164,899 signatures

Confusion des peines : le combat d'une mère fait bouger l'Assemblée nationale

Quand Laurence Brunet-Jambu lance sa pétition fin avril 2026, c'est un cri de mère. L'agresseur de sa fille adoptive Karine, pédocriminel multirécidiviste condamné à 30 ans de réclusion en 2018, n'aura passé que 8 ans derrière les barreaux pour les crimes commis sur elle. Libéré le 12 mai 2026, il est autorisé à s'installer à Rennes, là où vit encore Karine, à proximité d'écoles. En cause : la confusion des peines, qui permet de fondre plusieurs condamnations en une seule, seule la plus longue étant retenue. En quelques semaines, la pétition dépasse les 150 000 signatures.

Cette injustice n'est pas uniquement notre douleur personnelle, mais un signal d'alarme pour toutes les familles victimes.

Laurence BRUNET, petition starter

Le 16 juin 2026, Laurence et Karine sont reçues à l'Assemblée nationale par la députée Laure Miller, qui s'engage à déposer un projet de loi pour réformer la confusion des peines. Le 6 juillet, la mobilisation franchit une étape historique : porté par Laure Miller et inspiré de leur combat, un amendement mettant fin à la confusion des peines pour les crimes et délits sexuels sur les mineurs de moins de 15 ans est adopté à l'Assemblée, dans le cadre du projet de loi sur la protection de l'enfance. Ces condamnations pourront désormais se cumuler au lieu d'être absorbées par la peine la plus lourde. Le texte doit encore être examiné en séance publique, mais le principe est acté.

D'une douleur intime, la mobilisation a fait une cause publique : celle de toutes les familles de victimes qui réclament que les peines prononcées soient réellement purgées.

Check out the petition to see how it became so successful.

Every successful petition starts with someone like you

Share your story
Get started with AI (2 minutes)