
Extrait du Parisien (voir lien ci dessous)
Les compagnies aériennes françaises subissent aussi une forme de concurrence déloyale de compagnies étrangères. Les compagnies du Golfe, par exemple, « ont bénéficié des aides de leur Etat pendant de nombreuses années et continuent à en bénéficier », insiste Christophe Malloggi.
Si ni XL Airways ou Aigle Azur n'a réellement été victime des compagnies du Golfe, la première a surtout souffert de la concurrence déloyale d'autres compagnies low cost européennes. « La compagnie, sans actionnaire durable depuis dix ans, s'est retrouvée face à Norwegian ou Level, qui se sont installées en France, à Orly, pour ouvrir des lignes vers La Réunion ou les Antilles françaises », explique Alain Battisti. « Or Norwegian est totalement surendettée, et soutenue à bout de bras par un fonds souverain - c'est-à-dire par la volonté d'un Etat, qui accepte une faillite permanente - et permet à la compagnie de vivre avec des prix cassés. »
Sans compter le dumping social. « L'Etat sait se protéger aux douanes, aux frontières, quand il importe des produits industriels ou des services. Mais sur ce qui est transport aérien, on ne sait pas protéger les pavillons français », déplore Christophe Malloggi, pointant une « absence manifeste de vision stratégique » des autorités françaises. « Le gouvernement connaît la richesse qu'apporte le transport aérien, notamment en termes de création d'emplois directs et indirects. C'est une valeur inestimable pour notre pays », défend-il.