

10 mesures d'urgence pour la jeunesse
Le problème
La jeunesse se mobilise parce que sa situation ne peut plus durer. Bâtiments dégradés, étudiant•es qui ne mangent pas à leur faim, pas d’enseignant•es en année de bac, sélection sociale et raciste par Parcoursup et Mon Master : ces difficultés sont le quotidien de trop d’élèves et d’étudiant·es. Face à cette mobilisation légitime, la réponse du gouvernement a été la répression, avec des violences policières et des milliers de jeunes et mineurs arrêtés.
Cette plateforme rassemble 10 mesures urgentes, à appliquer immédiatement, ainsi que des mesures structurelles pour transformer en profondeur le système éducatif.
En signant, vous soutenez ces revendications et montrez que nous sommes nombreux·ses à les exiger.
Parents, enseignant·es, personnel·les et citoyen·nes : rejoignez notre appel et soutenez la mobilisation.
Les 10 mesures d'urgence :
1- Un plan d’urgence pour rénover les établissements scolaires et universitaires
Engager un plan d’urgence de rénovation du bâti scolaire et universitaire délabré et insalubre. Adapter les établissements aux conséquences du changement climatique : climatisation et dispositifs de rafraîchissement pour faire face aux canicules, isolation et chauffage adaptés pour affronter les vagues de froid.
Garantir à chaque établissement les moyens humains et matériels nécessaires pour assurer l’entretien des locaux et disposer de sanitaires propres et fonctionnels.
2- Embauche massive de personnels éducatifs, de santé, d’accompagnement et d’orientation.
Engager un plan massif de recrutement des personnels de l’Éducation nationale afin de garantir, dans chaque établissement, au minimum :
- 1 infirmier·ère pour 500 élèves ;
- 1 psychologue pour 500 élèves ;
- 1 conseiller·ère d’orientation pour 500 élèves.
Création de postes supplémentaires d’enseignant·es, et non pas avec des emplois contractuels pour qu’il y ait un-e enseignant-e devant chaque classe et mettre fin aux inégalités entre établissements. Ainsi que la création d’un statut pour les AESH et la création de 800 postes supplémentaires.
3- Repenser les rythmes scolaires et universitaires
Engager une refonte des rythmes scolaires, dans la continuité des travaux de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant pour l’Education nationale et engager des travaux pour l'Enseignement Supérieur, afin de mieux respecter les besoins et le bien-être des élèves et des étudiant-es.
Garantir notamment une pause méridienne d’au moins 1h30 pour permettre à chaque élève ou étudiant-e de déjeuner dans de bonnes conditions.
Revenir sur la réforme du bac et du lycée.
4- Mettre fin à la sélection via Parcoursup et Mon Master. Créer 250 000 places dans l’enseignement supérieur.
Supprimer la sélection via les plateformes Parcoursup et Mon Master et créer 250 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur dès la prochaine rentrée, afin de permettre aux lycéen·nes d’accéder aux formations de la filière de leur choix sans être soumis à une sélection algorithmique, et à toustes les étudiant·es qui le souhaitent de pouvoir poursuivre en master. Conserver des plateformes nationales centralisées pour les candidatures pour faciliter la lisibilité des formations disponibles mais sans sélection. Un bac doit garantir d’accéder à une licence, une licence doit garantir d’accéder à un master.
5- Refonte de la démocratie lycéenne pour permettre véritablement aux lycéen·nes de participer aux décisions
Instauration de scrutins de listes pour les élections CVL et CAVL afin de permettre la représentativité syndicale, élues au scrutin direct par l’ensemble des lycéen·nes du secteur, et instaurer davantage de sièges lycéens dans les Conseils d’administration des lycées. L’ensemble des lycéen·nes doivent pouvoir voter pour les élections CSE.
6- Revaloriser les bourses et rétablissement et revalorisation des APL pour toutes et tous
Augmenter de 200 euros par mois les bourses étudiantes, les verser sur douze mois et permettre à 300 000 étudiant·es supplémentaires d’intégrer le système de bourses. À terme, instaurer un revenu d’autonomie étudiant de 1 337 euros par mois afin de garantir à chaque étudiant·e les moyens matériels nécessaires pour étudier.
