Congé menstruel dans toutes les facs de France !
Le problème
Et si on vous demandait de suivre vos cours avec une douleur qui vous cloue au lit ? C’est pourtant la réalité de milliers d’étudiantes, chaque mois.
Nous sommes Lorine, Alice, Rita, Gabriel et Mélanie, étudiant·e·s dans différentes facultés, réuni·e·s à l’occasion de 🗓️ la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, le 28 mai, pour défendre une cause commune — avec le soutien de l’UNEF, l'Union Étudiante, la FAGE et de personnalités engagées comme Imany et Élise Thiébaut.
Nous le savons, les règles s'accompagnent souvent de symptômes incapacitants : crampes, nausées, vomissements, migraines ou encore fatigue intense. Ces effets peuvent être aggravés par des maladies pathologiques telles que l’endométriose ou l'adénomyose. Chaque mois, de nombreux·se·s étudiant·e·s voient leur concentration et leur énergie diminuées en raison de leurs menstruations, rendant difficile le suivi de cours et a fortiori la réalisation d’examens. À terme, cela influe directement sur leur bien-être et leurs conditions d’études, créant une inégalité réelle dans l’accès à l’éducation entre les personnes menstruées et celles qui ne le sont pas.
Actuellement, les menstruations incapacitantes ne sont pas reconnues comme un motif légitime d’absence dans la majorité des établissements d’enseignement supérieurs. Cela nous oblige à consulter un·e médecin pour obtenir un certificat médical. Cette exigence est non seulement contraignante et coûteuse, mais surtout, elle entre en contradiction avec la réalité des cycles menstruels, marqués par des symptômes qui sont souvent soudains, intenses et difficiles à anticiper.
Dans un contexte où la grande majorité du territoire national est sous-doté en médecins et où la précarité étudiante ne cesse de croître, demander un certificat médical pour chaque épisode menstruel douloureux relève d’un non-sens. Cette exigence entrave l’accès aux soins au lieu de le faciliter.
Il s’agirait de comprendre spontanément qu’une période de menstruation peut nécessiter du repos et du temps pour se soigner. Trop souvent, les étudiant·e·s doivent se faire violence pour ne pas manquer les cours. Pourtant, pouvoir écouter nos corps, sans honte ni culpabilité, ne devrait pas être un luxe. Reconnaître cette réalité, c’est refuser d’assimiler les incapacités liées aux règles à un manque d’assiduité, et c’est aussi refuser de conditionner le soin à des démarches lourdes et intrusives.
De nombreux lieux d’études, grâce à l’action conjuguée de leurs communautés étudiantes et des leurs administrations, ont compris l’urgence de se saisir de la question et ont mis en place des mécanismes de justifications d’absence pour menstruations douloureuses ou incapacitantes. L’Université d’Angers à été pionnière à la rentrée 2023, suivie de près par les Universités de Rouen, Paris Est Créteil, Sorbonne Paris Nord, Reims Champagne Ardenne, Bordeaux Montaigne, Aix-Marseille ou encore les IEP de Lyon et de Fontainebleau.
Ces nombreux exemples le démontrent : les universités ont les moyens et la possibilité de mettre en place de telles mesures. Pourtant, à ce jour aucun dispositif universel, protecteur et accessible à tous·tes n’existe pour accompagner les étudiant·e·s ayant besoin de s’absenter en raison de leurs règles. En tant qu’espace d'apprentissage, de savoir et de réflexion critique, l’enseignement supérieur a la responsabilité d’être à l’initiative d’avancées concrètes pour l’égalité !
Un véritable congé menstruel ne saurait constituer une avancée concrète s’il ne prévoyait pas les modalités minimales suivantes. Pour cette raison, nous demandons à Monsieur Philippe Baptiste ministre chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, à Madame Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarité et des Familles et à Monsieur Yannick Neuder ministre chargé de la Santé et de l'Accès au soin :
✅ Un accès au dispositif universel sans justificatif médical afin d’éviter les obstacles liés à l’accès aux soins, en particulier pour les étudiant·e·s étranger·ère·s ou précaires.
✅ La reconnaissance des absences pour menstruations dans tous les enseignements et toutes les évaluations (cours magistraux, travaux dirigés et travaux pratiques, examens, etc).
✅ Un accès universel et non genré, pour garantir que toutes les personnes menstruées, quel que soit leur genre, puissent bénéficier de cette possibilité sans discrimination.
Il est temps de briser le tabou autour des règles, de parler de santé gynécologique et menstruelle, et de reconnaître l’importance d’un congé menstruel au sein de tous nos établissements d’enseignement supérieur pour garantir à tou·te·s des conditions d’études égales et dignes.
