Tribune d'indignation contre La Tribune pro-corrida des 40 personnalités Françaises

Le problème

« La voix de 40 personnalités françaises notoires vaut-elle davantage que la voix de 52 000 000 de français ? »

Cette tribune s’adresse aux 40 personnalités s’étant élevées contre la proposition de loi LREM visant à interdire la corrida aux mineurs de moins de 16 ans (tribune parue dans le figaro le 17 octobre dernier). Nous simples étudiants en droit, indignés, avons voulu nous exprimer sur le sujet. 

Vous femmes et hommes de lettres, d’arts et de culture ? Exprimer cela, c’est avancer une légitimité que tout citoyen lambda n’aurait pas. Cette caste que vous représentez est-elle plus légitime à s’exprimer sur le sujet de la corrida que tout français ayant une opinion en la matière ?

L’institut Française d’opinion publique (l’IFOP) a, en mai 2018, réalisé une étude concernant le rapport de la population Française à la Corrida. Il en ressort que 78% des Français seraient en faveur d’une interdiction, pour les mineurs de moins de 16 ans,  d’assister à des corridas avec mise à mort des Taureaux. 

Vous soulignez l’intérêt porté par les auteurs que sont Cocteau, Picasso, Hemingway ou Francis Bacon pour la corrida. Ces auteurs, aussi illustres qu’ils furent, appartenaient au temps d’hier. Ce même temps qui -permettez nous de vous le rappeler-, concevait la peine capitale. Avant-hier, Montesquieu et Jean-Jacques Rousseau défendait cette même peine. L’intérêt porté pour un sujet par des grands de ce monde ne légitime pas pour autant le sujet en question. 

Interdire la corrida aux mineurs n’en revient pas à nier leur intelligence, bien au contraire. Ce n’est pas non plus omettre qu’ils sont en parfaite capacité de comprendre et d’appréhender la complexité du Monde Contemporain. Art ou pas art, là ne se situe pas la question. L’ère est à l’hyper-sensibilisation, qu’on le veuille ou non. Un mineur de moins de 16 ans, nous le savons, vous le savez, fait l’objet de restrictions audiovisuelles. De la sorte, comment expliquer que ce même mineur puisse assister à cette scène de violence que représente la corrida ? Loin de là notre volonté de s’ériger en juge de l’hyper-moralisation. Nous défendons simplement une mesure qui, est portée par un protectionnisme raisonné du mineur. 

Demos Kratos, voilà l’étymologie du mot démocratie. La démocratie, à laquelle nous sommes tant attachés, c’est le pouvoir du peuple. Aujourd’hui, le peuple est plus divisé que jamais et les questions sur lesquelles il s’accorde sont peu nombreuses. Ne serait-ce pas le bon choix que de suivre celui du peuple ? Là serait une belle preuve de la subsistance de la démocratie Française. 

Quoiqu’il en soit, pour reprendre les mots d’Émile Zola, « La corrida, ni un art, ni une culture ; mais la torture d'une victime désignée ».

Alexis RIVASSEAU et Yann CARAT, 

Étudiants en troisième année de Licence de Droit à L’université de La Rochelle. 

Cette pétition avait 968 signataires

Le problème

« La voix de 40 personnalités françaises notoires vaut-elle davantage que la voix de 52 000 000 de français ? »

Cette tribune s’adresse aux 40 personnalités s’étant élevées contre la proposition de loi LREM visant à interdire la corrida aux mineurs de moins de 16 ans (tribune parue dans le figaro le 17 octobre dernier). Nous simples étudiants en droit, indignés, avons voulu nous exprimer sur le sujet. 

Vous femmes et hommes de lettres, d’arts et de culture ? Exprimer cela, c’est avancer une légitimité que tout citoyen lambda n’aurait pas. Cette caste que vous représentez est-elle plus légitime à s’exprimer sur le sujet de la corrida que tout français ayant une opinion en la matière ?

L’institut Française d’opinion publique (l’IFOP) a, en mai 2018, réalisé une étude concernant le rapport de la population Française à la Corrida. Il en ressort que 78% des Français seraient en faveur d’une interdiction, pour les mineurs de moins de 16 ans,  d’assister à des corridas avec mise à mort des Taureaux. 

Vous soulignez l’intérêt porté par les auteurs que sont Cocteau, Picasso, Hemingway ou Francis Bacon pour la corrida. Ces auteurs, aussi illustres qu’ils furent, appartenaient au temps d’hier. Ce même temps qui -permettez nous de vous le rappeler-, concevait la peine capitale. Avant-hier, Montesquieu et Jean-Jacques Rousseau défendait cette même peine. L’intérêt porté pour un sujet par des grands de ce monde ne légitime pas pour autant le sujet en question. 

Interdire la corrida aux mineurs n’en revient pas à nier leur intelligence, bien au contraire. Ce n’est pas non plus omettre qu’ils sont en parfaite capacité de comprendre et d’appréhender la complexité du Monde Contemporain. Art ou pas art, là ne se situe pas la question. L’ère est à l’hyper-sensibilisation, qu’on le veuille ou non. Un mineur de moins de 16 ans, nous le savons, vous le savez, fait l’objet de restrictions audiovisuelles. De la sorte, comment expliquer que ce même mineur puisse assister à cette scène de violence que représente la corrida ? Loin de là notre volonté de s’ériger en juge de l’hyper-moralisation. Nous défendons simplement une mesure qui, est portée par un protectionnisme raisonné du mineur. 

Demos Kratos, voilà l’étymologie du mot démocratie. La démocratie, à laquelle nous sommes tant attachés, c’est le pouvoir du peuple. Aujourd’hui, le peuple est plus divisé que jamais et les questions sur lesquelles il s’accorde sont peu nombreuses. Ne serait-ce pas le bon choix que de suivre celui du peuple ? Là serait une belle preuve de la subsistance de la démocratie Française. 

Quoiqu’il en soit, pour reprendre les mots d’Émile Zola, « La corrida, ni un art, ni une culture ; mais la torture d'une victime désignée ».

Alexis RIVASSEAU et Yann CARAT, 

Étudiants en troisième année de Licence de Droit à L’université de La Rochelle. 

Les décisionnaires

à l'intention des 40 signataires de la tribune pro-corrida publiée le 17 octobre 2019
à l'intention des 40 signataires de la tribune pro-corrida publiée le 17 octobre 2019

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Pétition lancée le 24 octobre 2019