Abandonner les mesures budgétaires réduisant les aides au logement des jeunes. Rétablir les APL des étudiant·es étranger·es. Revaloriser les APL et renoncer à la modification de leur mode de calcul qui conduirait à en priver 147 000 étudiant·es.
7- Garantir réellement l’accès au repas à 1 euro pour tous les étudiant·es
Garantir l’accès effectif au repas à 1 euro pour les étudiant·es et donner au réseau des œuvres universitaires les moyens nécessaires pour répondre à la demande.
8- Abroger le plan Bienvenue en France instaurant des frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es étranger·es et suppression de la CVEC
Supprimer Bienvenue en France et ses frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es extra-européen·nes qui mettent en place la préférence nationale et une logique raciste dans l’Enseignement Supérieur. Supprimer la taxe de la CVEC.
9- Gel des loyers CROUS, pérenniser l'encadrement des loyers, rénovation et construction massive de logements CROUS
Rétablir le gel des loyers CROUS sur la base des loyers gelés avant 2023. Rénovation des résidences Crous insalubres. Lancer la production de 15 000 logements Crous dès 2027. En urgence, 10% des étudiant·es doivent pouvoir être logé·es au Crous.
10- Mettre fin à la répression et aux violences policières contre le mouvement lycéen et étudiant
Mettre fin à toutes formes de répression liée au mouvement lycéen et étudiant. Assurer que les forces de l’ordre qui se rendent coupables de violences soient poursuivis en justice. Garantir que les absences liées à la mobilisation ne soient pas prises en compte ni sanctionnées. De manière générale, abandonner toutes les formes de répression dans les établissements et garantir la liberté d’expression et d’organisation libre de la jeunesse, à l’opposé, donc, de la répression opérée dans la lutte contre le génocide en Palestine.
Cet appel pour 10 mesures d'urgences est signé par :
Premiers signataires : Union Syndicale Lycéenne (USL), Solidaires étudiant·es, Union Nationale des Étudiants de France (UNEF), FAGE, (à venir)
Cette plateforme est ouverte à signature de toutes les organisations syndicales et associatives qui souhaitent s’y associer

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Le problème
La jeunesse se mobilise parce que sa situation ne peut plus durer. Bâtiments dégradés, étudiant•es qui ne mangent pas à leur faim, pas d’enseignant•es en année de bac, sélection sociale et raciste par Parcoursup et Mon Master : ces difficultés sont le quotidien de trop d’élèves et d’étudiant·es. Face à cette mobilisation légitime, la réponse du gouvernement a été la répression, avec des violences policières et des milliers de jeunes et mineurs arrêtés.
Cette plateforme rassemble 10 mesures urgentes, à appliquer immédiatement, ainsi que des mesures structurelles pour transformer en profondeur le système éducatif.
En signant, vous soutenez ces revendications et montrez que nous sommes nombreux·ses à les exiger.
Parents, enseignant·es, personnel·les et citoyen·nes : rejoignez notre appel et soutenez la mobilisation.
Les 10 mesures d'urgence :
1- Un plan d’urgence pour rénover les établissements scolaires et universitaires
Engager un plan d’urgence de rénovation du bâti scolaire et universitaire délabré et insalubre. Adapter les établissements aux conséquences du changement climatique : climatisation et dispositifs de rafraîchissement pour faire face aux canicules, isolation et chauffage adaptés pour affronter les vagues de froid.
Garantir à chaque établissement les moyens humains et matériels nécessaires pour assurer l’entretien des locaux et disposer de sanitaires propres et fonctionnels.
2- Embauche massive de personnels éducatifs, de santé, d’accompagnement et d’orientation.
Engager un plan massif de recrutement des personnels de l’Éducation nationale afin de garantir, dans chaque établissement, au minimum :
- 1 infirmier·ère pour 500 élèves ;
- 1 psychologue pour 500 élèves ;
- 1 conseiller·ère d’orientation pour 500 élèves.
Création de postes supplémentaires d’enseignant·es, et non pas avec des emplois contractuels pour qu’il y ait un-e enseignant-e devant chaque classe et mettre fin aux inégalités entre établissements. Ainsi que la création d’un statut pour les AESH et la création de 800 postes supplémentaires.