Signez cette pétition pour faire entendre nos voix et faire avancer nos droits !
✍🏻 Les 28 premiers signataires :
Lorine Mathialagan, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines - Paris Saclay
Rita Laghmadi, élue CA Lyon 3, l'Union Étudiante
Alice Cohen-Morzadec, secrétaire générale de l'Union Étudiante Sciences Po
Gabriel Soussi, SCUM (l'Union Étudiante), Université de Montpellier
Mélanie Pierre, Sciences Po Aix
Hania Hamidi, secrétaire générale de l'UNEF, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Manon Moret, Université Lumière Lyon 2, membre du bureau national de l'UNEF
Léa Jules-Clément, secrétaire nationale de l'Union Étudiante, Université de Rennes
Héloïse Ricard, collectif Fais pas Genre du CELSA
Andreas Viellard, collectif Fais pas Genre du CELSA
Léna Ulloa, collectif Fais pas Genre du CELSA
Manon Moret, Université Lumière Lyon 2, membre du bureau national de l'UNEF
Alia Guillaumot, Université Catholique de Lyon
Marion Lafon, présidente de l'UNEF Bordeaux
Maëlle Nizan, présidente nationale de la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes)
Alice Piccinali, élue Bouge Tes Campus au CNESER (Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche)
Imany, chanteuse, auteure-compositrice-interprète
Elise Thiébaut, autrice de Ceci est mon sang et de Les règles, quelle aventure !
Florence Hartheiser, Médecin directrice du SSU - Université d'Angers
Lou Charlot, élue Bouge Ton Campus au conseil d'administration d'Aix Marseille Université
Andréa Gaucher, ex éluE Bouge Ton Campus à l'Université Paris Est Créteil, ex vice présidente étudiante de l'UPEC
Melanie Melot, réalisatrice du film "Premières lunes"
Margaux Nicoulaud, présidente de l'ANESF (Association Nationale des EtudiantEs sages femmes)
Clément Evans, collaborateur parlementaire, LFI
Lorris Chabert, Vice-Président étudiant du Crous de Montpellier-Occitanie, SCUM (Union Étudiante)
Catherine Couturier, députée LFI de la Creuse

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Le problème
Et si on vous demandait de suivre vos cours avec une douleur qui vous cloue au lit ? C’est pourtant la réalité de milliers d’étudiantes, chaque mois.
Nous sommes Lorine, Alice, Rita, Gabriel et Mélanie, étudiant·e·s dans différentes facultés, réuni·e·s à l’occasion de 🗓️ la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, le 28 mai, pour défendre une cause commune — avec le soutien de l’UNEF, l'Union Étudiante, la FAGE et de personnalités engagées comme Imany et Élise Thiébaut.
Nous le savons, les règles s'accompagnent souvent de symptômes incapacitants : crampes, nausées, vomissements, migraines ou encore fatigue intense. Ces effets peuvent être aggravés par des maladies pathologiques telles que l’endométriose ou l'adénomyose. Chaque mois, de nombreux·se·s étudiant·e·s voient leur concentration et leur énergie diminuées en raison de leurs menstruations, rendant difficile le suivi de cours et a fortiori la réalisation d’examens. À terme, cela influe directement sur leur bien-être et leurs conditions d’études, créant une inégalité réelle dans l’accès à l’éducation entre les personnes menstruées et celles qui ne le sont pas.
Actuellement, les menstruations incapacitantes ne sont pas reconnues comme un motif légitime d’absence dans la majorité des établissements d’enseignement supérieurs. Cela nous oblige à consulter un·e médecin pour obtenir un certificat médical. Cette exigence est non seulement contraignante et coûteuse, mais surtout, elle entre en contradiction avec la réalité des cycles menstruels, marqués par des symptômes qui sont souvent soudains, intenses et difficiles à anticiper.
Dans un contexte où la grande majorité du territoire national est sous-doté en médecins et où la précarité étudiante ne cesse de croître, demander un certificat médical pour chaque épisode menstruel douloureux relève d’un non-sens. Cette exigence entrave l’accès aux soins au lieu de le faciliter.
Il s’agirait de comprendre spontanément qu’une période de menstruation peut nécessiter du repos et du temps pour se soigner. Trop souvent, les étudiant·e·s doivent se faire violence pour ne pas manquer les cours. Pourtant, pouvoir écouter nos corps, sans honte ni culpabilité, ne devrait pas être un luxe. Reconnaître cette réalité, c’est refuser d’assimiler les incapacités liées aux règles à un manque d’assiduité, et c’est aussi refuser de conditionner le soin à des démarches lourdes et intrusives.
