nous demandons la mise en place :

1.  D'autant de places d'urgence qu’il y a de besoin, et ce maintenant !
Avec le déploiement immédiat du Plan Grand Froid, et ce jusqu'à l'ouverture des structures adaptées.

2. De solutions durables, adéquates et respectueuses de la dignité humaine, dépassant les réponses provisoires et insuffisantes actuellement mises en place.  

Nous joignons notre demande aux différents membres des Conseil Communaux de toutes les communes vaudoises : il est de notre devoir collectif de prendre des mesures immédiates pour remédier à cette crise humanitaire. 


Agissez maintenant :
Agissez pour une solution digne et humaine. Les personnes actuellement sans-abri ont besoin de toits, pas de promesses. La responsabilité est entre vos mains !

Nous tenons par ailleurs à rappeler que notre mobilisation n'est pas dirigée contre qui que ce soit, mais pour la défense des droits des personnes vulnérables avec qui nous travaillons quotidiennement.
Nous nous devons de travailler ensemble pour assurer la dignité et la vie pour toustes de manière inconditionnelle. Ceci est notre mandat de travailleur.euse, notre obligation professionnelle et notre devoir moral.
Nous nous dressons contre la politique de la pénurie qui nous empêche toustes d'avancer conjointement.


 

 

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2 100


Les décisionnaires

Madame Rebecca Ruiz
Madame Rebecca Ruiz
cheffe du Département de la santé et de l'action sociale
Gianni Saitta
Gianni Saitta
Directeur général de la Direction générale de la santé,
Karim Boubaker
Karim Boubaker
Médecin Cantonal
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