Atteinte d'un cancer, Émilie obtient de passer sa soutenance avant son hospitalisation
Le 20 avril 2026, Émilie Fabiani, 41 ans, apprend la rechute de son cancer, un lymphome : un an de traitements lourds l'attend, au minimum. Depuis trois ans, elle se forme pour devenir éducatrice spécialisée et a validé toutes les épreuves — il ne lui reste qu'un oral de 30 minutes pour décrocher son diplôme. Mais les traitements rendent impossible sa présence à la date prévue, et le rectorat de l'académie de Toulouse refuse tout aménagement de calendrier. Conséquence : sans adaptation, elle ne pourrait passer cette dernière épreuve qu'en 2028. C'est cette rigidité administrative qu'elle dénonce en lançant sa pétition fin avril.

“Je ne demande pas un traitement de faveur, mais simplement que ma situation soit prise en compte.”
Emilie MEDEL, petition starterAu-delà de son cas, elle pose une question plus large : combien de personnes, atteintes de pathologies visibles ou invisibles, doivent retarder ou abandonner leur parcours et leurs rêves malgré leurs compétences ?
Son message rencontre un écho immédiat : plus de 31 000 signatures en quelques jours. Et la mobilisation fait bouger l'institution. Le 18 mai 2026, le rectorat finit par annoncer à Émilie qu'après réexamen, sa demande est acceptée : sa soutenance est avancée. Elle pourra défendre son mémoire quelques jours seulement avant son entrée à l'hôpital.
Une victoire à hauteur d'une vie : celle d'une femme qui voulait simplement aller au bout de trois ans d'efforts, et qui rappelle qu'une société inclusive est une société capable de s'adapter à ses membres — et non l'inverse.
Check out the petition to see how it became so successful.