Écoutez les élèves de l'école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc.

Le problème

La violence augmente dans l'école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc à Granby. En tant qu'élèves, nous sommes témoins de scènes alarmantes qui compromettent notre sécurité et nuisent à notre apprentissage. Voici une lettre que nous aimerions vous partagez.

À la direction de l’école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc,


Je vous écris aujourd’hui parce que ça fait trop longtemps qu’on garde tout ça en dedans. Ce message n’est pas écrit pour provoquer ou manquer de respect, mais pour dire enfin ce que plusieurs élèves pensent tout bas depuis longtemps. La vérité, c’est que dans votre école, on ne se sent pas en sécurité et la violence augmente. Pas physiquement seulement, mais surtout mentalement et émotionnellement.


Vous êtes censés être là pour nous. Vous êtes censés nous encadrer, nous protéger, nous écouter. Mais trop souvent, on a l’impression d’être invisibles. Quand un élève vit un problème, que ce soit de l’intimidation, du stress, de l’anxiété ou des difficultés personnelles, il est souvent laissé seul. On vient vous voir, on parle, on explique… et après? Rien change. On retourne en classe avec nos problèmes sur le dos, comme si on avait juste parlé dans le vide.


Ce qui est encore plus grave, c’est que ce n’est pas normal qu’on se fasse frapper à l’école. Ce n’est pas normal d’avoir peur de marcher dans les corridors. Ce n’est pas normal d’arriver blessé et que des adultes rient de nous au lieu de nous aider. Ça, c’est inacceptable. Quand un élève arrive avec des marques, des bleus ou clairement affecté, la réaction devrait être de protéger, pas de rire.


En plus, aucune action n’a été mise en place avant que tout ça arrive. Vous attendez toujours que la situation explose avant d’agir. Vous laissez les problèmes grossir jusqu’à ce que ça devienne trop gros pour être ignoré. Et après, vous faites semblant d’être surpris. Mais nous, on avait déjà parlé. Nous, on avait déjà demandé de l’aide.


On dirait que vous nous prenez pour acquis. Comme si on allait toujours endurer. Comme si on n’avait pas de limites. Comme si la violence devrait faire partie de notre quotidien. Vous agissez parfois comme si vous aviez le droit de mal nous traiter, de nous parler sèchement, de nous regarder de haut, sans aucune raison. Mais le respect, ça va dans les deux sens. Vous voulez qu’on vous respecte, mais vous devez aussi nous respecter.


Ce qui fait le plus mal, c’est le manque de considération. Pas toujours avec des mots méchants, mais avec des gestes, des attitudes, des silences. Quand un élève ose demander de l’aide et qu’on le prend pas au sérieux, c’est un manque de respect. Quand on minimise ce qu’il vit, c’est un manque de respect. Quand on fait comme si tout allait bien alors que clairement non, c’est un manque de respect.


On dirait que pour vous, on est juste des numéros. Des dossiers. Des absences. Des notes. Mais derrière chaque élève, il y a un humain. Quelqu’un avec des émotions, des peurs, des rêves, des limites aussi. On n’est pas des robots. On n’est pas tous forts. Certains arrivent à sourire à l’école mais pleurent rendu chez eux. Certains viennent en classe avec un poids énorme sur le cœur.


On aimerait aussi parler du personnel de l’école. On voit bien que nos profs, nos surveillants et nos éducatrices spécialisées sont souvent épuisés. Ça paraît qu’ils sont à bout. On a aussi déjà vu des situations où ils se font parler sèchement ou se font crier dessus, et ça crée un malaise. Ce n’est pas normal qu’il y ait autant de tension. Des fois, on a voulu aller chercher de l’aide auprès d’un adulte en qui on a confiance, mais on a senti qu’ils hésitaient ou qu’ils ne pouvaient pas vraiment intervenir. Ça donne l’impression que même ceux qui veulent nous aider ne se sentent pas libres de le faire.


