
La Baronne Haussmann version Wish quitte enfin le trône. Anne Hidalgo, symptôme d’un pouvoir déconnecté, annonçait il y a quatre mois qu’elle ne briguerait pas un nouveau mandat. Une décision soi-disant personnelle, mais que tout, absolument tout, désigne comme une retraite stratégique. Elle a vu venir la réforme. Elle a flairé la fin de son règne. Alors elle a préféré partir en avance, discrètement, pour éviter d’avoir à affronter ce que les urnes lui auraient crié au visage.
Le 9 avril, l’Assemblée nationale a adopté la réforme du mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille. Ce n’est pas encore le suffrage direct du maire — mais c’est déjà une rupture salutaire avec des décennies d’opacité organisée. Un retour nécessaire à la clarté démocratique. Et comme par magie, Hidalgo avait déjà annoncé son retrait. Elle avait senti le sol se dérober sous ses pieds. Car sans l’ancien système, sans les jeux d’appareil et les petits arrangements d’alcôve, elle n’avait plus aucune chance. À peine 1 % aux présidentielles : le score de l’humiliation, l’aveu brutal d’un rejet total.
Jusqu’ici, les Parisiens étaient condamnés à la subir. Non par choix, mais par la perversité d’un système électoral tordu. Un système bancal où une minorité suffisait à prendre le pouvoir, grâce à des alliances de couloir, à la surreprésentation caricaturale de certains arrondissements et à la fragmentation méthodique du vote.
Et le résultat ? Un désastre.
Paris s’est effondrée. Esthétique, sécurité, finances, propreté, circulation : tout a été sacrifié sur l’autel de la médiocrité abyssale d’Hidalgo et de sa centaine de sbires, plus préoccupés par les pistes cyclables en double-sens que par le quotidien des Parisiens. La ville lumière s’est transformée en cloaque grandiose, où les ordures s’amoncellent sans honte, jusque sous les arches de la Tour Eiffel — symbole profané d’une capitale déchue. L’insécurité explose, les agressions se banalisent. Les voitures sont piégées pendant que la mairie parade avec des plans de circulation illisibles, absurdes, kafkaïens. Et que dire du fiasco de la Seine « baignable » ? Un projet délirant à un milliard d’euros, vendu comme une fierté olympique, déjà tombé dans l’oubli. Les finances de la ville sont en lambeaux, la dette s’envole, la taxe foncière explose.
Hidalgo s’en va, mais ses héritiers sont là. Les clones sont prêts. Ils avancent masqués, mais leur projet est limpide : prolonger la ruine, reconduire les mêmes dépenses inutiles, la même gestion calamiteuse, la même fuite en avant idéologique.
Rien n’est encore acquis. Le Sénat doit encore se prononcer le 3 juin. Ce vote sera décisif. Il dira si Paris appartient encore aux Parisiens.
Et à vous tous qui avez signé, partagé, soutenu : merci. Cette pétition n’a peut-être pas été la plus visible, ni la plus virale, mais elle a eu des échos. À son lancement, elle a suscité quelques articles de presse. Certains ont même affirmé qu’elle était remontée jusqu’au gouvernement. Alors oui, même dans le silence apparent, nous aimons penser que vous avez tous joué un rôle dans ce combat.
Merci à tous les contributeurs. Merci aux amoureux de Paris.
Quant à toi, Hidalgo, si tu nous lis… tu trouveras sans doute une sinécure quelque part, au sein de quelque structure généreusement subventionnée.
Mais l’Histoire, elle, ne subventionne pas l’oubli.
Elle ne t’accordera qu’un souffle — celui de ta médiocrité, flottant un instant dans le vent… avant de se dissiper dans l'oubli.
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