MOI FEMME AU MAROC, JE NE SUIS PAS UNE MOITIE!

MOI FEMME AU MAROC, JE NE SUIS PAS UNE MOITIE!

Le problème

Au Maroc, nous femmes, ne sommes que des moitiés,la moitié d'une voix, la moitié d'un héritage, la moitié de l'homme alors que nous représentons plus de 50% de la population marocaine. Nous femmes, sommes reléguées au rang de sous hommes, à coup de préjugés appuyés par la religion,de mentalités moyenâgeuses nous sommes maintenues dans un état d'infériorité par rapport à l'homme. La nouvelle constitution de 2011 avait envoyé un signal positif a notre combat en faveur de nos droits en consacrant l'article 19 au rappel de l'égalité et de la parité totale entre les hommes et les femmes.

Or, comment ambitionner à atteindre cet idéal utopique si des lois continuent à considérer clairement les femmes comme inférieures, je parle notamment ici de l'héritage? Si l'homme continue à pouvoir collectionner jusqu'à quatre femmes en toute légalité? Si le premier ministre qualifie la femme de lustre qui doit rester à la maison au lieu de s'émanciper en travaillant? Si on emprisonne des jeunes filles en raison de leurs vêtements? Si l'inconscient collectif continue de réduire la femme à un vagin et à un voile? Certes, le combat est encore long mais il en vaut la peine, le CNDH a récemment démontré avec clairvoyance la nocivité de l'inégalité successorale au Maroc qui abaisse la femme jusqu'au cercle familial et qui est clairement anticonstitutionnelle et en opposition avec tous les traités relatifs aux droits de l'homme ratifiés par le Maroc. Alors qu'attendez vous pour faire évoluer ce Code de la Succession? Aujourd'hui et contrairement au 7ème siècle, la femme travaille et subvient au besoins de sa famille parfois seule, 50% des femmes divorcées ne reçoivent qu'occasionnellement une pension alimentaire, ainsi pourquoi n'hériterons nous que de la moitié de ce que l'homme hérite? Pourquoi les femmes divorcées n'ont elles pas le droit de faire un passeport à leurs enfants ni de quitter le territoire sans l'accord du père? Pourquoi les institutions juridiques marocaines se soumettent si facilement au mariage des mineures? Pourquoi tolère t-on encore au Maroc que 800 femmes aient recours à l'avortement clandestin chaque jour à leurs risques et périls?

Ces questions restent sans réponses tant les arguments qui défendent ces infamies sont ubuesques, rien ne peut justifier l'inégalité hommes femmes au Maroc. Des femmes souffrent quotidiennement de par ces lois misogynes, la souffrance des femmes est quasi-institutionnalisée. Le Maroc ne pourra considérer qu'il a accompli une vraie transition démocratique que lorsque les droits de la femme seront entièrement garantis. Comment ambitionner à être un exemple dans le monde arabe quand encore bien des lois et des mesures juridiques appuient l'inégalité des sexes au Maroc? Quand la moitié de la population souffre de mesures discriminatoires? 

L'Islam est une religion de paix et de justice et la loi sur l'inégalité successorale ne fait que servir aux intérêts de quelques hommes véreux et sans aucun scrupule et est instrumentalisée pour permettre à certains d’asseoir leur pouvoir. Notre Islam est juste, bon et soucieux de la condition de la femme et nous ne cherchons pas à changer les versets mais à trouver des solutions pour ces femmes lésées et en perpétuelle souffrance à cause de la mise en place de lois discriminatoires. La souffrance des femmes est un fait à cause de cette loi. 

Dirigeants politiques n'ayez pas peur d'avancer, d'évoluer, de changer! Cessez d’être dogmatiques et AVANCEZ! Le Maroc avancera et sera un pays de droits et de libertés égaux pour toute la population.

J'appelle ainsi à signer cette pétition et à la partager pour faire entendre nos revendications légitimes et allant dans le sens de l'évolution de la société marocaine et aux aspirations démocratiques et libertaires du pays. 

