Vérité et justice pour les victimes du massacre de Thiaroye : exhumez les corps


Vérité et justice pour les victimes du massacre de Thiaroye : exhumez les corps
Le problème
Le 1er décembre 1944, à la caserne de Thiaroye au Sénégal, des hommes ex-prisonniers de guerre qui avaient osé réclamer le paiement de leur solde de captivité, ont été rassemblés sur ordre des officiers. Sans défense, ils ont été exécutés par des tirs d'automitrailleuses. 34 rescapés ont été condamnés dont certains lourdement pour une imaginaire rébellion armée.
Trois-quart de siècle plus tard, malgré l'obstruction à la manifestation de la vérité sur un crime commis, le mensonge d’État a fini par se fissurer avec la reconnaissance, en 2014, de la spoliation des sommes dues.
Tout récemment, par l'entremise du rapport du député Philippe Michel-Kleisbauer, la Direction des Patrimoines de la Mémoire et des Archives (DPMA) du ministère des Armées a mentionné la présence de trois fosses communes sous les tombes du cimetière militaire de Thiaroye. Par un accord entre la France et le Sénégal en 2014, il est redevenu un cimetière militaire français. Le 30 novembre 2014, le président Hollande, devant les tombes du cimetière, a pourtant annoncé que l'endroit des sépultures demeurait mystérieux.
Des archives permettent donc d'en savoir plus sur ce massacre prémédité mais elles ne sont toujours pas consultables.
Toutes les victimes n'ont pas pu être acheminées au cimetière et des fosses communes sont également repérables à l'endroit même du massacre. Des dalles de béton les ont recouvertes afin d'éviter que les familles ne viennent chercher les corps.
Nous demandons au président de la République, à la ministre des Armées et au ministre de l'Europe et des Affaires étrangères d'engager sans délai les procédures nécessaires pour l'exhumation de tous les corps afin que les victimes puissent enfin avoir une sépulture digne comme le dicte la religion musulmane et, qu'avec la liste des victimes, ces hommes venus se battre pour la France puissent être nommés.
S'il est dénombré plus de 35 corps, par cet élément nouveau, le Garde des Sceaux pourra alors saisir la commission de la Cour de Cassation pour faire aboutir le procès en révision à titre posthume et décharger la mémoire des morts.
Le problème
Le 1er décembre 1944, à la caserne de Thiaroye au Sénégal, des hommes ex-prisonniers de guerre qui avaient osé réclamer le paiement de leur solde de captivité, ont été rassemblés sur ordre des officiers. Sans défense, ils ont été exécutés par des tirs d'automitrailleuses. 34 rescapés ont été condamnés dont certains lourdement pour une imaginaire rébellion armée.
Trois-quart de siècle plus tard, malgré l'obstruction à la manifestation de la vérité sur un crime commis, le mensonge d’État a fini par se fissurer avec la reconnaissance, en 2014, de la spoliation des sommes dues.
Tout récemment, par l'entremise du rapport du député Philippe Michel-Kleisbauer, la Direction des Patrimoines de la Mémoire et des Archives (DPMA) du ministère des Armées a mentionné la présence de trois fosses communes sous les tombes du cimetière militaire de Thiaroye. Par un accord entre la France et le Sénégal en 2014, il est redevenu un cimetière militaire français. Le 30 novembre 2014, le président Hollande, devant les tombes du cimetière, a pourtant annoncé que l'endroit des sépultures demeurait mystérieux.
Des archives permettent donc d'en savoir plus sur ce massacre prémédité mais elles ne sont toujours pas consultables.
Toutes les victimes n'ont pas pu être acheminées au cimetière et des fosses communes sont également repérables à l'endroit même du massacre. Des dalles de béton les ont recouvertes afin d'éviter que les familles ne viennent chercher les corps.
Nous demandons au président de la République, à la ministre des Armées et au ministre de l'Europe et des Affaires étrangères d'engager sans délai les procédures nécessaires pour l'exhumation de tous les corps afin que les victimes puissent enfin avoir une sépulture digne comme le dicte la religion musulmane et, qu'avec la liste des victimes, ces hommes venus se battre pour la France puissent être nommés.
S'il est dénombré plus de 35 corps, par cet élément nouveau, le Garde des Sceaux pourra alors saisir la commission de la Cour de Cassation pour faire aboutir le procès en révision à titre posthume et décharger la mémoire des morts.
Pétition fermée
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Les décisionnaires
Pétition lancée le 21 novembre 2020