DEREMBOURSEZ LES ANXIOLYTIQUES & NEUROLEPTIQUES PRESCRITS AUX MALADES ATTEINTS D’ALZHEIMER

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ILS AGGRAVENT CONSIDERABLEMENT LEUR ETAT DE SANTE !

Depuis le 1er août 2018, les médicaments jusqu’à présent utilisés dans le cadre de la maladie d’Alzheimer (donépézil, galantamine, rivastigmine et mémantine) ne sont plus remboursés par l’Assurance Maladie. L’avis de la Haute Autorité de santé (HAS) a conclu que ces médicaments avaient une faible efficacité sur les troubles cognitifs, et que les patients prenant ces traitements pouvaient être exposés à des effets indésirables très importants. Pour accompagner ces patients, la HAS préconise des parcours de soins et notamment une prise en charge non médicamenteuse.

Mais la majorité des médecins continuent de prescrire des anxiolytiques type benzodiazépines (Seresta, Xanax), et des neuroleptiques (Risperdal, Haldol) qui aggravent considérablement l'état de santé des malades !

Spécificité des seniors: l’élimination des principes actifs est jusqu’à 4 fois plus lente car l’activité rénale et hépatique diminue au fil des années. Le risque d’accumulation et d’effet toxique augmente, au point d’expliquer une hospitalisation en urgence sur cinq après 75 ans et une sur quatre après 85 ans.

Il est aussi maintenant établi que les psychotropes favorisent l’entrée dans Alzheimer.

Familles, infirmier(es), aides-soignant(es), aides à domicile, médecins de bonne volonté, urgentistes, associations de malades : ne vous taisez plus ! Si vous reconnaissez les effets indésirables des médicaments cités ci-dessous, faites le savoir ! soyez précis : quel médicament, quel dosage, pendant combien de temps ?

Merci aux personnalités publiques de nous soutenir, nous avons besoin de vous !

BENZODIAZEPINES :

Une étude française d’aout 2018 démontre que le lien entre Alzheimer et les benzodiazépines est confirmé (Veratran, Seresta, Xanax, Temesta, Lexomil*, Urbanyl, Tranxène, Nordaz, Lysanxia*, Valium*, Victan - *Spécialités génériquées).

D’après la fiche bon usage du médicament mise en ligne le 17 juil 2018 par la Haute Autorité de Santé, les règles de prescription des benzodiazépines sont :

· rechercher une origine somatique (hyperthyroïdie, hyperparathyroïdie, phéochromocytome, hypoglycémie…) ou toxique (caféine, stimulants, alcool, drogues…) des symptômes anxieux,

· Limiter la prescription à 12 semaines. Dans l’anxiété et l’insomnie, les benzodiazépines ont montré leur efficacité sur des durées brèves de traitement. Elles perdent leur intérêt thérapeutique en cas de traitement prolongé qui, dans la plupart des cas, devient injustifié alors qu’en parallèle les effets indésirables persistent.

Cas particulier du sujet âgé : 

Les benzodiazépines à demi-vie longue sont considérées comme inappropriées chez les sujets âgés, du fait d’un sur-risque iatrogénique. La révision des prescriptions des benzodiazépines à demi vie longue doit en premier lieu conduire à se réinterroger sur les diagnostics à l’origine de la prescription et étudier l’ensemble des alternatives non médicamenteuses.
La prescription de benzodiazépines chez la personne âgée doit tenir compte de différents paramètres :

  • l’absence d’étude ayant évalué spécifiquement l’efficacité des benzodiazépines dans cette population ;
  • les modifications pharmacocinétiques et pharmacodynamique liées à l’âge ;
  • la plus grande fréquence des comorbidités et de la poly-médication ;
  • la sensibilité accrue des personnes âgées aux effets indésirables des benzodiazépines incluant le risque de chutes, de perturbations cognitives et de réactions paradoxales.

 Exemple du Seresta Le petit dernier de la famille des benzodiazépines :

D’après le Vidal, la posologie usuelle est :

· Adulte : 20 à 60 mg par jour, jusqu'à 150 mg par jour dans certains cas graves. La dose minimale efficace est toujours recherchée.

· Une adaptation de la posologie peut être nécessaire chez les personnes âgées ou souffrant d'insuffisance hépatique ou d'insuffisance rénale.

Effets indésirables possibles :
Sensation d'ivresse, maux de tête, somnolence (en particulier chez la personne âgée), ralentissement des idées, fatigue, sensation de faiblesse musculaire, baisse de la libido, éruption cutanée avec ou sans démangeaisons, vision double.

Dans certaines circonstances et chez certaines personnes :

·   réactions paradoxales avec augmentation de l'anxiété, agitation, agressivité, confusion des idées, hallucinations ;

·   amnésie antérograde.

 Ces troubles nécessitent l'arrêt du traitement.

NEUROLEPTIQUES :

Exemple du Risperdal et génériques 

Traitement à court terme (jusqu’à 6 semaines) de l’agressivité persistante chez les personnes présentant une maladie d’Alzheimer qui peuvent nuire à elles-mêmes ou aux autres. Des traitements alternatifs non médicamenteux doivent avoir été utilisés au préalable. Le service médical rendu est jugé insuffisant (avis de la HAS du 16/03/2016).

