Ne laissons pas mourir une crèche associative

Le problème

D'ici la fin de l'année, une quarantaine d'enfants en bas âge risquent de se retrouver sans personne pour prendre soin d’eux. Et des familles arcisiennes, sans espoir de pouvoir faire garder leurs bébés dans une crèche associative, c’est-à-dire sans recherche de profit au détriment de leur bien être. La crèche des oursons, depuis le début des années 2000, c’est bien ça : une équipe de 19 employés animés par leur métier et de l’amour à transmettre. Aujourd’hui, elle accueille 42 berceaux (5 réservés par la préfecture, 5 par des entreprises) dont un réservé à un enfant porteur de handicap. Demain ? La question reste posée et paraît étonnante alors que les arcisiens comptent sur cette offre privilégiée et qu’un récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) pointe les défaillances d’un système qui pourraient être évitées (lire plus bas). La situation choquante dans laquelle se trouve la crèche des Oursons, au regard de la tension sur le secteur de la petite enfance, s’inscrit dans ce constat.

Comment en est-on arrivé là ?

La Crèche « Les Oursons » est subventionnée par la Ville de Bois d’Arcy, la Caisse d’Allocations Familiales des Yvelines et le Conseil départemental. Il en résulte des tarifs imbattables pour les familles. Aujourd'hui, un projet immobilier imminent oblige la crèche des Oursons à déménager sans qu'aucune solution de relocalisation provisoire ni même de long terme ne soit possible. 

Depuis ? L’incertitude, l’incompréhension et le désarroi

La Mairie prévoit une réunion prochaine pour faire le point sur notre situation...Les recherches de financement sont en cours depuis février 2023
La CAF prévoit de faire une réunion avec la préfecture, la mairie, la région et nous afin de nous aider. Mais elle ne donnera pas plus de financement prévu : 564 000 euros. Elle veut bien être co-financeur, mais pas seule financeur. La Région, elle, veut bien financer, mais les subventions maximum sont de 200 000 euros, et nous ne répondons pas à tous les critères. La banque, quant à elle, serait d'accord pour nous prêter 1 400 000 euros et le groupe SOS se porterait garant du crédit  et il achèterait également le terrain et nous le louerait.
 
Le compte n'y est pas, les montants affichés ne sont pas suffisants. Malgré les nombreux appels à l'aide, la brume dans laquelle se trouve la crèche des Oursons, désormais seule, comme abandonnée devant une impasse par ses partenaires habituels, est rageante.

D’autant plus qu’un rapport vient de pointer les défaillances du système des crèches : la qualité de l’accueil de l’enfant est en danger (Rapport de l'Igas « Qualité de l’accueil et prévention de la maltraitance dans les crèches », publication mars 2023).

Déjà en 2020, « plusieurs acteurs départementaux constataient une tendance récente au désengagement des communes qui préfèrent favoriser l’installation de micro-crèches, pour lesquelles elles ne participent pas au financement, plutôt que de porter elles-mêmes des projets ou de participer au financement de structures associatives de plus de 10 places », peut-on y lire (p. 78).

« Ces constats sont toujours d’actualité. Si les micro-crèches sont utiles dans les territoires où la demande est forte, leur développement sur les territoires à forte densité de population comporte le risque :

  • de développer une offre moins accessible aux familles disposant de faibles revenus, ce qui va à l’encontre de l’effort de lutte contre la pauvreté ;
  • d’augmenter la charge de travail induite par l’instruction de dossiers plus nombreux et pas toujours pertinents au regard de l’offre existante sur un territoire donné, alors que d’autres territoires souffrent d’une offre insuffisante ;
  • d’entraîner la fragilisation, voire la fermeture et la transformation d’offres existantes (EAJE et assistantes maternelles), lorsque l’offre est supérieure à la demande. »

Un tel rapport devrait réveiller les consciences, les idées et les financements pour sauver la crèche des Oursons. 

La crèche des oursons c’est une équipe investie 

Un agrément pour l’accueil de 42 enfants âgés de 10 semaines à 3 ans – capacité rare pour un modèle économique comme le nôtre dans les Yvelines - et un accueil du lundi au vendredi de 7h30 à 18h30.

Le projet éducatif vise à accueillir les enfants dans le respect de leur individualité : les activités proposées – et jamais imposées – favorisent l’éveil et le développement de chacun en fonction de ses besoins et de ses désirs. Chaque semaine, des ateliers intégrant la « Nature » sont organisés et au minimum une fois par trimestre, les parents sont invités à partager ce moment fort avec leur enfant et les professionnels de la crèche Les Oursons.

En résumé, la crèche des Oursons c’est du personnel bienveillant, en poste depuis parfois une vingtaine d’années, respectueux du rythme de l’enfant, de ses parents…Durant trois ans, le petit retrouve chaque jour sa famille.

VA-T-ON RÉELLEMENT METTRE FIN A NOTRE RAISON D’ÊTRE ?