Vous laissez trop souvent les élèves gérer leurs problèmes seuls. Vous dites qu’il faut parler, mais quand on parle, on n’est pas vraiment entendus. Sommes-nous invisibles? Vous dites que vous êtes là, mais on vous voit surtout quand il s’agit de règlements ou de punitions. Où êtes-vous quand ça va mal pour vrai?


Une école, ça devrait être un endroit sécuritaire. Un endroit où on se sent compris. Où on peut faire des erreurs sans avoir peur d’être jugés. Où les adultes donnent l’exemple du respect. Mais présentement, ce n’est pas ça qu’on vit. Il y a un climat lourd. De la tension. Du stress constant. Et ça affecte notre motivation, notre concentration et même notre santé mentale.


On ne demande pas la perfection. On sait que votre travail n’est pas facile. Mais on demande le minimum : être écoutés, être pris au sérieux, être soutenus. On demande que vous fassiez réellement votre job. Pas juste administrer une école, mais prendre soin des élèves qui sont dedans.


Parce que oui, on a l’impression que vous ne faites pas votre travail comme il faut. Pas parce que vous êtes incapables, mais parce que vous avez perdu de vue l’essentiel : nous. L’humain avant les règlements. L’élève avant l’image de l’école.


Ce texte est rude, oui. Mais il est honnête. Et parfois, la vérité dérange. On ne veut pas vous attaquer, on veut que ça change. On veut sentir qu’on compte. On veut pouvoir venir à l’école sans avoir une boule dans l’estomac. On veut arrêter d’avoir l’impression que nos problèmes dérangent plus qu’ils importent.
Prenez le temps de réfléchir à ça. Écoutez vraiment vos élèves. Pas juste avec vos oreilles, mais avec votre cœur. Faites des actions concrètes. Montrez-nous que notre bien-être est important pour vous.
Parce qu’en ce moment, ce n’est pas ce qu’on ressent.


Respectueusement,
des élèves fatigués d’être ignorés



Merci de signer cette pétition pour inciter l'école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc à entendre l'appel de ses élèves et à agir en conséquence.

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Le problème

La violence augmente dans l'école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc à Granby. En tant qu'élèves, nous sommes témoins de scènes alarmantes qui compromettent notre sécurité et nuisent à notre apprentissage. Voici une lettre que nous aimerions vous partagez.

À la direction de l’école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc,


Je vous écris aujourd’hui parce que ça fait trop longtemps qu’on garde tout ça en dedans. Ce message n’est pas écrit pour provoquer ou manquer de respect, mais pour dire enfin ce que plusieurs élèves pensent tout bas depuis longtemps. La vérité, c’est que dans votre école, on ne se sent pas en sécurité et la violence augmente. Pas physiquement seulement, mais surtout mentalement et émotionnellement.


Vous êtes censés être là pour nous. Vous êtes censés nous encadrer, nous protéger, nous écouter. Mais trop souvent, on a l’impression d’être invisibles. Quand un élève vit un problème, que ce soit de l’intimidation, du stress, de l’anxiété ou des difficultés personnelles, il est souvent laissé seul. On vient vous voir, on parle, on explique… et après? Rien change. On retourne en classe avec nos problèmes sur le dos, comme si on avait juste parlé dans le vide.


Ce qui est encore plus grave, c’est que ce n’est pas normal qu’on se fasse frapper à l’école. Ce n’est pas normal d’avoir peur de marcher dans les corridors. Ce n’est pas normal d’arriver blessé et que des adultes rient de nous au lieu de nous aider. Ça, c’est inacceptable. Quand un élève arrive avec des marques, des bleus ou clairement affecté, la réaction devrait être de protéger, pas de rire.


En plus, aucune action n’a été mise en place avant que tout ça arrive. Vous attendez toujours que la situation explose avant d’agir. Vous laissez les problèmes grossir jusqu’à ce que ça devienne trop gros pour être ignoré. Et après, vous faites semblant d’être surpris. Mais nous, on avait déjà parlé. Nous, on avait déjà demandé de l’aide.


