Обновление к петицииUrgence : Incluons le Cannabis Médical dans le PLFSS 2024Cannabis thérapeutique autorisé par le PLFSS 2024 ? Un appel transpartisan
patient IMPATIENTФранция
13 окт. 2023 г.


 
Paris, le jeudi 12 octobre 2023 – Dans une tribune publiée dans Libération, un collectif d’élus de tous horizons et de scientifiques appelle le gouvernement à inclure l’autorisation de l’usage du cannabis médical dans le projet de loi de financement de sécurité sociale (PLFSS) 2024.

« Alors que l’expérimentation du cannabis médical en France est entrée dans sa troisième année, nous nous trouvons à un tournant décisif », affirment les auteurs d’une tribune publiée le 10 octobre dans Libération. Un texte, il faut le souligner, signé par des parlementaires et des élus de gauche, du centre et de droite. Ils sont rejoints par deux scientifiques, René Maarek, pharmacien addictologue, et le Dr Nicolas Authier.

« Une nécessité éthique et clinique »
Les auteurs de la tribune regrettent principalement que le PLFSS 2024 n’aborde à aucun moment la question du cannabis médical, alors que l’expérimentation française, lancée en 2021, a démontré « à la fois la capacité des professionnels de santé à prescrire et à dispenser ce type de médicaments, une sécurité d’emploi rassurante concernant les effets indésirables, ainsi qu’une amélioration de la qualité de vie d’un nombre significatif de patients jusque-là peu ou pas soulagés ».

Ils en appellent donc à généraliser l’usage médical du cannabis en France dès l’année prochaine et à reconnaître le droit d’accès à ces traitements pour les patients en « impasse thérapeutique », expliquant que cela représente une « véritable nécessité éthique et clinique ». Surtout, ils soulignent l’importance de « ne pas confondre la légalisation du cannabis médical, où il est question de patients et de médicaments, avec le débat autour du cannabis récréatif ».

La légalisation du cannabis médical, un « cheval de Troie » pour le cannabis récréatif ?
Il faut dire qu’en France, particulièrement, ce débat est houleux. Le ministre de l’Intérieur a fait de la lutte contre le trafic de drogue et sa consommation son cheval de bataille, et les sociétés savantes françaises — les Académies nationales de pharmacie et de médecine en particulier — restent dubitatives sur l’intérêt médical du cannabis.

« On a peu d’études valides et ce dont on dispose montre une efficacité faible à très faible », explique ainsi à nos confrères du Monde le Pr Jean-Claude Alvarez, pharmacologue et membre des deux Académies. « Ne soyons pas naïfs : légaliser le cannabis dit “thérapeutique” mène quasiment toujours à une légalisation, peu après, du cannabis dit “récréatif” ! C’est un cheval de Troie », poursuit-il.

Une affirmation qu’il faut nuancer, car si certains États — comme le Colorado, la Californie et le Canada — ont certes totalement autorisé le recours au cannabis après avoir permis un usage thérapeutique, ce n’est pas le cas d’Israël, où les patients peuvent se voir prescrire du cannabis depuis 2006, sans que la consommation à titre récréatif soit aujourd’hui dépénalisée.

« Ne pas généraliser l’accès au cannabis médical en 2024 serait une trahison »
Surtout, les auteurs de la tribune insistent sur les effets positifs du cannabis médical, « susceptibles de soulager des douleurs que les traitements classiques ne parviennent pas à atténuer », soutenant, à l’appui de leurs affirmations, les résultats positifs de l’expérimentation menée en France depuis deux ans. « Ne pas généraliser l’accès au cannabis médical en 2024 serait une trahison pour ceux qui souffrent, notamment de cancer, d’épilepsie, de sclérose en plaques ou d’autres douleurs chroniques », poursuivent-ils.

Un nouveau report de la généralisation du cannabis médical aurait des effets délétères pour environ les 2000 patients qui participent actuellement à l’expérimentation, entraînant des « interruptions de traitement », ajoutent-ils. Ils rappellent encore que l’autorisation du cannabis médical aurait également des retombées économiques plus que positives en France, alors que de très nombreuses entreprises n’attendent que le « feu vert » du gouvernement pour lever des fonds et se lancer dans l'aventure.

Enfin, les auteurs de la tribune indiquent que la généralisation du cannabis médical éviterait aux patients de s’approvisionner sur le marché noir, où la qualité et la sécurité des produits ne sont jamais assurées. Ils exhortent donc le gouvernement et les parlementaires à « soutenir l’inclusion du cannabis médical dans le PLFSS et, ainsi, à prioriser la santé publique et à améliorer la qualité et l’efficacité des soins de santé en France ».

Raphaël Lichten

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