De nombreux lieux d’études, grâce à l’action conjuguée de leurs communautés étudiantes et des leurs administrations, ont compris l’urgence de se saisir de la question et ont mis en place des mécanismes de justifications d’absence pour menstruations douloureuses ou incapacitantes. L’Université d’Angers à été pionnière à la rentrée 2023, suivie de près par les Universités de Rouen, Paris Est Créteil, Sorbonne Paris Nord, Reims Champagne Ardenne, Bordeaux Montaigne, Aix-Marseille ou encore les IEP de Lyon et de Fontainebleau.
Ces nombreux exemples le démontrent : les universités ont les moyens et la possibilité de mettre en place de telles mesures. Pourtant, à ce jour aucun dispositif universel, protecteur et accessible à tous·tes n’existe pour accompagner les étudiant·e·s ayant besoin de s’absenter en raison de leurs règles. En tant qu’espace d'apprentissage, de savoir et de réflexion critique, l’enseignement supérieur a la responsabilité d’être à l’initiative d’avancées concrètes pour l’égalité !
Un véritable congé menstruel ne saurait constituer une avancée concrète s’il ne prévoyait pas les modalités minimales suivantes. Pour cette raison, nous demandons à Monsieur Philippe Baptiste ministre chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, à Madame Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarité et des Familles et à Monsieur Yannick Neuder ministre chargé de la Santé et de l'Accès au soin :
✅ Un accès au dispositif universel sans justificatif médical afin d’éviter les obstacles liés à l’accès aux soins, en particulier pour les étudiant·e·s étranger·ère·s ou précaires.
✅ La reconnaissance des absences pour menstruations dans tous les enseignements et toutes les évaluations (cours magistraux, travaux dirigés et travaux pratiques, examens, etc).
✅ Un accès universel et non genré, pour garantir que toutes les personnes menstruées, quel que soit leur genre, puissent bénéficier de cette possibilité sans discrimination.
Il est temps de briser le tabou autour des règles, de parler de santé gynécologique et menstruelle, et de reconnaître l’importance d’un congé menstruel au sein de tous nos établissements d’enseignement supérieur pour garantir à tou·te·s des conditions d’études égales et dignes.
Signez cette pétition pour faire entendre nos voix et faire avancer nos droits !
✍🏻 Les 28 premiers signataires :
Lorine Mathialagan, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines - Paris Saclay
Rita Laghmadi, élue CA Lyon 3, l'Union Étudiante
Alice Cohen-Morzadec, secrétaire générale de l'Union Étudiante Sciences Po
Gabriel Soussi, SCUM (l'Union Étudiante), Université de Montpellier
Mélanie Pierre, Sciences Po Aix
Hania Hamidi, secrétaire générale de l'UNEF, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Manon Moret, Université Lumière Lyon 2, membre du bureau national de l'UNEF
Léa Jules-Clément, secrétaire nationale de l'Union Étudiante, Université de Rennes
Héloïse Ricard, collectif Fais pas Genre du CELSA
Andreas Viellard, collectif Fais pas Genre du CELSA
Léna Ulloa, collectif Fais pas Genre du CELSA
Manon Moret, Université Lumière Lyon 2, membre du bureau national de l'UNEF
Alia Guillaumot, Université Catholique de Lyon
Marion Lafon, présidente de l'UNEF Bordeaux
Maëlle Nizan, présidente nationale de la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes)
Alice Piccinali, élue Bouge Tes Campus au CNESER (Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche)
Imany, chanteuse, auteure-compositrice-interprète
Elise Thiébaut, autrice de Ceci est mon sang et de Les règles, quelle aventure !
Florence Hartheiser, Médecin directrice du SSU - Université d'Angers
Lou Charlot, élue Bouge Ton Campus au conseil d'administration d'Aix Marseille Université
Andréa Gaucher, ex éluE Bouge Ton Campus à l'Université Paris Est Créteil, ex vice présidente étudiante de l'UPEC
Melanie Melot, réalisatrice du film "Premières lunes"
Margaux Nicoulaud, présidente de l'ANESF (Association Nationale des EtudiantEs sages femmes)
Clément Evans, collaborateur parlementaire, LFI
Lorris Chabert, Vice-Président étudiant du Crous de Montpellier-Occitanie, SCUM (Union Étudiante)
Catherine Couturier, députée LFI de la Creuse

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Les décisionnaires
Voix de signataires
Pétition lancée le 15 mai 2025
