

Défendons les ateliers tous publics de l'ESAD de Grenoble-Valence


Défendons les ateliers tous publics de l'ESAD de Grenoble-Valence
Le problème
Préliminaire : les signataires de cette lettre qui s’expriment au travers d’un «nous» sont un groupe d'auditeurs et d'auditrices des ateliers tous publics de l’école supérieure d’art et de design de Grenoble-Valence (ATP-ESAD-GV), inquiets pour l’avenir de cette institution.
Nous, auditeurs des ATP-ESAD-GV, affirmons clairement notre attachement à cette structure. Celle-ci joue un rôle important dans la diffusion de la culture et est créatrice de lien social. Elle accueille près de 500 inscrits à l’année, est une des écoles les plus importantes de France (après Paris et Biarritz/Bayonne/Anglet) et représente un dispositif qui promeut l’art par des tarifs prenant en compte les disparités sociales. Nous sommes des auditeurs qui fréquentons les ATP-ESAD-GV, depuis des années très souvent. Nous apprécions ces ateliers à divers titres :
- les ATP-ESAD-GV ont une spécificité : ils se distinguent d’abord évidemment des ateliers privés qui, certes, se multiplient en ville, mais n’offrent ni une assurance de qualité, ni la possibilité d’un accueil pour tout public, à cause notamment des tarifs pratiqués. Ils se distinguent aussi d’autres associations, comme l’université inter-âges du Dauphiné (UIAD), en ce qu’ils sont délibérément tournés vers l’accueil de tous les publics, au-delà de l’âge ou du statut professionnel.
- les enseignants sont eux-mêmes des artistes: leurs compétences, la continuité et le renouvellement de leurs propositions véritablement «artistiques» rendent leurs cours particulièrement précieux. S’y ajoutent leurs compétences pédagogiques et leur ouverture à des artistes de toutes époques. Les cours qu’ils donnent et les conférences qu’ils proposent constituent un véritable enrichissement et une émulation dont tous les auditeurs bénéficient, expérimentant souvent diverses pratiques au fil des années. Vu leurs qualités incontestées, on peut regretter qu’il ne soit pas offert de véritables contrats aux professeurs vacataires.
- la présence croisée d’un public intergénérationnel, la mixité sociale, la variété des ateliers contribuent également à la spécificité des ATP-ESAD-GV : grâce à l’ouverture des salles spacieuses, les auditeurs circulent, se rencontrent et se confrontent à diverses pratiques, enrichissant ainsi l’apport strict des cours. Là est l’âme de ce lieu.
Or, il s’avère que de lourdes menaces pèsent sur cette institution, qui se manifestent notamment par :
- la clôture prévue à la prochaine rentrée de trois contrats de vacataires pour les enseignants Vincent Brunet (gravure), Pascal Sarrazin (photographie) et Johann Rivat (dessin d'observation et aquarelle). Ceci sans ouverture d’aucun poste, ni titulaire ni même vacataire, et donc la disparition des enseignements correspondants.
- l’augmentation prévue des tarifs, voire l’instauration de tarifs uniques, dans le cas d’un alignement sur l’UIAD comme il est proposé de le faire pour certains ateliers, ce qui aurait pour conséquence d’interdire l’accès aux plus défavorisés en particulier aux plus jeunes.
La politique budgétaire mise en place jusque là a favorisé une mixité sociale devenue très rare aujourd’hui dans bien des lieux culturels. Les ATP-ESAD-GV sont un «établissement public de coopération culturelle». Cette dimension ouverte de la culture est un bien commun de notre société démocratique et en favorise le bien-vivre. Elle ne peut être bradée au nom d’intérêts prioritairement économiques. Les auditeurs signataires défendent donc les ATP-ESAD-GV et sa structure culturelle d’utilité publique, et soutiennent les enseignants qui l’animent dont l’emploi est justifié par des qualités reconnues.
Nous sommes inquiets des menaces qui pèsent sur les ATP-ESAD-GV et craignons sa disparition à terme. Nous déplorons également l'absence d'information et d'échange avec la direction, de tout débat démocratique, et l'opacité des décisions prises en haut lieu. Les auditeurs sont aussi des contribuables et doivent être associés aux choix qui président à l’existence même des ATP-ESAD-GV.
En conséquence nous demandons :
- que les postes des enseignants et du personnel administratif ne soient pas remis en cause chaque année
- que les tarifs d’inscription soient modulés et non augmentés brutalement, ceci pour éviter que les auditeurs aux revenus les plus modestes, dont les jeunes, soient privés des cours de l'ATP-ESAD-GV
- que les auditeurs soient associés à la vie de l'ATP-ESAD-GV et à ses décisions déterminantes
- enfin, qu’une communication régulière soit instaurée entre la direction et les auditeurs de manière à ce que ces décisions soient plus transparentes.
