10 ans de vie collective menacés de disparition

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Le problème

À l'attention de Monsieur le Maire d'Ivry-sur-Seine, de la SADEV 94 et des pouvoirs publics

Depuis dix ans, dans l'ancienne fonderie d'or de la Banque de France à Ivry-sur-Seine, un lieu unique existe. On y tourne des films et des clips vus par des millions de personnes. On y expose les Beaux-Arts de Paris comme les créateurs que personne ne programme. Des artisans y travaillent, des familles y vivent, association y aide les plus vulnérables. C'est ici qu'est née la fresque mondialement connue surnommée la Chapelle Sixtine underground. Tout cela s'est construit sans un euro d'argent public, par un collectif qui rassemble ce que la société sépare : culture populaire et art contemporain, grandes écoles et autodidactes, habitants du quartier et créateurs du monde entier.

Aujourd'hui, tout peut disparaître en quelques semaines. Un arrêté municipal ordonne l'évacuation du site : artistes, artisans et familles dehors sans solution, ateliers démontés, œuvres et matériel enfermés derrière des portes scellées, une fresque unique promise à la destruction. Aucun relogement n'est prévu. Rien.

Et il faut dire une chose plus large, parce qu'elle nous concerne tous. Sur ce territoire en pleine transformation, les lieux culturels disparaissent les uns après les autres. À chaque fois la même histoire : un lieu vivant, des années de travail, des liens avec les habitants, puis une procédure, une évacuation, et à la place des mètres carrés à vendre. Habitants d'Ivry, du Val-de-Marne, du Grand Paris : où iront les artistes, les artisans, les associations, les jeunes qui font leurs premiers pas ? Où irez-vous, vous, quand il ne restera plus un seul endroit qui ne soit pas à vendre ? Un quartier  sans lieux de culture et de solidarité est un placement. La Fonderie est l'un des derniers espaces de ce genre encore debout. Si nous laissons faire aujourd'hui, il n'y aura personne à défendre demain.

 

En signant, vous demandez :

Aucune évacuation tant qu'une solution digne n'existe pas ;
Un engagement de la Ville et de l'aménageur pour le collectif, et l'ouverture d'un réel dialogue sur la place de la culture dans l'avenir du quartier ;
La protection des œuvres, du matériel et de la fresque.
Un lieu comme celui-ci met dix ans à naître. Il peut mourir en un mois.

Signez et partagez.

Le collectif La Fonderie

fonderie94@gmail.com / +33 6 25 51 29 18

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