Effets indésirables constatés :

Infections pulmonaires graves comme la pneumonie (fièvre, glaires sanglantes ou mousseuses), AVC,  parkinsonime, rythme cardiaque anormal, pertes de connaissance, convulsions, mouvements involontaires de la langue, de la bouche et du visage, diabète, augmentation du nombre d’infections, par exemple des maux de gorge, aphtes, etc., qui peut être causée par une diminution du nombre de globules blancs, y compris ceux qui protègent des infections bactériennes,  constipation sévère, perte d’appétit, perte de poids inexpliquée, fatigue, anxiété, dépression, agitation, vertiges, maux de tête, somnolence, infection urinaire, énurésie, besoin fréquent d'uriner, contractions musculaires anormales, douleurs articulaires et musculaires, chutes, diminution de la tension artérielle, confusion, trouble de l’attention, anémie, perte de cheveux, trouble de la marche (façon de marcher), Hypersensibilité douloureuse à la lumière, difficulté pour parler, difficulté pour avaler, son rauque/sifflement au cours de la respiration etc …

 Pourtant, ces médicaments (benzodiazépines et neuroleptiques)  sont toujours prescrits aux personnes atteintes d'Alzheimer ! Prescrire des médicaments inappropriés constitue une maltraitance médicale !

 Madame la Ministre de la Santé, vous savez déjà tout ça – Prenez des mesures : déremboursez ces médicaments ! Les personnes âgées ont le droit de finir leur vie dignement !

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 PARLONS DES ANTI DEPRESSEURS (Miansérine, Seroplex, Anafranil, ...)

D'après la Haute Autorité de Santé (HAS), les antidépresseurs sont trop souvent prescrits pour des dépressions légères, pas assez dans des dépressions sévères, ou délivrés sans psychothérapie ni suivi.

Comment les antidépresseurs agissent-ils ?

D'après le Vidal : Il existe plusieurs familles d’antidépresseurs prescrites en fonction du patient et du type de dépression dont il souffre (plus de vingt substances sont disponibles). Des substances chimiques, appelées neurotransmetteurs (comme la sérotonine ou la noradrénaline) sont libérées par les neurones émetteurs et se lient à des molécules spécifiques sur les neurones récepteurs. Un déséquilibre de certains neurotransmetteurs a été constaté. Les chercheurs ont alors mis au point des médicaments permettant de moduler les concentrations de ces neurotransmetteurs. Après quelques semaines de traitement, les antidépresseurs aident généralement à retrouver le sommeil, l’appétit, un regain d’énergie, du plaisir et des pensées positives. Contrairement aux idées reçues, ils ne créent aucune dépendance.

Faut-il associer un anxiolytique* à un antidépresseur ?
En raison des mécanismes d’action des antidépresseurs dans le cerveau, il faut souvent un laps de temps de quelques semaines pour faire ressentir les effets bénéfiques. Il est assez fréquent que le médecin prescrive, en début de traitement par antidépresseur, un anxiolytique de la famille des benzodiazépines.

* rappelez vous : le lien entre Alzheimer et les benzodiazépines  est désormais confirmé

 Or, dans l'émission « Capital » du 6 septembre 2018 consacrée aux anti-dépresseurs :

“Ce sont des médicaments qui entraînent au bout d'un moment une dépendance, c'est-à-dire qu'on a du mal à s'en séparer", précise le psychiatre David Gourion à France Info. 

Dans un essai, le journaliste Guy Hugnet rappelle aussi qu’ils provoquent “des dégâts dans nos cellules cérébrales” : sur le cerveau (mémoire, dégradation cérébrale), les comportements (agitation, désinhibition, dépersonnalisation…), les accidents de toutes sortes (chutes chez les personnes âgées, notamment), et même les homicides, les suicides – y compris sur le lieu du travail – ou infanticides”.

D’après Philippe Even, médecin pneumologue français, co-auteur de l’ouvrage critique sur les antidépresseurs : le coût des antidépresseurs est d’environ 2 milliards d’euros, c’est “cinq fois le déficit des hôpitaux”, Les nombreux effets secondaires sont souvent liés à de mauvaises prescriptions de ces médicaments. C’est la psychothérapie qui doit être proposée en premier choix”.

 Avant toute prescription, une analyse urinaire des neurotransmetteurs (dopamine, adrénaline, noradrénaline, sérotonine)  et/ou du GABA pour l'anxiété  permettrait aux médecins de savoir quel neurotransmetteur est réellement déséquilibré. Ils pourraient ainsi prescrire le médicament adéquat, à la bonne dose (posologie à réduire chez les personnes âgées ou souffrant d'insuffisance hépatique ou d'insuffisance rénale).

Mais pour cela, il est nécessaire de former les médecins ou de laisser la prescription uniquement aux soins des spécialistes. Quelques nutritionnistes ou endocrinologues connaissent cette analyse urinaire : elle coute 110 E, est remboursée à 70 % par la sécurité sociale.

Autre moyen d'action pour soigner autrement : on retrouve ces neurotransmetteurs dans les intestins. Pourquoi ne pas donner des probiotiques et surveiller/rééquilibrer l’alimentation des patients  ?