 

 

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Ouafaa RAFILanceur de pétition
Cette pétition avait 2 084 signataires

Le problème

Au Maroc, nous femmes, ne sommes que des moitiés,la moitié d'une voix, la moitié d'un héritage, la moitié de l'homme alors que nous représentons plus de 50% de la population marocaine. Nous femmes, sommes reléguées au rang de sous hommes, à coup de préjugés appuyés par la religion,de mentalités moyenâgeuses nous sommes maintenues dans un état d'infériorité par rapport à l'homme. La nouvelle constitution de 2011 avait envoyé un signal positif a notre combat en faveur de nos droits en consacrant l'article 19 au rappel de l'égalité et de la parité totale entre les hommes et les femmes.

Or, comment ambitionner à atteindre cet idéal utopique si des lois continuent à considérer clairement les femmes comme inférieures, je parle notamment ici de l'héritage? Si l'homme continue à pouvoir collectionner jusqu'à quatre femmes en toute légalité? Si le premier ministre qualifie la femme de lustre qui doit rester à la maison au lieu de s'émanciper en travaillant? Si on emprisonne des jeunes filles en raison de leurs vêtements? Si l'inconscient collectif continue de réduire la femme à un vagin et à un voile? Certes, le combat est encore long mais il en vaut la peine, le CNDH a récemment démontré avec clairvoyance la nocivité de l'inégalité successorale au Maroc qui abaisse la femme jusqu'au cercle familial et qui est clairement anticonstitutionnelle et en opposition avec tous les traités relatifs aux droits de l'homme ratifiés par le Maroc. Alors qu'attendez vous pour faire évoluer ce Code de la Succession? Aujourd'hui et contrairement au 7ème siècle, la femme travaille et subvient au besoins de sa famille parfois seule, 50% des femmes divorcées ne reçoivent qu'occasionnellement une pension alimentaire, ainsi pourquoi n'hériterons nous que de la moitié de ce que l'homme hérite? Pourquoi les femmes divorcées n'ont elles pas le droit de faire un passeport à leurs enfants ni de quitter le territoire sans l'accord du père? Pourquoi les institutions juridiques marocaines se soumettent si facilement au mariage des mineures? Pourquoi tolère t-on encore au Maroc que 800 femmes aient recours à l'avortement clandestin chaque jour à leurs risques et périls?

Ces questions restent sans réponses tant les arguments qui défendent ces infamies sont ubuesques, rien ne peut justifier l'inégalité hommes femmes au Maroc. Des femmes souffrent quotidiennement de par ces lois misogynes, la souffrance des femmes est quasi-institutionnalisée. Le Maroc ne pourra considérer qu'il a accompli une vraie transition démocratique que lorsque les droits de la femme seront entièrement garantis. Comment ambitionner à être un exemple dans le monde arabe quand encore bien des lois et des mesures juridiques appuient l'inégalité des sexes au Maroc? Quand la moitié de la population souffre de mesures discriminatoires? 

L'Islam est une religion de paix et de justice et la loi sur l'inégalité successorale ne fait que servir aux intérêts de quelques hommes véreux et sans aucun scrupule et est instrumentalisée pour permettre à certains d’asseoir leur pouvoir. Notre Islam est juste, bon et soucieux de la condition de la femme et nous ne cherchons pas à changer les versets mais à trouver des solutions pour ces femmes lésées et en perpétuelle souffrance à cause de la mise en place de lois discriminatoires. La souffrance des femmes est un fait à cause de cette loi. 

Dirigeants politiques n'ayez pas peur d'avancer, d'évoluer, de changer! Cessez d’être dogmatiques et AVANCEZ! Le Maroc avancera et sera un pays de droits et de libertés égaux pour toute la population.

J'appelle ainsi à signer cette pétition et à la partager pour faire entendre nos revendications légitimes et allant dans le sens de l'évolution de la société marocaine et aux aspirations démocratiques et libertaires du pays. 

 

 

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Les décisionnaires

Abdelilah BENKIRANE
Abdelilah BENKIRANE
Chef du Gouvernement du Maroc
Mustapha RAMID
Mustapha RAMID
Ministre de la Justice et des Libertés du Maroc
Bassima HAKKAOUI
Bassima HAKKAOUI
Ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement Social du Maroc

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Pétition lancée le 29 octobre 2015