100 % canne blanche : pour que l’autonomie ne soit plus un reste à charge

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Essayons d'atteindre les 1000 signatures !
Les pétitions comptant plus de 1 000 signataires ont 5 fois plus de chances d'aboutir !

Le problème

Je m’appelle Nicolas Karasiewicz, je suis non-voyant et président de l’association Un Œil sur le Monde.

La canne blanche m’accompagne chaque jour : elle est à la fois mes yeux au sol, mon outil de sécurité et l’une des clés de mon autonomie. Je connais les trottoirs encombrés, les pavés, les travaux, les vélos ou trottinettes qui la heurtent, les embouts qui s’usent et la crainte de la casser en plein déplacement.

Derrière son apparente simplicité, cette canne me permet tout simplement de vivre, de travailler et de me déplacer librement.

C’est parce que je vis cette réalité que je souhaite aujourd’hui porter le 100 % Canne Blanche : notre liberté de nous déplacer ne devrait jamais dépendre de notre capacité à payer l’outil qui nous permet de le faire.

Une canne blanche n’est pas un accessoire

Pour une personne aveugle ou malvoyante, c’est un outil de mobilité, de sécurité et d’autonomie.

Elle permet de détecter les obstacles, les bordures, les marches et les changements de revêtement. Elle permet de se déplacer, de travailler, de prendre les transports, d’aller faire ses courses, d’accompagner ses enfants ou, tout simplement, de vivre de manière autonome.

Pourtant, son coût réel et celui de son entretien peuvent laisser un reste à charge aux personnes qui en ont besoin.

Et une canne ne s’use pas seulement avec le temps.

Elle rencontre les pavés, les grilles, les travaux, le mobilier urbain. Elle se coince. Elle se tord. Elle peut être piétinée dans une gare ou percutée par un vélo ou une trottinette. Ses embouts s’usent. Ses élastiques se détendent ou cassent.

Depuis le lancement de notre appel à témoignages, les récits reçus par l’association Un Œil sur le Monde sont très différents.

Certaines personnes conservent leur canne plusieurs années. D’autres doivent en changer chaque année, parfois davantage. Certaines remplacent plusieurs embouts par an. Certaines utilisent leur canne jusqu’à son usure complète. D’autres la réparent elles-mêmes.

Une personne nous a même expliqué conserver les morceaux de ses anciennes cannes afin d’en reconstituer une lorsqu’elle ne peut pas immédiatement en acheter une nouvelle.

Ce n’est pas acceptable pour un équipement indispensable à l’autonomie.

Nous demandons la création du « 100 % Canne Blanche »

Nous proposons un principe simple :

ÉQUIPER — ENTRETENIR — REMPLACER

ÉQUIPER, en permettant à chaque personne aveugle ou malvoyante qui en a besoin d’accéder sans reste à charge à une canne adaptée à sa situation.

ENTRETENIR, en prenant en charge les principaux éléments d’usure et de réparation : embouts, élastiques et pièces détachées lorsque la réparation est possible.

REMPLACER, lorsque la canne est cassée, trop usée, devenue dangereuse ou ne correspond plus aux besoins de son utilisateur.

Nous ne demandons pas qu’une canne neuve soit distribuée automatiquement chaque année.

Nous demandons quelque chose de beaucoup plus simple :

qu’aucune personne ne soit contrainte de conserver une canne détériorée pour des raisons financières.

Réparer lorsqu’on le peut.
Remplacer lorsqu’on le doit.

Cette approche peut être à la fois plus juste, plus économique et plus écologique.

Une question de sécurité

Une canne détériorée ne constitue pas seulement un inconfort.

Lorsqu’un embout est trop usé, qu’un élastique ne maintient plus correctement les segments ou que la canne est tordue ou fragilisée, c’est la qualité du déplacement qui peut être affectée.

Entretenir sa canne, c’est aussi préserver sa sécurité.

La durée de vie d’une canne peut varier considérablement selon son utilisateur, son environnement, la fréquence de ses déplacements ou l’évolution de sa déficience visuelle.

C’est pourquoi nous défendons une prise en charge fondée sur le besoin réel, plutôt que sur une règle arbitraire identique pour tous.

Ne mettons pas les aides à la mobilité en concurrence

Canne blanche, chien-guide, accompagnement humain ou solutions technologiques ne répondent pas exactement aux mêmes besoins.

Ces solutions peuvent d’ailleurs être complémentaires.

Défendre le remboursement intégral de la canne blanche ne signifie donc pas demander moins pour les autres dispositifs.

Cela signifie reconnaître une évidence :

un équipement indispensable à la compensation d’un handicap doit être financièrement accessible à la personne qui en a besoin.

Pourquoi maintenant ?

La France fait progressivement évoluer la prise en charge des équipements permettant de compenser le handicap et de préserver l’autonomie.

Nous pensons que la canne blanche mérite elle aussi d’entrer pleinement dans cette réflexion.

L’association Un Œil sur le Monde poursuivra parallèlement son travail de collecte de témoignages et de comparaison avec les dispositifs existant dans d’autres pays européens afin de documenter cette proposition.

Nous souhaitons ouvrir le dialogue avec les associations représentatives, les professionnels de la locomotion, l’Assurance Maladie, les pouvoirs publics et les parlementaires.

En signant cette pétition, nous demandons :

La création en France d’un dispositif « 100 % Canne Blanche » garantissant aux personnes aveugles et malvoyantes qui en ont besoin l’accès sans reste à charge à une canne adaptée, ainsi que la prise en charge de son entretien, de ses pièces d’usure, de sa réparation et de son remplacement lorsque son état ou l’évolution des besoins le justifie.

Parce qu’une canne blanche n’est pas simplement quelques tubes, un élastique et un embout.

C’est une partie de notre liberté de nous déplacer.

Signez et partagez cette pétition pour faire avancer le 100 % Canne Blanche.

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Nicolas KARASIEWICZLanceur de pétitionJe m’appelle Nicolas Karasiewicz, je suis non-voyant, auteur, conférencier et président de l’association Un Œil sur le Monde. Je suis engagé depuis plusieurs années sur les questions de handicap, d’accessibilité et d’inclusion.

Les décisionnaires

Emmanuel Macron
Président de la République française.

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