Les épillets tuent nos chiens, la Ville de Lyon détourne le regard

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Matthieu TARRIT et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Laissez-moi vous raconter l'histoire de Vicky. Vicky c'est une chienne corgi âgée d'un peu plus d'un an aujourd'hui et qui coule des jours heureux à Lyon, dans le quartier de la Croix-Rousse. En juin 2024, alors qu'elle n'a que 6 mois, lors d'une promenade en soirée, Vicky est soudainement prise d'éternuements. Elle gémit de douleur, prend son museau entre ses pattes : un épillet vient de se loger dans l'une de ses narines. Sans plus attendre, direction les urgences vétérinaires à 23h30. Une anesthésie générale et à 1h00 du matin, l'épillet est extrait. Vicky est groggy mais elle s'en remettra, heureusement. Ce soir-là, les vétérinaires de service me confieront que les cas de consultation liés aux épillets n'ont cessé durant leur garde. 

Chaque année, au retour des beaux jours, les propriétaires de chiens lyonnais tremblent. Non pas à cause de la chaleur, ni des parasites — mais à cause de ces petites herbes sèches et sournoises qu’on appelle épillets. Leur apparence inoffensive cache un danger mortel : une fois accrochés au pelage ou à la peau de nos animaux, ils peuvent s’infiltrer dans leurs oreilles, leurs narines, leurs pattes, voire leurs poumons, provoquant infections, souffrances, opérations d'urgence… et parfois, la mort.

La prolifération des épillets dans les rues, au pied d'immeubles et des arbres, dans les parcs, jardins, bords de route et autres espaces publics lyonnais est un fléau connu. Et pourtant, la Ville de Lyon, sous couvert d'une gestion « raisonnée » des espaces verts, laisse ces herbes se développer sans contrôle. Pire : elle rejette la responsabilité sur les maîtres, les enjoignant à « faire attention », comme si nous pouvions éviter chaque mètre carré d’herbe lors d’une promenade. Comme si, en ville, il était acceptable de craindre pour la vie de son chien à chaque sortie.

Non, cela ne relève pas uniquement de la vigilance individuelle. Il s'agit d'une question de santé publique, de bien-être animal, et de responsabilité partagée. Cela fait plusieurs années que ce problème est signalé, ignoré, laissé de côté. Les chiens continuent d'en être les principales victimes. Les maîtres continuent de payer, au sens propre comme au figuré.

Nous demandons aujourd’hui à la Ville de Lyon :

- Une véritable écoute des citoyens et des vétérinaires qui alertent depuis trop longtemps dans le vide et une prise de conscience réelle du danger que représentent les épillets ;
- Un plan d'action clair : fauchage régulier dans les zones sensibles et entretien plus rigoureux des espaces publics.

Nos chiens ne sont pas des variables d’ajustement dans une politique verte mal appliquée. La biodiversité et la préservation de la nature sont des objectifs nobles, mais ils ne doivent pas se faire au détriment de la sécurité de nos animaux.

Il est temps que la Ville de Lyon assume ses responsabilités. Parce qu’un chien ne devrait jamais mourir pour une balade dans notre Ville.

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Martial FRITZLanceur de pétition

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Laissez-moi vous raconter l'histoire de Vicky. Vicky c'est une chienne corgi âgée d'un peu plus d'un an aujourd'hui et qui coule des jours heureux à Lyon, dans le quartier de la Croix-Rousse. En juin 2024, alors qu'elle n'a que 6 mois, lors d'une promenade en soirée, Vicky est soudainement prise d'éternuements. Elle gémit de douleur, prend son museau entre ses pattes : un épillet vient de se loger dans l'une de ses narines. Sans plus attendre, direction les urgences vétérinaires à 23h30. Une anesthésie générale et à 1h00 du matin, l'épillet est extrait. Vicky est groggy mais elle s'en remettra, heureusement. Ce soir-là, les vétérinaires de service me confieront que les cas de consultation liés aux épillets n'ont cessé durant leur garde. 

Chaque année, au retour des beaux jours, les propriétaires de chiens lyonnais tremblent. Non pas à cause de la chaleur, ni des parasites — mais à cause de ces petites herbes sèches et sournoises qu’on appelle épillets. Leur apparence inoffensive cache un danger mortel : une fois accrochés au pelage ou à la peau de nos animaux, ils peuvent s’infiltrer dans leurs oreilles, leurs narines, leurs pattes, voire leurs poumons, provoquant infections, souffrances, opérations d'urgence… et parfois, la mort.

La prolifération des épillets dans les rues, au pied d'immeubles et des arbres, dans les parcs, jardins, bords de route et autres espaces publics lyonnais est un fléau connu. Et pourtant, la Ville de Lyon, sous couvert d'une gestion « raisonnée » des espaces verts, laisse ces herbes se développer sans contrôle. Pire : elle rejette la responsabilité sur les maîtres, les enjoignant à « faire attention », comme si nous pouvions éviter chaque mètre carré d’herbe lors d’une promenade. Comme si, en ville, il était acceptable de craindre pour la vie de son chien à chaque sortie.

Non, cela ne relève pas uniquement de la vigilance individuelle. Il s'agit d'une question de santé publique, de bien-être animal, et de responsabilité partagée. Cela fait plusieurs années que ce problème est signalé, ignoré, laissé de côté. Les chiens continuent d'en être les principales victimes. Les maîtres continuent de payer, au sens propre comme au figuré.

Nous demandons aujourd’hui à la Ville de Lyon :

- Une véritable écoute des citoyens et des vétérinaires qui alertent depuis trop longtemps dans le vide et une prise de conscience réelle du danger que représentent les épillets ;
- Un plan d'action clair : fauchage régulier dans les zones sensibles et entretien plus rigoureux des espaces publics.

Nos chiens ne sont pas des variables d’ajustement dans une politique verte mal appliquée. La biodiversité et la préservation de la nature sont des objectifs nobles, mais ils ne doivent pas se faire au détriment de la sécurité de nos animaux.

Il est temps que la Ville de Lyon assume ses responsabilités. Parce qu’un chien ne devrait jamais mourir pour une balade dans notre Ville.

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Les décisionnaires

Grégory Doucet
Maire de Lyon

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