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Elise MENETRATLanceur de pétition

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Le problème

D'ici la fin de l'année, une quarantaine d'enfants en bas âge risquent de se retrouver sans personne pour prendre soin d’eux. Et des familles arcisiennes, sans espoir de pouvoir faire garder leurs bébés dans une crèche associative, c’est-à-dire sans recherche de profit au détriment de leur bien être. La crèche des oursons, depuis le début des années 2000, c’est bien ça : une équipe de 19 employés animés par leur métier et de l’amour à transmettre. Aujourd’hui, elle accueille 42 berceaux (5 réservés par la préfecture, 5 par des entreprises) dont un réservé à un enfant porteur de handicap. Demain ? La question reste posée et paraît étonnante alors que les arcisiens comptent sur cette offre privilégiée et qu’un récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) pointe les défaillances d’un système qui pourraient être évitées (lire plus bas). La situation choquante dans laquelle se trouve la crèche des Oursons, au regard de la tension sur le secteur de la petite enfance, s’inscrit dans ce constat.

Comment en est-on arrivé là ?

La Crèche « Les Oursons » est subventionnée par la Ville de Bois d’Arcy, la Caisse d’Allocations Familiales des Yvelines et le Conseil départemental. Il en résulte des tarifs imbattables pour les familles. Aujourd'hui, un projet immobilier imminent oblige la crèche des Oursons à déménager sans qu'aucune solution de relocalisation provisoire ni même de long terme ne soit possible. 

Depuis ? L’incertitude, l’incompréhension et le désarroi

La Mairie prévoit une réunion prochaine pour faire le point sur notre situation...Les recherches de financement sont en cours depuis février 2023
La CAF prévoit de faire une réunion avec la préfecture, la mairie, la région et nous afin de nous aider. Mais elle ne donnera pas plus de financement prévu : 564 000 euros. Elle veut bien être co-financeur, mais pas seule financeur. La Région, elle, veut bien financer, mais les subventions maximum sont de 200 000 euros, et nous ne répondons pas à tous les critères. La banque, quant à elle, serait d'accord pour nous prêter 1 400 000 euros et le groupe SOS se porterait garant du crédit  et il achèterait également le terrain et nous le louerait.
 
Le compte n'y est pas, les montants affichés ne sont pas suffisants. Malgré les nombreux appels à l'aide, la brume dans laquelle se trouve la crèche des Oursons, désormais seule, comme abandonnée devant une impasse par ses partenaires habituels, est rageante.

D’autant plus qu’un rapport vient de pointer les défaillances du système des crèches : la qualité de l’accueil de l’enfant est en danger (Rapport de l'Igas « Qualité de l’accueil et prévention de la maltraitance dans les crèches », publication mars 2023).

Déjà en 2020, « plusieurs acteurs départementaux constataient une tendance récente au désengagement des communes qui préfèrent favoriser l’installation de micro-crèches, pour lesquelles elles ne participent pas au financement, plutôt que de porter elles-mêmes des projets ou de participer au financement de structures associatives de plus de 10 places », peut-on y lire (p. 78).

« Ces constats sont toujours d’actualité. Si les micro-crèches sont utiles dans les territoires où la demande est forte, leur développement sur les territoires à forte densité de population comporte le risque :

  • de développer une offre moins accessible aux familles disposant de faibles revenus, ce qui va à l’encontre de l’effort de lutte contre la pauvreté ;
  • d’augmenter la charge de travail induite par l’instruction de dossiers plus nombreux et pas toujours pertinents au regard de l’offre existante sur un territoire donné, alors que d’autres territoires souffrent d’une offre insuffisante ;
  • d’entraîner la fragilisation, voire la fermeture et la transformation d’offres existantes (EAJE et assistantes maternelles), lorsque l’offre est supérieure à la demande. »

Un tel rapport devrait réveiller les consciences, les idées et les financements pour sauver la crèche des Oursons. 

La crèche des oursons c’est une équipe investie 

Un agrément pour l’accueil de 42 enfants âgés de 10 semaines à 3 ans – capacité rare pour un modèle économique comme le nôtre dans les Yvelines - et un accueil du lundi au vendredi de 7h30 à 18h30.

Le projet éducatif vise à accueillir les enfants dans le respect de leur individualité : les activités proposées – et jamais imposées – favorisent l’éveil et le développement de chacun en fonction de ses besoins et de ses désirs. Chaque semaine, des ateliers intégrant la « Nature » sont organisés et au minimum une fois par trimestre, les parents sont invités à partager ce moment fort avec leur enfant et les professionnels de la crèche Les Oursons.

En résumé, la crèche des Oursons c’est du personnel bienveillant, en poste depuis parfois une vingtaine d’années, respectueux du rythme de l’enfant, de ses parents…Durant trois ans, le petit retrouve chaque jour sa famille.

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Elise MENETRATLanceur de pétition

Les décisionnaires

Inspection générale des affaires sociales
Inspection générale des affaires sociales
Service administratif français
Philippe Benassaya
Philippe Benassaya
Ex député des Yvelines, ex maire de Bois d'Arcy, porte parole des Yvelines
Jean-Philippe Luce
Jean-Philippe Luce
Maire de Bois d'Arcy
Caisse d'Allocations Familiales
Caisse d'Allocations Familiales
Groupe SOS
Groupe SOS
association française à but non lucratif, spécialisée dans l'entrepreneuriat social
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Pétition lancée le 2 mai 2023