Premiers signataires :
- Marie Chaumel
- Danièle Crépeau
- Alain Lecomte
- Laura Pavlowsky
- Christine Richard
- Pierre Saramito
Le problème
Préliminaire : les signataires de cette lettre qui s’expriment au travers d’un «nous» sont un groupe d'auditeurs et d'auditrices des ateliers tous publics de l’école supérieure d’art et de design de Grenoble-Valence (ATP-ESAD-GV), inquiets pour l’avenir de cette institution.
Nous, auditeurs des ATP-ESAD-GV, affirmons clairement notre attachement à cette structure. Celle-ci joue un rôle important dans la diffusion de la culture et est créatrice de lien social. Elle accueille près de 500 inscrits à l’année, est une des écoles les plus importantes de France (après Paris et Biarritz/Bayonne/Anglet) et représente un dispositif qui promeut l’art par des tarifs prenant en compte les disparités sociales. Nous sommes des auditeurs qui fréquentons les ATP-ESAD-GV, depuis des années très souvent. Nous apprécions ces ateliers à divers titres :
- les ATP-ESAD-GV ont une spécificité : ils se distinguent d’abord évidemment des ateliers privés qui, certes, se multiplient en ville, mais n’offrent ni une assurance de qualité, ni la possibilité d’un accueil pour tout public, à cause notamment des tarifs pratiqués. Ils se distinguent aussi d’autres associations, comme l’université inter-âges du Dauphiné (UIAD), en ce qu’ils sont délibérément tournés vers l’accueil de tous les publics, au-delà de l’âge ou du statut professionnel.
- les enseignants sont eux-mêmes des artistes: leurs compétences, la continuité et le renouvellement de leurs propositions véritablement «artistiques» rendent leurs cours particulièrement précieux. S’y ajoutent leurs compétences pédagogiques et leur ouverture à des artistes de toutes époques. Les cours qu’ils donnent et les conférences qu’ils proposent constituent un véritable enrichissement et une émulation dont tous les auditeurs bénéficient, expérimentant souvent diverses pratiques au fil des années. Vu leurs qualités incontestées, on peut regretter qu’il ne soit pas offert de véritables contrats aux professeurs vacataires.
- la présence croisée d’un public intergénérationnel, la mixité sociale, la variété des ateliers contribuent également à la spécificité des ATP-ESAD-GV : grâce à l’ouverture des salles spacieuses, les auditeurs circulent, se rencontrent et se confrontent à diverses pratiques, enrichissant ainsi l’apport strict des cours. Là est l’âme de ce lieu.
Or, il s’avère que de lourdes menaces pèsent sur cette institution, qui se manifestent notamment par :
- la clôture prévue à la prochaine rentrée de trois contrats de vacataires pour les enseignants Vincent Brunet (gravure), Pascal Sarrazin (photographie) et Johann Rivat (dessin d'observation et aquarelle). Ceci sans ouverture d’aucun poste, ni titulaire ni même vacataire, et donc la disparition des enseignements correspondants.
- l’augmentation prévue des tarifs, voire l’instauration de tarifs uniques, dans le cas d’un alignement sur l’UIAD comme il est proposé de le faire pour certains ateliers, ce qui aurait pour conséquence d’interdire l’accès aux plus défavorisés en particulier aux plus jeunes.
La politique budgétaire mise en place jusque là a favorisé une mixité sociale devenue très rare aujourd’hui dans bien des lieux culturels. Les ATP-ESAD-GV sont un «établissement public de coopération culturelle». Cette dimension ouverte de la culture est un bien commun de notre société démocratique et en favorise le bien-vivre. Elle ne peut être bradée au nom d’intérêts prioritairement économiques. Les auditeurs signataires défendent donc les ATP-ESAD-GV et sa structure culturelle d’utilité publique, et soutiennent les enseignants qui l’animent dont l’emploi est justifié par des qualités reconnues.
Nous sommes inquiets des menaces qui pèsent sur les ATP-ESAD-GV et craignons sa disparition à terme. Nous déplorons également l'absence d'information et d'échange avec la direction, de tout débat démocratique, et l'opacité des décisions prises en haut lieu. Les auditeurs sont aussi des contribuables et doivent être associés aux choix qui président à l’existence même des ATP-ESAD-GV.
En conséquence nous demandons :
- que les postes des enseignants et du personnel administratif ne soient pas remis en cause chaque année
- que les tarifs d’inscription soient modulés et non augmentés brutalement, ceci pour éviter que les auditeurs aux revenus les plus modestes, dont les jeunes, soient privés des cours de l'ATP-ESAD-GV
- que les auditeurs soient associés à la vie de l'ATP-ESAD-GV et à ses décisions déterminantes
- enfin, qu’une communication régulière soit instaurée entre la direction et les auditeurs de manière à ce que ces décisions soient plus transparentes.
Premiers signataires :
- Marie Chaumel
- Danièle Crépeau
- Alain Lecomte
- Laura Pavlowsky
- Christine Richard
- Pierre Saramito
Pétition fermée
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Pétition lancée le 22 mai 2022