

Bonjour à toutes et à tous,
Pour m'enquérir de la situation du centre hospitalier du Centre Bretagne, j'ai été invité (merci à eux) à rencontrer les membres du collectif de défense de l'hôpital ainsi que madame Aleman Trévidic, la présidente de la commission médicale, ce jeudi 6 janvier 2022.
Si pour ces derniers, l'hôpital public de Pontivy-Loudéac n'est, pour le moment, pas appelé à disparaître, sa fragilité atteint aujourd'hui un paroxysme tel que certains services sont, eux, menacés.
En fait, les instances régionales (ARS) remettraient aujourd'hui en cause l'existence même du 8e secteur sanitaire (centre Bretagne) et souhaiterait que l'hôpital de Pontivy-Loudéac se repose davantage sur celui de Lorient concernant certaines spécialités. Dans un but d'équilibre et de rentabilité financière. Ce qui veut quand même dire que certains patients, en fonction de leur pathologie, seraient alors obligés de se rendre à Lorient pour se soigner.
Le collectif et les syndicats craignent ainsi que l'établissement perde de son autonomie. Et qu'à terme, bien des services soient transférés sur Lorient.
Déjà en proie à un manque criant de personnel (1), le collectif estime que, par sa politique (stratégie ?), l'Agence régionale de Santé ne fait rien pour que la proximité des soins soit une priorité pour demain. Seule la question financière est essentielle (il faut faire des économies). Comme dit le dicton : quand on veut se séparer de son chien, on dit qu'il a la rage...
La situation dans les Ehpads (gérés par l'hôpital) qui doivent aussi faire face à un manque cruel de moyens (manque de soignants notamment) a aussi de quoi nous alerter pour que nos aînés soient correctement pris en charge à l'avenir sur notre territoire.
Demain, je porterai vos 46 000 et quelques voix auprès du directeur de l'ARS à Rennes. Avec la ferme intention de lui faire prendre conscience que cette mobilisation doit être prise en compte dans les choix de demain.
Parce que nous sommes là aujourd'hui mais s'il le faut (et je compte sur vous), nous serons encore là demain pour défendre notre hôpital public afin que tout le monde puisse avoir accès aux soins, sans distinction sociale et géographique.
Encore merci à vous.
Gilles Queffélec
(1) Situation géographique peu attractive pour les médecins ; une fonction hospitalière publique qui n'attire plus non plus et la loi Rist qui plafonne les salaires des intérimaires auxquels l'hôpital fait de plus en plus appel pour palier aux remplacements et autres.