3- Repenser les rythmes scolaires et universitaires
Engager une refonte des rythmes scolaires, dans la continuité des travaux de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant pour l’Education nationale et engager des travaux pour l'Enseignement Supérieur, afin de mieux respecter les besoins et le bien-être des élèves et des étudiant-es.
Garantir notamment une pause méridienne d’au moins 1h30 pour permettre à chaque élève ou étudiant-e de déjeuner dans de bonnes conditions.
Revenir sur la réforme du bac et du lycée.
4- Mettre fin à la sélection via Parcoursup et Mon Master. Créer 250 000 places dans l’enseignement supérieur.
Supprimer la sélection via les plateformes Parcoursup et Mon Master et créer 250 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur dès la prochaine rentrée, afin de permettre aux lycéen·nes d’accéder aux formations de la filière de leur choix sans être soumis à une sélection algorithmique, et à toustes les étudiant·es qui le souhaitent de pouvoir poursuivre en master. Conserver des plateformes nationales centralisées pour les candidatures pour faciliter la lisibilité des formations disponibles mais sans sélection. Un bac doit garantir d’accéder à une licence, une licence doit garantir d’accéder à un master.
5- Refonte de la démocratie lycéenne pour permettre véritablement aux lycéen·nes de participer aux décisions
Instauration de scrutins de listes pour les élections CVL et CAVL afin de permettre la représentativité syndicale, élues au scrutin direct par l’ensemble des lycéen·nes du secteur, et instaurer davantage de sièges lycéens dans les Conseils d’administration des lycées. L’ensemble des lycéen·nes doivent pouvoir voter pour les élections CSE.
6- Revaloriser les bourses et rétablissement et revalorisation des APL pour toutes et tous
Augmenter de 200 euros par mois les bourses étudiantes, les verser sur douze mois et permettre à 300 000 étudiant·es supplémentaires d’intégrer le système de bourses. À terme, instaurer un revenu d’autonomie étudiant de 1 337 euros par mois afin de garantir à chaque étudiant·e les moyens matériels nécessaires pour étudier.
Abandonner les mesures budgétaires réduisant les aides au logement des jeunes. Rétablir les APL des étudiant·es étranger·es. Revaloriser les APL et renoncer à la modification de leur mode de calcul qui conduirait à en priver 147 000 étudiant·es.
7- Garantir réellement l’accès au repas à 1 euro pour tous les étudiant·es
Garantir l’accès effectif au repas à 1 euro pour les étudiant·es et donner au réseau des œuvres universitaires les moyens nécessaires pour répondre à la demande.
8- Abroger le plan Bienvenue en France instaurant des frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es étranger·es et suppression de la CVEC
Supprimer Bienvenue en France et ses frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es extra-européen·nes qui mettent en place la préférence nationale et une logique raciste dans l’Enseignement Supérieur. Supprimer la taxe de la CVEC.
9- Gel des loyers CROUS, pérenniser l'encadrement des loyers, rénovation et construction massive de logements CROUS
Rétablir le gel des loyers CROUS sur la base des loyers gelés avant 2023. Rénovation des résidences Crous insalubres. Lancer la production de 15 000 logements Crous dès 2027. En urgence, 10% des étudiant·es doivent pouvoir être logé·es au Crous.
10- Mettre fin à la répression et aux violences policières contre le mouvement lycéen et étudiant
Mettre fin à toutes formes de répression liée au mouvement lycéen et étudiant. Assurer que les forces de l’ordre qui se rendent coupables de violences soient poursuivis en justice. Garantir que les absences liées à la mobilisation ne soient pas prises en compte ni sanctionnées. De manière générale, abandonner toutes les formes de répression dans les établissements et garantir la liberté d’expression et d’organisation libre de la jeunesse, à l’opposé, donc, de la répression opérée dans la lutte contre le génocide en Palestine.
Cet appel pour 10 mesures d'urgences est signé par :
Premiers signataires : Union Syndicale Lycéenne (USL), Solidaires étudiant·es, Union Nationale des Étudiants de France (UNEF), FAGE, (à venir)
Cette plateforme est ouverte à signature de toutes les organisations syndicales et associatives qui souhaitent s’y associer

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Pétition lancée le 4 octobre 2026