On dirait que vous nous prenez pour acquis. Comme si on allait toujours endurer. Comme si on n’avait pas de limites. Comme si la violence devrait faire partie de notre quotidien. Vous agissez parfois comme si vous aviez le droit de mal nous traiter, de nous parler sèchement, de nous regarder de haut, sans aucune raison. Mais le respect, ça va dans les deux sens. Vous voulez qu’on vous respecte, mais vous devez aussi nous respecter.


Ce qui fait le plus mal, c’est le manque de considération. Pas toujours avec des mots méchants, mais avec des gestes, des attitudes, des silences. Quand un élève ose demander de l’aide et qu’on le prend pas au sérieux, c’est un manque de respect. Quand on minimise ce qu’il vit, c’est un manque de respect. Quand on fait comme si tout allait bien alors que clairement non, c’est un manque de respect.


On dirait que pour vous, on est juste des numéros. Des dossiers. Des absences. Des notes. Mais derrière chaque élève, il y a un humain. Quelqu’un avec des émotions, des peurs, des rêves, des limites aussi. On n’est pas des robots. On n’est pas tous forts. Certains arrivent à sourire à l’école mais pleurent rendu chez eux. Certains viennent en classe avec un poids énorme sur le cœur.


On aimerait aussi parler du personnel de l’école. On voit bien que nos profs, nos surveillants et nos éducatrices spécialisées sont souvent épuisés. Ça paraît qu’ils sont à bout. On a aussi déjà vu des situations où ils se font parler sèchement ou se font crier dessus, et ça crée un malaise. Ce n’est pas normal qu’il y ait autant de tension. Des fois, on a voulu aller chercher de l’aide auprès d’un adulte en qui on a confiance, mais on a senti qu’ils hésitaient ou qu’ils ne pouvaient pas vraiment intervenir. Ça donne l’impression que même ceux qui veulent nous aider ne se sentent pas libres de le faire.


Vous laissez trop souvent les élèves gérer leurs problèmes seuls. Vous dites qu’il faut parler, mais quand on parle, on n’est pas vraiment entendus. Sommes-nous invisibles? Vous dites que vous êtes là, mais on vous voit surtout quand il s’agit de règlements ou de punitions. Où êtes-vous quand ça va mal pour vrai?


Une école, ça devrait être un endroit sécuritaire. Un endroit où on se sent compris. Où on peut faire des erreurs sans avoir peur d’être jugés. Où les adultes donnent l’exemple du respect. Mais présentement, ce n’est pas ça qu’on vit. Il y a un climat lourd. De la tension. Du stress constant. Et ça affecte notre motivation, notre concentration et même notre santé mentale.


On ne demande pas la perfection. On sait que votre travail n’est pas facile. Mais on demande le minimum : être écoutés, être pris au sérieux, être soutenus. On demande que vous fassiez réellement votre job. Pas juste administrer une école, mais prendre soin des élèves qui sont dedans.


Parce que oui, on a l’impression que vous ne faites pas votre travail comme il faut. Pas parce que vous êtes incapables, mais parce que vous avez perdu de vue l’essentiel : nous. L’humain avant les règlements. L’élève avant l’image de l’école.


Ce texte est rude, oui. Mais il est honnête. Et parfois, la vérité dérange. On ne veut pas vous attaquer, on veut que ça change. On veut sentir qu’on compte. On veut pouvoir venir à l’école sans avoir une boule dans l’estomac. On veut arrêter d’avoir l’impression que nos problèmes dérangent plus qu’ils importent.
Prenez le temps de réfléchir à ça. Écoutez vraiment vos élèves. Pas juste avec vos oreilles, mais avec votre cœur. Faites des actions concrètes. Montrez-nous que notre bien-être est important pour vous.
Parce qu’en ce moment, ce n’est pas ce qu’on ressent.


Respectueusement,
des élèves fatigués d’être ignorés



Merci de signer cette pétition pour inciter l'école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc à entendre l'appel de ses élèves et à agir en conséquence.

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