Ziad Medoukh, professeur de français à l'université de Gaza, nous montre avec ses étudiants et les membres de l'équipe "Gaza la Vie" comment l’occupant israélien a clairement visé la famine comme objectif pour les habitants de la bande de Gaza, pendant ces 11 jours de bombardement.
"Les bombardements ont visé le port, les stations piscicoles, les fermes apicoles, les terres paysannes et leurs systèmes d’irrigation d’eau de pluie, l’élevage ovin, les plantations d’arbres fruitiers, les coopératives agricoles, le stockage des produits de la terre, de même que ces usines de transformation et de distribution.
Cette stratégie de la famine déployée par l’armée israélienne avait pour objectif d’affaiblir la capacité des Palestiniens de Gaza à résister contre cette offensive, qui a de graves conséquences dans tous les secteurs stratégiques de première nécessité au cœur de la population civile. Cependant, par sa résilience, toute la population Gaza n’a jamais cédé, quitte à mourir de faim.
Les pertes concernent des dommages directs qui comprennent les actifs du secteur de la production agricole, de l’eau, de la production animale, de la pisciculture et du secteur d’installations et machines agricoles.
Sans compter la diminution du PIB due à l’arrêt de la production pendant l’agression, le paiement des salaires des travailleurs pendant la période de cessation d’emploi, et l’impact sur l’emploi et le taux de chômage.
Le préjudice économique de ces secteurs de première nécessité dépasse les 120 millions d’euros selon le ministère palestinien de l’Agriculture."
Plus que jamais pour les citoyens de conscience du monde entier, il s'agit de répondre par un boycott sans faille des entreprises qui tirent profit de la colonisation, de l'apartheid et de l'occupation: HP, Puma, Teva, Mehadrin. Dans tous les domaines économiques, mais aussi culturel, universitaire, sportif, le boycott est la réponse de la société civile à la lâcheté de nos gouvernements. Palestine résiste, Palestine existe. #OpenGaza