égalité des droits pour les travailleurs-handicapés

Le problème

Je suis professeur de français, reconnue travailleur-handicapée. J'ai une sclérose en plaques et une fibromyalgie, je suis devenue trop fatigable pour travailler à plein temps, et je n'ai pas les moyens financiers de travailler à temps partiel. J'ai bénéficié d'un allègement de service pendant quatre ans (je travaille à 80 %, payé à 100%) ce qui est l'idéal pour moi. Le problème est que le rectorat de Rouen me rappelle chaque année que cette situation ne va pouvoir durer, faute de moyens. Ils vont devoir me retirer cet aménagement pour pouvoir en faire bénéficier quelqu'un d'autre.

Au lieu de fixer un quota de personnes pouvant bénéficier d'un allègement de service, ne devrait-on pas se demander combien en ont réellement besoin ? Je suis consciente que cela a un coût, mais si je dois reprendre à temps complet, alors que j'en suis incapable, je devrai multiplier les arrêts de travail et il faudra payer quelqu'un pour me remplacer: dans tous les cas, je coûterai de l'argent. Il faut donc voir où est l'intérêt de chacun: si on pense à ma santé, mieux vaut me laisser en allègement de service le reste de ma carrière, si on réfléchit à la qualité du service public, là encore mieux vaut que je travaille à 80 % et ne soit presque jamais absente, plutôt que de me remettre à plein temps. Les élèves seront régulièrement  sans professeur de français ou bien auront une succession de remplaçants, qui ne sont pas toujours compétents (ils n'ont pas forcément étudié dans la matière qu'ils viennent enseigner et n'ont eu aucune formation..)

En tant que travailleur-handicapé, j'ai le droit de prendre un temps partiel, mais je n'aurai droit à aucune aide pour compenser ma perte de salaire. En effet la MDPH ne prévoit rien pour ce genre de cas. Il existe bien la pension d'invalidité, versée par la CPAM, mais je suis à la MGEN où il n'existe de pension d'invalidité que pour des gens qui ne travaillent plus du tout et sont proches de la retraite. Comment se fait-il qu'il y ait de telles disparités entre les travailleurs-handicapés en fonction de leur régime de sécurité sociale ?

J'ai donc le choix entre le surmenage qui risque d'entraîner une aggravation de mon état de santé, ou prendre un temps partiel à mes frais, ce qui signifie dans mon cas devenir travailleur pauvre. Je demande donc que les  travailleurs-handicapés bénéficient tous des mêmes droits, quel que soit leur régime de sécurité sociale et que les travailleurs -handicapés ne soient plus soumis à un quota qui les mette en concurrence (m'enlever l'allègement de service pour pouvoir en faire bénéficier une autre personne qui en a elle aussi besoin !)

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natacha HALLOUINLanceur de pétition

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Le problème

Je suis professeur de français, reconnue travailleur-handicapée. J'ai une sclérose en plaques et une fibromyalgie, je suis devenue trop fatigable pour travailler à plein temps, et je n'ai pas les moyens financiers de travailler à temps partiel. J'ai bénéficié d'un allègement de service pendant quatre ans (je travaille à 80 %, payé à 100%) ce qui est l'idéal pour moi. Le problème est que le rectorat de Rouen me rappelle chaque année que cette situation ne va pouvoir durer, faute de moyens. Ils vont devoir me retirer cet aménagement pour pouvoir en faire bénéficier quelqu'un d'autre.

Au lieu de fixer un quota de personnes pouvant bénéficier d'un allègement de service, ne devrait-on pas se demander combien en ont réellement besoin ? Je suis consciente que cela a un coût, mais si je dois reprendre à temps complet, alors que j'en suis incapable, je devrai multiplier les arrêts de travail et il faudra payer quelqu'un pour me remplacer: dans tous les cas, je coûterai de l'argent. Il faut donc voir où est l'intérêt de chacun: si on pense à ma santé, mieux vaut me laisser en allègement de service le reste de ma carrière, si on réfléchit à la qualité du service public, là encore mieux vaut que je travaille à 80 % et ne soit presque jamais absente, plutôt que de me remettre à plein temps. Les élèves seront régulièrement  sans professeur de français ou bien auront une succession de remplaçants, qui ne sont pas toujours compétents (ils n'ont pas forcément étudié dans la matière qu'ils viennent enseigner et n'ont eu aucune formation..)

En tant que travailleur-handicapé, j'ai le droit de prendre un temps partiel, mais je n'aurai droit à aucune aide pour compenser ma perte de salaire. En effet la MDPH ne prévoit rien pour ce genre de cas. Il existe bien la pension d'invalidité, versée par la CPAM, mais je suis à la MGEN où il n'existe de pension d'invalidité que pour des gens qui ne travaillent plus du tout et sont proches de la retraite. Comment se fait-il qu'il y ait de telles disparités entre les travailleurs-handicapés en fonction de leur régime de sécurité sociale ?

J'ai donc le choix entre le surmenage qui risque d'entraîner une aggravation de mon état de santé, ou prendre un temps partiel à mes frais, ce qui signifie dans mon cas devenir travailleur pauvre. Je demande donc que les  travailleurs-handicapés bénéficient tous des mêmes droits, quel que soit leur régime de sécurité sociale et que les travailleurs -handicapés ne soient plus soumis à un quota qui les mette en concurrence (m'enlever l'allègement de service pour pouvoir en faire bénéficier une autre personne qui en a elle aussi besoin !)

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natacha HALLOUINLanceur de pétition

Les décisionnaires

Jean-Michel Blanquer
Ministre de l'Éducation nationale et de la jeunesse.
Sophie Cluzel
Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées
Agnes Buzyn
Agnes Buzyn
Ministre de la santé
Thierry Beaudet
Thierry Beaudet
président de la MGEN
François de Rugy
François de Rugy
Président de l'Assemblée Nationale

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Pétition lancée le 24 mai 2016